Neil Young Anvers …et contre tous les pollueurs

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L’infatigable Neil Young nous est revenu ce 26 juin au Sportpaleis pour la tournée promotionnelle de “The Monsanto Years” son dernier opus voué à la lutte contre l’hégémonie de la firme Monsanto, productrice d’engrais, de pesticides, herbicides et autres crasses qui finissent plus ou moins diluées dans les assiettes des consommateurs du monde entier. Pour cette tournée, il est accompagné du groupe Promise Of The Real, le groupe de jeunes musiciens qui l’accompagnent sur The Monsanto Years. Il se nomment : Lukas Nelson : guitare et voix ; Micah Nelson : idem, tous deux fils du grand countryman Willie Nelson; Corey Mc Cornick : basse et voix ; Tato Melger : percussions, et Anthony LoGerto : batterie. Premier petit bémol : à aucun moment, Mr Young ne prendra le temps de nous les présenter.

Le concert se déroulera en trois parties, durant la première, Neil Young apparaît seul sur scène, il s’installe d’abord un piano pour nous interpréter un splendide “After The Gold Rush”, comment rêver meilleure introduction (j’en ressent encore les frissons dans le dos), il prend sa guitare acoustique et s’ensuivent d’immenses classiques tels que “Heart Of Gold”, “Helpless” ou encore “The Needle And The Damage Done”, magnifique, on se croirait revenu sur la tournée immortalisée par le “Live Rust”. Du tout grand Neil Young, le public exulte.

La seconde partie marque l’entrée de Promise Of The Real sur scène pour accompagner Neil qui garde sa guitare acoustique. Le niveau reste le même, les jeunes ont une pêche d’enfer, nous offrant, d’autres classiques tels que “Only Love Can Break Your Heart”, “From Hank To Hendrix”, ou “Harvest Moon”, excellent, tant en qualité, qu’en émotion, en lyrisme, rein à reprocher, si ce n’est un manque de communication de Neil avec le public, juste l’un ou l’autre “are you alright ?”, mais est-ce là l’essentiel?

La troisième partie est entièrement électrique démarrant sur un très musclé “Winterlong”, c’est au cours de cette partie que surgit le second bémol : une version certes très bien exécutée de “Down By The River”, mais par trop allongée par des solos de guitare interminables, bon mais lassant sur le coup. Viennent ensuite d’agréables interprétations de  “Powderfinger”, “Mansion On The Hill”, j’en passe et des meilleures, le tout se terminant en apothéose énergétique avec “Rocking In The Freeworld”, évidemment

Un petit rappel:“Tonight’s The Night” qui forcément signe la fin d’un excellent concert de…trois heures d’une bande de jeunes dont l’enthousiasme n’a d’égal que le talent, accompagnant un grand monsieur de 71 ans même pas épuisé après un tel marathon. Chapeau bas ! Mes fistons et moi, en tout cas, avons adoré.

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