Girls Names au Bota : back to the 80’s

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C’est l’histoire d’une soirée qui aurait dû célébrer les dix ans du dynamique label londonien Tough Love au Botanique ce jeudi 22 octobre. Si la soirée a bien eu lieu, elle s’est toutefois vue amputer de deux des trois groupes prévus suite aux annulations cumulées d’Autobahn et d’Ulrika Spacek, laissant les seuls Girls Names à la barre du Witloof Bar. Le quatuor Nord-Irlandais vient de sortir “Arms Around A Vision”, un excellent quatrième album. Mais la qualité constante de leurs productions ne suffit malheureusement pas à drainer un public nombreux à leurs concerts. En résumé, une bonne cinquantaine de connaisseurs à peine avaient fait le déplacement jusqu’au Bota alors qu’ils jouent à guichets fermés dans leur pays natal.

Ceci dit, cela n’a pas empêché le groupe emmené par Cathal Cully, le chanteur qui arbore ce soir une chevelure peroxydée pas trop en adéquation avec le style musical présenté, de faire le boulot. Pince-sans-rire à l’instar de ses compères, il pose sa voix semi ténébreuse sur des compositions aux atmosphères sombres contrebalancées toutefois par un goût prononcé pour les mélodies. Ainsi, “Reticence”, le titre d’intro, va directement planter le décor. Si sur disque, les intonations font penser à celles de Michael Hutchence (INXS), il en est tout autrement sur scène.

D’un point de vue musical, on se retrouve en plein revival 80s, surtout lorsque le leader troque sa guitare contre un synthé Roland (“Desire Oscillations”, “Exploit Me”). Ceci dit, n’imaginez pas un instant un retour vers la période des nouveaux romantiques car des riffs de guitares cinglants et une basse hypnotique renvoient à une période bien plus glaciale (“Malaga”, “A Hunger Artist”) même si une judicieuse respiration un rien poppy permet d’atténuer la tension. Du Joy Division sous euphorisant, en quelque sorte.

C’est en tout cas la ligne directrice d’un nouvel album qu’ils vont jouer dans sa quasi intégralité. Seul le très gothique “Hypnotic Regression” (en fermant les yeux, on pense indéniablement à The Cure) sera emprunté dans leur (récent) back catalogue alors qu’un single isolé, “Zero Tryptich”, va mettre en avant d’intenses parties instrumentales et un final explosif. Le tout se terminera avec un “I Was You” très cold wave, limite flippant, convenant à merveille à leurs visages sans expression.

Restera un rappel hyper intense qui ponctuera une soirée destinée aux adeptes des soirées new wave mais pas seulement. À l’heure où des groupes comme Eagulls, Merchandise ou Beach Fossils commencent à se faire un nom, Girls Names pourraient très bien être leurs fers de lance. Bref, les absents ont eu tort…

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