Arena : 20th Anniversary Tour ”The Unquiet Sky”

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Encore une belle soirée prog en perspective comme le dit si bien notre cher Francis, car Arena au même titre qu’IQ ou Pendragon, fait partie des pierres angulaires du néo-progressif anglais. C’est aussi une chance pour votre serviteur de se rattraper, car il a manqué les deux derniers passages du groupe lors des tournées du “Pepper’s Ghost” et de “The seven degree of separation”. Grave erreur de ma part, moi qui suit toujours aux concerts d’IQ et de Pendragon ! Il me fallait donc corriger cette faute inadmissible pour le chroniqueur que je suis. Ne prenant pas la route trop tard, j’arrive au 66 vers 20h30, ce qui me laisse le temps d’acheter le dernier album “The Unquiet Sky” actuellement disponible sur la tournée du groupe. C’est ensuite le moment tant important de se placer en bonne position devant la scène, ce que je fais sans trop d’encombre. Retrouvant mes camarades du progressif, je me place finalement au deuxième rang devant le pied de micro de Paul Manzi. Petite discussion sur le récent concert de Neal Morse et celui de Steven Wilson au Trix d’Anvers, puis l’un des roadies donne le signal avec sa lampe de poche. Démarrage des hostilités à 21h30 précise avec une ambiance atmosphérique, qui lance les images sur le grand écran, présentant les protagonistes ainsi que la pochette du dernier album.

Concernant le line-up et si l’on retrouve deux membres fondateurs, le reste de l’équipe se compose de l’incontournable John Mitchell guitariste présent depuis 1998, de Paul Manzi au chant (ex-Oliver Wakeman Band) présent depuis l’enregistrement des deux derniers albums. Enfin parlons de Kylan Amos (basse) qui remplace depuis juillet 2014 le bien connu John Jowitt ayant travaillé au sein d’IQ et de Jadis. Je reviens quelques instants sur nos deux membres fondateurs Mike Pointer à la batterie (ex-Marillion) et Clive Nolan aux claviers (Pendragon, Caamora…) tous deux présents depuis les débuts en 1995. Raison pour laquelle ils fêtent leur 20ième anniversaire de carrière.

Une bien belle équipe qui dès son entrée sur scène, nous envoie une première composition “The demon strikes” du dernier opus, avant de continuer par “Rapture” une chanson du précédent album. L’ambiance est lancée et le public présent semble ravi d’être là, pour accompagner une pièce maitresse du néo-prog anglais.

C’est ensuite un retour dans le passé que l’auditoire va vivre, avec des compositions issues de plus anciens albums. En effet, “The visitor” et “Immortal ?” respectivement sortis en 1998 et 2000, profitent d’une cure de jouvence pour le plus grand bonheur des spectateurs. A ce stade et si l’on perçoit quelques petites erreurs de John Mitchell (rassurez-vous, il se reprend par la suite), les protagonistes sont parfaitement dans leur sujet, en nous offrant un rock progressif à la fois mélodique et efficace. Retour sur le dernier album puis, c’est “Contagion” de 2002 et “Pepper’s Ghost” de 2005 qui sont mis en valeur à travers plusieurs compositions comme “Bedlam Fayre”, “City of lanterns” ou “Salamander”.

Le mélange judicieux entre compositions anciennes et plus récentes, fait parfaitement le bonheur du public puisqu’il bénéficie à la fois, de moments plus mélodiques et aériens, et de moments plus hargneux. Une manière intelligente de proposer un travail complexe aux claviers et surtout, de permettre à John de moduler le son de sa guitare en passant du heavy au gilmourdien. Finalement chaque protagoniste nous offre ces deux facettes dans un show de près de 2 heures, comprenant bien sûr un rappel de deux morceaux. Un concert qui me permet de redécouvrir ce groupe que je n’avais plus vu depuis 2004 je pense. Mon erreur est donc corrigée et je vous jure que cela ne m’arrivera plus ! Chaque concert d’Arena est effectivement une grande fête du prog.

Des moments forts, il y en a eu et pas des moindres, mais il fallait en garder certains en mémoire. Citons le magistral solo de guitare pour “Serenity” et la magnifique interprétation du célèbre “The hanging tree” ! Véritable monument du néo-progressif tel un hymne pour ce groupe, qui nous le présente une nouvelle fois pour notre plus grand plaisir. Le refrain sera bien sûr repris en cœur par toute l’assemblée présente.

Comme toujours, il me reste à passer en revue les troupes en présence sur scène, avec tout d’abord le dernier arrivé. Kylan Amos a manifestement travaillé dur et cela se voit, car il reprend sans peine le travail accompli par ses prédécesseurs John Jowitt et Ian Salmon. Jovial, souriant et dynamique, l’homme au chapeau et au gilet de costume assure sa fonction de bassiste, et épaule comme il se doit son comparse de la section rythmique. Parlons-en de son acolyte, Mike Pointer du haut de ses 58 ans assure lui-aussi avec un jeu précis et efficace. Tel un métronome, Mike gère ses fûts et ses cuivres à la fois avec justesse et puissance. Notre frontman Paul Manzi reprend comme il faut la place laissé par Rob Sowden. Bien sûr la ressemblance physique est indéniable (surtout la chevelure), mais les capacités vocales et le jeu de scène sont eux-aussi semblables aux précédent chanteur. Que dire du grand Clive Nolan claviériste, compositeur, producteur et travailleur acharné, qui est finalement égal à lui-même. Jouant ou plutôt jonglant avec son portique tournant, il multiplie les passages enjoués aux claviers et au piano. Véritable génie de sa génération, il est partout à la fois et malgré tout, il reste humble en toutes circonstances. Enfin et si John Mitchell a semble-t-il eu quelques difficultés au début (à mettre peut-être sur le compte du stress de bien faire ou d’une fatigue passagère), il s’est bel et bien rattrapé par la suite. Le guitariste s’est effectivement envolé dans les nuages, pour nous offrir de magnifiques solos dont il a le secret. Déridé et plus souriant à la fin du concert, l’homme s’est ouvert au public et lui a offert des moments de vrai bonheur !

J’ai parlé d’humilité, car les musiciens se sont prêtés avec simplicité à la séance de dédicaces et aux nombreuses conversations partagées avec les fans. Encore une preuve que de grands musiciens restent avant tout des hommes comme les autres. Merci messieurs et revenez-nous vite !

Set-list :
“The demon Strikes” (The Unquiet Sky, 2015), “Rapture” (The Seven Degree of separation, 2011), “Double vision” (The Visitor, 1998), “Crack in the ice” (The visitor), “Movidrome” (Immortal ?, 2000), “How did it come to this ?” (The Unquiet Sky), “Buterfly Man” (Immortal ?), “Salamander” (Contagion 2002), “Bedlam fayre” (Pepper’s Ghost, 2005), “Serenity” (The visitor), “The unquiet Sky” et “Traveller beware” du dernier album, “City of lanterns” (Contagion), “Riding the tide” (Contagion), “The hanging tree” (The visitor) et enfin “The tinder box” (The seven degree of separation).

Pour compulser le site du groupe :
Arena

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