Dour Festival 2015 (Jour 1) : c’est l’Doudour !

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D’un côté, la ville de Mons, Capitale Européenne de la Culture en 2015. De l’autre, le patelin de Dour, lieu incontournable de l’agenda des festivals. Un lien évident entre deux endroits séparés de quelques kilomètres à peine et raison suffisamment pertinente que pour ajouter cette année une journée au Dour Festival qui a officiellement débuté ce mercredi 15 juillet. Ceci dit, mis à part la présence d’Elio Di Rupo que l’on a croisé à l’espace presse, on cherche encore une connexion entre ce jour supplémentaire de concerts et la cité du Doudou. Les festivaliers, eux, ne s’encombrent pas de pareilles réflexions. Ils ne se sont d’ailleurs pas fait prier pour rejoindre la plaine de la machine à feu et se regrouper massivement devant la Last Arena, la seule scène en action ce soir.

Bracelet personnalisé au poignet, c’est avec Jungle (“from U fucking K”) que notre festival a démarré. Le collectif emmené par deux musiciens longtemps restés délibérément discrets sous les pseudos J et T a sorti son premier album l’an dernier et a d’emblée conquis les amateurs de soul en y injectant des sonorités disco modernes pour un résultat aussi dansant que langoureux.


Il est vrai que les deux gaillards se font accompagner sur scène par un redoutable backing band (incluant une choriste à la voix chaude et un percussionniste qui utilise par moments des bouteilles de coca suspendues en guise d’instrument). Dommage que le visuel lumineux autour de leur logo déployé lors de leur récent passage à Rock Werchter ait été délaissé en faveur d’une simple banderole représentant la pochette de l’album.

La suite allait mettre en scène un autre artiste avide d’anonymat. Mais Aaron Jerome, lui, va encore plus loin dans la démarche puisqu’il est parvenu à associer son projet SBTRKT au masque inca qu’il arbore pendant ses prestations. Si celui-ci doit être relativement inconfortable à porter, il n’empêche pas le roi soleil électro de tripoter assidument son clavier au centre de la scène. Les vocaux (signés Caroline Polacheck de Chairlift et Ezra Koenig de Vampire Weekend parmi d’autres) étant en effet préenregistrés sauf lorsque le grand black présent à sa gauche s’empare du micro.


Une prestation qui allait en tout cas parfaitement faire monter la température et introduire les stars de la soirée, les 2manydjs, attendus de pied ferme par les 38.000 spectateurs présents sur le site. Un nombre annoncé par le fraîchement retraité Jacques De Pierpont, toujours au poste pour présenter le festival et qui pourrait bien donner des idées aux organisateurs pour les futures éditions.


Toujours est-il que le DJ set concocté par les frères Dewaele sera à la hauteur de leur réputation, mélangeant allègrement les époques, les styles et les références. Sans oublier les clins d’œil de rigueur, notamment avec le “Julia” de Jungle. Ce n’est clairement pas de cette manière qu’ils risquent de remettre Soulwax sur les rails (le dernier album date de 2004) mais ils excellent tellement dans ce domaine qu’on ne les voit pas léguer leur couronne de sitôt. Le Dour Festival 2015 commence fort.

Photos © 2015 Olivier Bourgi

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