Miary Lepiera & Sairy – Fnac Bxl – 15 mars 2003

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Just the girls. “forever in my life”. Girls ? Don’t stop, keep singin’ it. And the boys say “every day in my life”. Boys ? Si ces paroles ne vous sont pas inconnues, vous êtes sur le droit chemin. Dans le cas contraire, sachez qu’il n’est jamais trop tard pour découvrir le bootleg par excellence de Prince. “Small Club”, un aftershow du 18 août 1988 en Hollande. Le genre de disque charnière. Pardon, LE disque charnière, oui ! Il y a l’avant et l’après. C’est indéniable. Comment apprécier la Musique de la même manière après avoir écouté cela ? On n’est pas là pour disserter autour de cette oeuvre majeure, mais la citer de temps en temps ne fait pas de mal à une mouche. Bien au contraire.

En fait, j’y pensais encore l’autre jour à la Fnac lors du showcase de Miary Lepiera. En pleine interprétation de son “just i love you”. Une certaine osmose était atteinte, entre le public et les musiciens. Assez proche, mais pas semblable, de celle amenée par Prince lors de ce fameux “forever in my life”. Vous savez, lorsque le simple spectateur devient acteur. Que la salle, peu importe sa taille, se retrouve en émoi. Ca ne peut parfois durer que quelques minutes. Le temps d’un morceau. Pendant lequel tout le monde prend soudainement conscience que, oui, c’est magique. Pendant lequel on est presque dans un état second. Transporté. Transformé. A de très rares occasions, ces sensations durent 1 heure ou 2. C’est d’ailleurs à cela que l’on distingue les ‘grands’ concerts des ‘juste bons’.

Avec Miary Lepiera et son groupe, il n’y a pas eu de miracle. Mais attention, ce fut très agréable quand même, hein. Le jeunehomme en question est malgache. Il est installé depuis quelques années à Bruxelles, capitale multiculturelle. Ca lui a rapidement permis de rencontrer d’autres musiciens issus de communautés différentes. La Grèce, le Togo, le Burkina Faso, le Cameroun et l’Angola sont ainsi représentés à ses côtés.

Le tout donne des sonorités assez homogènes. Une world music convenue, mais pas dénuée d’intérêt pour autant. Rythmes saccadés, envolées lyriques orientales, basse hypnotique, percussions percutantes,… Entraînés vers de lointaines contrées, nous le sommes assurément. A Madagascar pour être précis. Avec son folklore, ses rites religieux, sa culture. C’est tout cela que Miary Lepiera est venu nous raconter aujourd’hui.

Tout le plaisir est pour nous. Mais il ferait bien d’aller se balader dans les rues de Bath et d’y croiser l’ami Peter Gabriel. Parce que c’est typiquement le genre d’univers que RealWorld met en avant. Avec évidemment une production à la hauteur. Ainsi que plus de finesse, plus de classe, plus de professionnalisme. Manque juste quelqu’un qui chapeauterait le projet, afin de mettre le talent du gars plus en valeur.

Parce que, à l’écoute des morceaux joués cet après-midi, il n’y a aucun doute à se faire quant à ses qualités de compositeur. Pour le moment, il y a juste ce côté world grand public à gommer au plus vite. Mais sinon, sur la longueur, ça devrait tenir la route et toutes ses promesses sans trop de difficultés.

Il faut encore souligner que Miary Lepiera n’est pas un manchot de la 6 cordes. Il a une technique assez particulière, en open tuning. C’est d’ailleurs Philip Catherine en personne qui l’encourageât à continuer dans cette voie, il y a quelques temps. On lui fait confiance au Philou, hein.

A propos, ce show-ci a été filmé du début à la fin. Peut-être donc reverrons-nous ces images un jour ou l’autre.

Pour se faire une idée, le site officiel nous offre d’ores et déjà le clip relatif au single “tenoheke”. Bien représentatif du répertoire. tenoheke.rm

Suivons cela à l’oeil !

Miary Lepiera & Sairy – Bruxelles – 15 mars 2003

Yann

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