Une [PIAS] Nite intime signée The Divine Comedy

0 Participations

Avec “Foreverland”, son onzième album tout récemment sorti, Neil Hannon a mis un terme à six années de silence discographique de The Divine Comedy. Il était dans les locaux de Chez [PIAS] ce jeudi 15 septembre pour le présenter en exclusivité devant une petite centaine de privilégiés. En effet, Bruxelles était la seule ville avec Paris à se voir gratifier d’un showcase en solitaire et en acoustique de la part de l’artiste irlandais qui n’a rien perdu de son flegme légendaire. L’occasion de fêter son retour dans le top 10 britannique quasi vingt ans après “Fin de Siècle”, qui reste à ce jour son plus “gros” succès commercial.

Elégamment sapé (en col et cravate malgré la température torride) et arborant une barbe parfaitement taillée, il s’installera derrière son piano pour entamer les débats en toute délicatesse avec “Assume The Perpendicular”. S’il ne s’agit pas de son titre le plus emblématique, il n’en faudra pas plus pour instantanément captiver une audience clairement venue dans le but de s’abreuver des mélodies magiques dont le bonhomme a le secret.

D’autant que l’un des avantages de la formule acoustique est que l’on peut facilement s’immiscer dans les textes tantôt drôles (le nouveau “How Can You Leave Me On My Own”) tantôt touchants (“A Lady Of A Certain Age”) ou imagés (“Our Mutual Friend” magnifiquement réarrangé). S’il ne s’agissait clairement pas d’un set best of, la sélection collait parfaitement à la philosophie de la soirée.

La même remarque sera à formuler pour les extraits de “Foreverland” parmi lesquels il a privilégié les compositions les moins évidentes pour les magnifier en les dépouillant quelque peu, dont l’hilarant “I Joined The Foreign Legion (To Forget)”, l’excellent “To The Rescue” à la guitare acoustique et le curieux “Catherine The Great”. Le tout entrecoupé d’interventions parsemées d’humour typiquement british et de légères imperfections qui ont rendu la prestation humaine.

Outre un enlevé “Tonight We Fly”, le set à classer entre intimité et intensité se clôturera sur un autre classique du début des nineties, “Your Daddy’s Car” (avec une solide prestation vocale à la clé). Neil Hannon reste plus que jamais un personnage attachant qui, seul ou entouré, tire invariablement son épingle du jeu. Il ne fait aucun doute qu’il en sera de même au Cirque Royal le 30 janvier prochain en full band.

Laisser un commentaire

Do NOT follow this link or you will be banned from the site!
%d blogueurs aiment cette page :