Festival d’Art de Huy, le projet “La Mère de nos Mères”

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Comme chaque année beaucoup de projets toujours ambitieux et parfois insolites se bousculent au Festival d’Art de Huy, c’est d’ailleurs le fil rouge de l’évènement. Un principe appuyé bien sûr par Didier Mélon et son émission Le Monde est un Village sur la Première-RTBF, conforté aussi par Muziekpublique, le but étant de promouvoir et de porter les artistes à créer des choses parfois improbables. C’est encore ici le cas avec ce projet fou sorti du code génétique d’Aurélie Charneux, qui retrace à travers un exercice périlleux l’Histoire de l’Humanité ! Pour ceux qui ont déjà eu le temps de regarder la chronique de l’album “La Mère de nos Mères”, ils ont pu découvrir un concept artistique tout à fait aux antipodes de ce que l’on a l’habitude de voir ou d’écouter. La première femme Lucy sert ici de point de départ à l’artiste, pour construire un exercice de style où les textes sont purement et simplement l’essence du travail artistique. Mais le support musical reste bien sûr essentiel et complémentaire, il est d’ailleurs à la hauteur de la beauté des mots utilisés ! Des textes chantés, parlés, soufflés s’accompagnent d’accords parfois temporisés ou parfois endiablés, permettant au violoncelle, aux percussions et bien sur aux clarinettes d’Aurélie de s’exprimer dans un langage à la fois poétique et philosophique.

D’un point de vue personnel et si j’ai eu la chance de pouvoir écouter le CD avant d’assister au concert, la facette scénique apporte encore plus de clarté à la démarche de l’artiste en nous offrant un rendu visuel supplémentaire. On peut ainsi voir l’expression dans le visage et la gestuelle de Mélodie Moureau lorsqu’elle part dans une sorte d’état second au point de vue vocal, la finesse du jeu de Stephan Pougin (un habitué des projets et du festival), la diction de Maia Chauvier et celle d’Aurélie aussi, et enfin la délicatesse dans le jeu de Marine Horbaczewski. N’oublions pas bien sûr le travail technique et la maitrise d’Aurélie Charneux à la clarinette et à la clarinette-basse, mais ici rien d’étonnant vu l’expérience que la musicienne a acquise au fil des années.

L’invitation de Prem1ère Esquisse est un pari gagnant car le public présent a su boire littéralement les textes proposés, des paroles vraies et lucides, parfois crues mais toujours en corrélation avec la dérive de notre Humanité. Voyageant à travers les époques passant du passé au futur pour y revenir plus tard, “La Mère de nos Mères” a décrypté d’une certaine manière nos questions existentielles : qui suis-je, d’où je viens, où vais-je aller…quel est le bien du mal. Tout cela à travers le voyage intérieur d’une artiste qui a oser passer le cap de montrer quelque chose de tout à fait unique !

Lucy Nemorosa “La Gigue des cavernes”

Lucu Nemorosa “Merci”

Pour le festival :

Festival d’Art de Huy Site officiel

Festival d’Art de Huy Le Facebook

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