La release party du premier album de The Spectors

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Ce mercredi 25 mars 2015 sera à marquer d’une pierre blanche pour The Spectors qui sont venus très officiellement présenter leur premier album, “Light Stays Close”, au Club de l’Ancienne Belgique devant un parterre de privilégiés. Un endroit qu’ils connaissent bien pour y avoir notamment joué en première partie de Cults voici un peu plus d’un an. Mais ce soir, en tant que tête d’affiche, ils ont confié la mission d’introduction à un nouveau groupe issu du nord du pays, Newmoon, qui allait raviver nos souvenirs dreampop shoegaze. Grands amateurs de feedbacks, les cinq lascars (dont un bassiste particulièrement imposant) vont s’en donner à cœur joie dans un environnement sombre et musclé.

La voix atmosphérique du chanteur guitariste se retrouve ainsi noyée dans un déluge de décibels qui renvoie à Slowdive ou aux deux premiers mini albums de Merchandise. Mais curieusement, un certain équilibre permet de maintenir le navire à flot malgré un volume qui flirte en permanence avec les limites autorisées.

Ce revival shoegaze allait connaître un prolongement pendant la pause. Ride, Ned’s Atomic Dustbin, Lush, on était de nouveau catapultés au début des années 90 lorsqu’il était de bon ton de se concentrer sur sa pédale à effets. Une période qui a également influencé les Brugeois de The Spectors, même si des touches mélodieuses rendent leurs compositions plus digestes et moins répétitives. C’est en tout cas ce qui se dégage de “Light Stays Close”, leur premier album sorti au tout début du mois de mars et produit par Chris Urbanowicz, l’ex-guitariste d’Editors.

Un album qui sera bien évidemment mis à l’honneur ce soir et dont le premier extrait sera “Green Eyed Monster”. Un choix judicieux grâce notamment à une longue intro travaillée qui va permettre aux cinq musiciens de se mettre en place. Marieke Hutsebaut, la chanteuse bassiste, a particulièrement soigné son look pour l’occasion. Elle arbore en effet un élégant tailleur blanc qui complémente parfaitement sa coiffure lisse soignée.

À sa droite, la claviériste et seconde voix Hannah Vandenbussche va complémenter “Flakey” avant de prendre la main sur la plage titulaire de l’album. Deux titres dont les harmonies vocales font penser à Veronica Falls ou aux Dum Dum Girls. Le souci, c’est que sa voix ne semble pas tout à fait à la hauteur. Heureusement, la suite sera nettement plus digeste, à commencer par l’excellent “Like Sand” à l’impeccable ligne de basse et aux deux voix complémentaires.

La batteuse Stefanie Mannaerts assure avec brio l’indispensable rythmique alors que les deux guitaristes, disposés de part et d’autre de la scène, décochent des riffs eighties essentiels au son de The Spectors. Mais pas seulement car la voix de Maxiem Charlier sera primordiale sur “Going Down”, un des deux extraits du premier EP du groupe à être interprété ce soir.

On l’a dit, il s’agit d’une release party et, parmi les spectateurs, des amis et des membres de la famille ont été conviés à la fête, à l’instar de la grand-mère de la chanteuse qui lui dédiera “Wrong”. L’atypique “Wish Me Away”, en deux parties bien distinctes, indiquera, s’il fallait encore le démontrer, que l’on est en présence d’un groupe qui maîtrise son sujet. Et que dire du final “One-Eighty”, poppy juste ce qu’il faut et ponctué d’une touche crescendo nerveuse qui marquera déjà la fin du set principal.

Même si le groupe reviendra rapidement sur scène, ce ne sera que pour deux titres supplémentaires dont le single de l’année dernière, “Nico”, à la fougue intacte. “Ariel” bouclera la soirée qui se sera, à peu de choses près, strictement limitée à son intitulé. On aurait peut-être préféré davantage d’audace ou de folie, mais n’oublions pas qu’il ne s’agit que du début de l’aventure. Le 4 avril, aux Pias Nites, on verra très certainement un groupe plus libéré.

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