Nashville Pussy et Bukowski au 106 de Rouen le 10 mars 2016

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Le combo Hard Rock semi-féminin Nashville Pussy investira les planches du Magasin 4 de Bruxelles le 5 avril prochain. Éternel admirateur des énergiques yankees, notre ami Alain Boucly s’est rendu à Rouen le 10 mars dernier afin de prendre pour nous la température des ‘Chattes de Nashville’ ! Quatre ans après son premier passage dans cette belle salle du 106 de Rouen, Nashville Pussy est de retour pour entamer un marathon européen de 27 dates en 31 jours. Bukowski assure l’ouverture de la soirée, et le moins que l’on puisse dire c’est que le Rock Stoner Metal des Parisiens fait mouche.


Venu défendre son quatrième album “On The Rocks” (sorti l’an dernier), le quatuor délivre un set tout en énergie et sans fioritures durant 35 minutes d’une grande intensité.
L’immense backdrop qui orne la scène est taillé pour les grosses structures et rappelle la prestation du Hellfest en 2012. Même si l’affluence du 106 est moins compacte, il faut bien avouer que l’énergie dépensée par Bukowski ce soir est communicative, comme en témoigne ce’ wall of death’ survolté orchestré par un Mathieu Dottel impeccable derrière le micro.
Son frère Julien n’est pas en reste, se livrant à fond pour faire claquer sa basse avec agressivité et accompagner Mat dans des parties vocales parfaitement maitrisées.


Malgré un temps de jeu réduit, le groupe remplit parfaitement son rôle et son show bien rodé chauffe à blanc un public impatient d’accueillir le combo mixte américain qui tient le haut de l’affiche.

Changement de décor avec le visuel d’“Up The Dosage” qui occupe la totalité du fond de scène, pour se mettre dans l’ambiance orageuse qui va faire trembler la salle. L’éclair illustrant le backdrop n’étant pas sans rappeler un certain AC/DC y est sans doute pour quelque chose !
“Come On, Come On” entame les hostilités avec conviction, suivi par un “I’m So High” sur-vitaminé. Les refrains renforcent la communion avec une foule désormais bien compacte, surtout lorsqu’ils sont repris par des chœurs féminins du plus bel effet délivrés par Bonnie Buitrago et Ruyter Suys.


Cette dernière est déjà à fond; toujours en mouvement, balançant sa crinière bonde tout en envoyant sur sa Gibson SG noire des solos dignes d’Angus Young.
Les titres défilent sans interruption, ne laissant pas le temps aux spectateurs, comme au groupe, d’ailleurs, de reprendre sa respiration. Nous avons droit à un véritable best of, avec les morceaux les plus représentatifs de l’ensemble des six albums studio du groupe.

Douze brulots seront extraits de la dernière parution du groupe “Ten Years Of Pussy”, qui rassemble les compositions les plus sulfureuses du quatuor sorties entre 2005 et 2015.


Blaine Cartwright transmet sa fougue au public déchainé des premiers rangs, et l’ensemble de l’audience, conquise se fait entendre.
Le son, excellent ce soir, met en valeur la superbe intro d’“Hate And Whiskey “, pendant que Blaine se désaltère avec une bonne rasade de Jack Daniel’s.
La basse de Bonnie claque à chaque accord, son jeu allie précision et agressivité, démontrant une parfaite complémentarité avec Rob, qui martèle ses fûts comme un métronome.


Cependant, c’est Ruyter Suys qui capte toutes les attentions. Son énergie débordante ne faiblit pas une seconde. Remuant dans tous les sens, à genoux ou allongée, elle nous gratifie de riffs biens tranchants et de solos débordants de feeling.
Blaine fait également son show ! Entre des pas de danse dont lui seul a le secret et le balancement du pied de micro tenu par le fil, il fait preuve d’une sacrée présence scénique. Et comme si cela ne suffisait pas, il vide une canette de bière dans son chapeau, et, après y avoir gouté, replace le couvre chef sur son crane en laissant dégouliner le précieux liquide!


Avec les classiques qui suivent, le set entre dans une autre dimension, celle du hard rock’n roll sans concession à l’énergie brute.
Les speedés “High As Hell”, “Go Motherfucker Go”, “Struttin’ Cock” et “Fried Chicken And Coffee” s’enchainent avec une énergie sans faille, pour un final à couper le souffle. Blaine se lance dans une dernière glissade tandis que Ruyter arrache les cordes de sa Gibson afin de délivrer un dernier son d’enfer et clôturer 1h15 d’un concert de folie.
Dire que le premier concert de la tournée est souvent une mise en condition, ne manquez pas la montée en puissance de Nashville Pussy sur l’une des 12 dates françaises et celle du concert unique en Belgique.

Merci à Toma, tour manager, pour les autorisations et avoir permis de réaliser les photos dans d’excellentes conditions.

Photos © 2016 Alain Boucly

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