Factor Hate, Gang, Max Pie et Dygitals au Divan du Monde de Paris

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Le 13 février dernier, nos compatriotes de Max Pie joignaient leurs forces à celles des gangs hexagonaux Factor Hate, Gang et Dygitals pour enflammer les planches du célèbre ‘Divan du Monde’ parisien. Alain Boucly, notre ‘espion’ local, nous en dit plus sur cette sombre affaire. L’affiche proposée au public parisien en ce samedi pluvieux est majoritairement dédiée aux groupes français, avec Factor Hate, Gang et Dygitals, auxquels s’ajoutent les Max Pie venus de Belgique.


La fosse est encore clairsemée lorsque Factor Hate investi la scène pour envoyer son hard rock old school. Le concept très théâtral n’est pas sans rappeler Alice Cooper, avec des influences visuelles très marquées. On y retrouve la camisole de force, l’infirmière en tenue de circonstance et divers accessoires qui agrément le show.
Côté musique, les compositions s’avèrent efficaces, bien emmenées par la voix rauque de The Watcher, impérial dans son rôle de frontman.
Ce groupe originaire d’Ile de France, a démontré potentiel intéressant, qu’il pourra développer avec un temps de jeu plus conséquent.


Le potentiel de Gang est reconnu depuis de nombreuses années, y compris en dehors de nos frontières. Les dates s’enchainent pour fêter le 25ème anniversaire du combo champenois, avec notamment des passages remarqués en Grèce et au Royaume Uni.
Tout de suite, le ton est donné avec un heavy metal digne des meilleures années de la NWOBHM (New Wave Of British Heavy Metal). Fidèles représentants de cette époque bénie des 80’s, Gang envoie la sauce sans se poser de questions, maitrisant parfaitement son sujet.


Les titres défilent sans temps mort, alternant riffs assassins avec la mélodie et la finesse des solos dignes d’un Saxon au meilleur de sa forme.
La bonne humeur est de mise sur scène, avec les déplacements incessants du duo de guitaristes, Steve et Biggy. La voix haut perchée de Bill est bien en place, il assure parfaitement et entraine le public, désormais plus nombreux, à participer à la fête.
C’est toujours un plaisir de voir un groupe partager sa musique avec autant de conviction, et de ce point de vue, c’est mission réussie pour Gang à l’occasion de cette première date parisienne de son histoire.


C’est au tour du quatuor metal prog Max Pie d’investir la scène, sur laquelle deux écrans ont été placés de chaque côté de la batterie. Les Belges poursuivent la promotion de leur excellent dernier album “Odd Memories”, dont 5 titres sur 7 ont été joués ce soir.
“Age Of Slavery” entame le set de la plus belle des manières, dans le registre épique sans oublier un sens de la mélodie imparable. Le speedé “Promised Land” est bien emmené par la performance vocale de Tony, irréprochable dans la tenue des notes les plus élevées comme celles qui viennent des tripes !


Damien Di Fresco impressionne avec son jeu de guitare d’une remarquable technicité. Capable envolées bien senties, il fait preuve d’un toucher à la fois précis, plein de feeling et tout en nuances pour faire décoller chaque titre.
Le son, irréprochable tout au long de la soirée, a fidèlement restitué la puissance de la rythmique, emmenée par Sylvain derrière les fûts et Lucas à la basse.
L’univers progressif de Max Pie prend toute sa dimension sur “Odd Future”, pour clôturer un show qui aura permis à une audience bien compacte, de découvrir ce groupe promis à un bel avenir dans les sphères du Power Metal Mélodique.


Dygitals arrive sur scène devant un parterre bien rempli, les fans du groupe formé en 1984 sont bien présents pour accueillir la tête d’affiche de la soirée.
La carrière des franciliens a été pour le moins chaotique, avec une longue période d’inactivité entre 1991 et la reformation en 2009, sous l’impulsion du chanteur Hervé Traisnel.
Bien choisi pour l’entame du set, “Dynamite” donne le ton d’entrée de jeu. Le refrain imparable fait mouche, tout en envoyant la sauce Hard Rock / Heavy avec une efficacité redoutable.
8 morceaux de l’album du même nom, sorti en 2015, seront joués, soit quasiment l’intégralité de cet excellent opus.


La pression ne retombe pas grâce à l’enchainement de l’énergique “No Speed Limit”, envoyé sans concessions et soutenu par une rythmique basse / batterie impeccable.
David Dugaro et Jean-Marc Lavayssiere, le duo de guitaristes, n’est pas en reste, avec une alternance de riffs assassins et de solos enflammés qui bonifient les compositions en versions live.
Les 5 musiciens sont heureux d’être là, et font preuve d’un enthousiasme communicatif, à l’image d’Hervé qui assure une prestation aboutie, aussi bien vocalement que par son jeu de scène toujours en mouvement.


Lors du rappel, “Avé César” sera repris en chœur par une foule conquise, clôturant une soirée en tous points réussie, avec une excellente ambiance et la diversité des groupes qui se sont donnés à fond.

Photos © 2016 Alain Boucly

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