Paul McCARTNEY – Sportpaleis Anvers – 1er avril 2003

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Mon Cher Paul,

Je crois qu’il serait utile que nous parlions. En tête à tête. Mais dis-moi, je peux t’appeler Paul au moins ? Tu ne préfères pas Sir ? Ou Ma Soeur ? Allez, ne commence pas à faire la grimace, voyons ! Qui aime bien, châtie bien, non ? En plus, je n’ai encore rien dit, espèce de chochotte, va ! La semaine dernière, tu nous as fait l’honneur de nous rendre une petite visite à Anvers. En pleine semaine, mardi et mercredi. Non, Paul, faut pas pousser, je ne suis venu que le premier soir. A plus de 65 euros la bonne place, t’imagines bien qu’il n’y avait pas trop le choix…

D’ailleurs, mon ticket, je le gardais précieusement depuis 2 mois environ. Commandé dès les premières heures de sa mise en vente. J’étais tellement excité en plus ! Te rends-tu compte au moins ? J’achetais ma place pour aller voir Paul McCartney des Beatles. Ca sonne bien en plus, hein ? Allez, c’est un peu comme si toi, tu allais voir… euh… ben oui, qui au fait ?

Ceci dit, il faut que tu saches. Il y a 10 ans, en 1993, nous nous étions déjà rencontrés à Gand. Tu te rappelles ? Toi, tu avais Linda à ta gauche. Et Robbie McIntosh à ta droite. Moi, à cette époque, j’étais encore entourés de mes parents. Assis dans les tribunes. Que de souvenirs ! Abstraits pour la plupart : le “drive my car” du début, les ours en peluche de ta femme, le message végétarien, la photo de John, les explosions de “live and let die”, et puis le public qui reprenait, toutes lumières allumées, “hey jude”. Là, je dois dire, Paul, j’étais peut-être encore naïf, mais ni vu ni connu, tu m’avais conquis ! J’avais même reçu un t-shirt de mon papa.

Aujourd’hui, complètement délavé ce t-shirt, tu t’en doutes. Eh oui, 10 années ! En y repensant, ça me fiche un coup, tu sais. Mais bon, je te vois déjà sourire… pour toi, une décennie de plus ou de moins, hein… D’ailleurs, soyons sérieux, as-tu la notion du temps qui passe, toi ?

Halala, mon p’tit Paul… c’est quand même fou, non ? Aller t’applaudir en 2003 me paraît tellement anodin. J’en ai presque honte. “Tiens, qu’est-ce que tu vas voir ces temps-ci ?”… Oh,
Aubert, McCartney, Steve Earle, etc. Ton nom passe presque inaperçu dans la liste. Comme si je savais éperdument bien à quoi m’attendre avec toi. Comme si tout était joué d’avance. Mais rassure-toi, j’ai beau jouer le blasé de service… la petite touche d’excitation est quand même là, tu sais ! “vas-y chérie, étonne moi ce soir !”… euh… oui, Paul, un peu comme ça, oui !

Le jour J, c’était donc mardi dernier. Le matin même, ma grand-mère me téléphone au bureau pour me souhaiter ‘un beau spectacle’. Ma Granny, Paul, l’air de rien, elle te connaît aussi, tu sais. Elle aussi est anglaise. Tu te souviens quand en ’63, avec John, Ringo et George, vous vous amusiez sur une plage près de Weston-super-Mare ? Que vous étiez rigolos avec vos longs maillots rayés et vos chapeaux devant ce photographe ! Et bien, ma Granny, c’est là qu’elle a grandi !

C’est vrai ça, elle aurait pu venir aussi ! Et tu aurais même pu lui faire un clin d’oeil. Oh, elle aurait été tellement heureuse. Maintenant que tu me le dis, je regrette aussi de ne pas avoir emmené ma maman. Mince alors, ça lui aurait tellement fait plaisir en plus. Promis, Paul, la prochaine fois, nous viendrons tous en famille. Tu fais des prix de groupe au moins ?

Pour le coup, j’ai même pris congé l’après-midi. Rien que pour toi, Paul ! Avec Valérie, nous sommes partis du Virgin Megastore de Bruxelles, et une bonne heure et demie après, nous marchions sous une pluie battante vers le SportPaleis d’Anvers. T’imagines ? Tous ces kilomètres pour toi ! En plus, on s’est un peu gourés dans l’itinéraire… Tu nous auras au moins permis de visiter Dieghem… Tu ne connais pas, hein ? Moi non plus, je ne connaissais pas, tu sais. C’était chouette en tout cas. Si un jour, t’as besoin d’un guide…

Dans la voiture, on a fait tourner quelques bonnes vieilles cassettes audio. Tes yeux s’illuminent tout d’un coup !?! ….désolé, Paul, nous avons écouté autre chose. Du Dylan, du Steve Earle et du Skatalites aussi. Tiens, et toi, t’écoutes quoi ces jours-ci dans ta voiture ? Quand tu vas chercher ton journal le dimanche ? Le dernier White Stripes, t’aimes bien ?

Mais trêve de blablas, nous voilà arrivés. J’ignore ce que tu fais à ce moment précis, Paul, mais, moi, j’ai une de ces faims ! Une part de pizza et un coca feront l’affaire. Tout en jetant un coup d’oeil au merchandising. Des t-shirts, vestes en jeans, posters, programmes, étuis à guitares, … Houlà, dis donc, t’as vu les choses en grand, hein ? Comme d’habitude, tu dis ? Calme-toi, enfin, tes yeux brillent à nouveau !

Tout d’un coup, une drôle de vision… Le public. Toi, ça ne te surprend plus, à vrai dire… Mais toutes ces générations confondues… tous ces gens qui sont venus en couple pour le – leur ! – concert de l’année. Paul McCartney des Beatles, oui, je sais… Mais quand même… ça m’a fichu un coup de cafard, tu sais. En gros, on va voir Macca comme on va voir Céline Dion. Ou un récital de Barbara Streisand. Bien, oui, mon p’tit Paul, j’exagère ! Evidemment que oui. Mais sois sincère une minute. Je suis persuadé -et toi aussi voyou!- que ton public est tout ce qu’il y a de plus populo. Holà, non, je ne snobe pas du tout cela; finalement, c’est bien logique, mais il y a quelque chose de louche dans l’air et c’est assez gênant.

Tu es Anglais, Paul. Liverpool. La Cavern, tout ça, remember ? Pourtant, ça n’a pas encore commencé, mais j’ai ce drôle de sentiment qui me vient à l’esprit. Tout ça semble très américain. Pas du tout question fond, mais plutôt question forme. De la grosse industrie. On voit les dollars dégouliner de tous les côtés. C’est trop gros, Paul.

J’aurais très bien pu tracer, et ne pas me rendre compte de tout ça. On trinque, on dit santé, on dit hello, on dit goodbye, on ne sait pas pourquoi mais on dit hello. Et avec le sourire aux lèvres, pour faire comme tout le monde. D’ailleurs, Paul, toi, tu es le gentil par excellence, non ? T’as dû mordre sur ta chique parfois, pas vrai ? Je te plains, en fait. Et je t’admire en même temps.

Donc, oui, je suis aller m’asseoir. A ma place numérotée… Pour les dates belges, il n’y a pas de fosses debout de prévue. Tout le monde assis, un point c’est tout. Bah, ça doit être l’âge… Mais, Paul, j’aurais tellement voulu me retrouver devant et debout surtout ! C’est tout un concert qui peut être vécu autrement de la sorte, tu sais !

Pourtant, j’ai bien essayé de m’approcher de toi. Avant que ça ne commence, pour éviter de se tourner les pouces, tu as placé cet écran sur scène. Il nous suffit d’envoyer un message via gsm, et hops, comme par magie, nous le voyons apparaître. Les meilleurs seront récompensés par une place dans les premiers rangs. Juste eu le temps de lire “Paul, you’re good but Bob Dylan is better” que le rideau s’est ouvert toutes lumières allumées.

Et là, je dois dire, Paul, tu m’as étonné. Cette première partie était belle. Mais longue. Mais belle. Comment tu définirais cela, toi ? Un ballet ? Du cirque ? Du théâtre ? De la danse ? Un mélange de tout cela ? Allez, va pour le mélange ! Des Sisi l’Impératrice déboulant des gradins, des elfes, des personnages venus de je ne sais où, des contorsionnistes chinoises, etc… Franchement, Paul, tu les as sortis d’où tous ces gens ? Et tu as mis cela en musique de belle manière en plus. C’était des bandes de ton projet techno The Fireman, non ?

En fait, je n’avais jamais rien vu de tel. D’ailleurs, cher ami, j’ai bien l’impression que tu as innové dans le genre. L’espace était
utilisé à la perfection. Les allées du parterre, les gradins, la scène. Vous étiez partout. Où regarder ? Peut-être vers les écrans géants et ces images d’arbres, de vent, etc ? C’est un peu du cinéma en 3 dimensions avec les acteurs qui sortent de l’écran et qui viennent nous saluer. C’était juste un peu trop kitsch, Paul, mais sinon, c’est du beau spectacle. Sûr que ma Granny aurait aimé !

Juste le temps de regarder l’heure, parce que oui, je commençais déjà à bailler, que te voici. En ombre chinoise brandissant ta fameuse basse Hoffner. Et là, crois-moi si tu veux, mais je t’assure que j’ai eu le souffle coupé. Lorsque le rideau s’est ouvert laissant la place à toi et tes musiciens, ainsi qu’aux écrans. Une exaltation rare s’est emparée de moi, mais aussi de mes 14.999 voisins !

Penses-tu ! Quelle entrée en matière, espèce de sale canaille, va ! “hello goodbye”, que tu as balancé, comme ça. Non mais t’aurais pu prévenir, non ? Et les cardiaques alors, t’y as pensé ? Surtout qu’à mon avis, il doit y en avoir pas mal dans ton public… Enfin, je dis ça, hein… Te formalise pas surtout. T’as enchaîné avec “jet” et “all my loving”. Très bien, je vais te dire.

Ca rock et ça roll sévèrement. Ton batteur, dis, qu’est-ce qu’il cogne celui-là ! Et tes guitaristes, alors ! Mamamia, comme ils y vont, dis donc ! Un rock band à l’état pur l’espace de trois morceaux, que demander de plus ? Surtout que question choristes, tu peux compter sur nous. Comment résister à une telle invitation ?

Et tu sais, Paul, en général, je ne suis pas friand des shows avec des dizaines d’écrans par-ci par-là, mais honnêtement, tu as bien fait ! Ces simples images d’hystérie beatlesienne passées derrière “all my loving” donnaient une dimension supplémentaire. Touchant nos émotions avec encore plus de profondeur. Bon, tu n’as pas cherché de midi à quatorze heure pour y arriver, mais l’effet attendu est bien là !

Ceci dit, cher ami… je peux au moins t’appeler cher ami, non ? C’est bien ce que tu cherches quand même, avoue-le ! Mais non, je ne suis pas agressif. Mais bon… “goeindag, alles goed ?”… c’est bien gentil de nous parler en flamand, tu sais. Ton intention est sympathique, même… L’espace de quelques phrases, pas plus ! Tu crois vraiment que c’était utile de ponctuer chacune de tes interventions par du flamand. Pour ton information, il s’agissait bien de flamand et non de belge, hein… Ils auraient quand même pu aussi te l’écrire sur tes papiers. Et puis, en Belgique, on parle aussi français, oui, oui, ça arrive.

Mais où avais-je encore la tête ? Tu es Paul. Paul, le gentil. Autant mettre tous les atouts possibles et imaginables de ton côté.

Et, oui, je dois bien avouer, ça a marché comme sur des roulettes. Sur certains morceaux. Ca, tu peux en être sûr, juré, craché ! Mais dis-moi, pourquoi et surtout, comment de telles émotions étaient-elles atteintes, hein ? Quel est ton truc ?

Parce que finalement, les sensations que tu nous as offertes étaient bien différentes de celles connues ailleurs, aux concerts de rock habituels. Non, toi, Paul, tu es comme la vieille tante Monique, à qui l’on va rendre visite une fois par an (et encore). Elle ne sait rien faire d’autre que nous ressortir fièrement son album photos. Tu sais, le fameux-là ! Avec toutes ces pages qu’on tourne toujours avec une appréhension certaine, mais il y a envers et contre tout ce je ne sais quoi qui nous pousse à les contempler encore et encore. Et parfois on en attrape même les larmes aux yeux. Ca nous rappelle tant de souvenirs ! Tante Monique, elle nous connaît par coeur. Elle nous fout toujours un de ces cafards monstres, et pourtant on en redemande. C’est tellement bon.

Seulement, Paul, ces photos, elles sont en noir et blanc. Et c’est cela qui leur donne toute leur saveur. Pourquoi, nécessairement, vouloir à tout prix leur redonner une fraîcheur nouvelle ? A la manière des vieux Laurel & Hardy récemment colorés. Elles n’ont pas besoin de ça. On se fiche de tous ces chichis que tu dissimules ici et là.

Les extraits de ton dernier disque Driving Rain, tu sais… euh… comment dire… t’aurais pu te les garder. Ca sonnait creux. Et le show offert par toute ta panoplie d’écrans n’ajoute rien. Si ce n’est peut-être quelques gros plans de ton visage. T’as bonne mine, au fait. Voilà, Paul, pendant que tu joues des trucs banals, je me dis que t’as bonne mine. Elle est pas belle la vie ?

Et attention, je te vois venir… J’aime beaucoup tes derniers albums solos. Surtout Flaming Pie, à vrai dire. Il y a de ces pépites sur celui-là, chapeau bas ! Et Run Devil Run alors, waow, quelle fougue. Là, ta rock & roll attitude était sincère. Crue, comme on l’aime. Hélas, ce soir, je ne l’ai retrouvée que lors de “can’t buy me love”. Là, on se serait crû à la Caverne, justement. Tu hochais la tête de droite à gauche, avec un grand sourire béat. Tu prenais ton pied, hein ! Et nous aussi !

Sinon, “let me roll it”, “band on the run”, “back in the USSR”… écoute, Paul, c’est bien joli de nous ressortir ça. Tu ne chantes pas à la perfection, c’est vrai, mais c’est la voix que l’on connaît. Ces notes ne sont pas parfaites, mais elles sont jouées telles qu’on les connaît. Et ensuite ? Mais oui, Paul, j’ai chanté avec toi, je te jure. J’ai applaudi, j’ai tapé du pied, et tout et tout, mais ensuite ? Hein, Paul, après, quid ? Il manque quelque chose. Je ne pourrais pas te préciser quoi exactement. Mais je reste incontestablement sur ma faim. La magie, Paul, l’étincelle, le truc qui nous fait passer dans l’autre dimension. Oui, Paul, c’est cela qui faisait défaut.

Enfin, à certains moments en tout cas. Parce que, oui, pendant une demi-heure, tu as été extraordinaire. Rien que l’écrire me donne déjà des frissons. Paul, lors de ces 30 minutes magiques, tu as été mon idole absolue. Mon Gourou. Mon Pape. Tu étais seul sur scène. Avec ta guitare. Puis ton piano.

“blackbird”, d’abord. Mince de mince. Tu m’as ému, Paul. Mais cette fois-ci sans artifices. C’était du naturel pur jus. Tu as écrit cette chanson il y a plus de trente ans. Te rends-tu compte ? Vraiment compte, je veux dire. Tu étais superbe. 15.000 milles personnes à tes pieds. Et pas une mouche qui volait. Grâce à toi. A ton talent. Tu es un singersongwriter. Pas “un”, mais “le”, je me suis même dit. Quand tu nous joues la plus belle chanson au monde, rien que pour nous, et avec cette simplicité, saches que tu nous offres un moment de bonheur inégalable. A pleurer, Paul.

“here today” ensuite. Pour ton ami John. “Voor mijn vriend John”, dis-tu même… Tu es émouvant à souhait. Ces paroles, dis donc ! “and if I say I really knew you well, what would your answer be, if you were here today”. Je ne sais pas ce que John t’aurait dit en fait. Peut-être qu’envers et contre tout, il t’aurait balancé “how do you sleep” ? On ne le saura jamais. Mais crois-tu vraiment qu’il t’accueillerait les bras ouverts après le coup que “tu” viens de lui faire ? Inverser Lennon-McCartney dans les crédits, était-ce nécessaire ? Dis, Paul, pourquoi tu rougis ?

“something” au ukulélé, pour George, à présent. Nous sommes sur un nuage. Et tu le sais, avoue-le, nom de dieu ! Tu es le seul maître à bord. Paul, tu es impérial. Très bel hommage. Et d’autant plus prenant, que pour ces clins d’oeil, tu étais réduit à l’essentiel. Toi et la mélodie. Rien de plus derrière toi. Pas de lightshow à 10.000 dollars. Pas d’écran géant. Pas de films tribute. Juste toi. Et nous. Emotion, quand tu nous tiens, et bien… tu nous tiens, mais alors, très fermement !

Manquait plus que Ringo à l’appel. Evidemment ton “what about Ringo” a fait fureur. Ringo ! Ringo ! Ringo ! Il a suffit de tes quelques mots “in the town…”, et tout le monde a enchaîné en coeur par “…where I was born”. Toute la salle qui chante “yellow submarine”. Grandiose ! Et tu en as rajouté pour nous faire rigoler, t’es vraiment un malin !

Tellement malin que c’est carrément une vingtaine de morceaux des Beatles que tu joueras ce soir-là. Les gens sont contents. Ils veulent entendre du Beatles, ils ont du Beatles. Que demander de mieux ? Tu veux que je te fasse la liste, Paul ?

Malgré ces moments hors du temps, tu es parvenu à te montrer lourd… “my love” pour Linda, quelle horreur. “yesterday” en rappel, je n’y croyais pas une seule seconde. “lady madonna”, “let me roll it”, “coming up”, “michelle”, “let it be”, et ainsi de suite…. Non, Paul, désolé, ça ne passe pas. Pas cette fois.

Et ces feux d’artifices et ces explosions lors de “live and let die”, ça a beau être impressionnant, mais c’est de nouveau du show pour camoufler le vide qui se cache derrière. Tu nous faisais déjà le coup il y a 10 ans, on n’y croit plus. Time !

Suffit de le dire pour que tu parviennes encore à nous contredire. “hey jude”… et là, tu filmes le public pour le refrain final. Les gens heureux. Des sourires jusqu’aux oreilles. Tout le monde chante en coeur. T’aimes ça, hein ? Nous chantons la voix tremblotante de joie, et on voit nos collègues sur les écrans qui font de même. T’en as vu combien qui pleuraient, toi ? 50 ? 100 ? 1000 ? Paul, tu peux être fier de toi sur ce coup-là.

Par contre, quand juste avant l’ultime “sgt peppers”, tu déboules sur scène avec un drapeau belge, c’est ringard. Oui, Paul, ni plus ni moins. Ringard. Heureusement, tu as évité le piège du discours anti-guerre. Et tu as gardé sagement en poche ton infâme “freedom”. Grand bien lui fasse. Tu avais juste ton t-shirt rouge “no more land mines”, assez vindicatif. Okay, Paul, message reçu cinq sur cinq. Rien à rajouter ?

Ah et bien, si, justement. Puisque tu me le demandes, “fool on the hill” et “eleonor rigby”, ce fut somptueux. Comment aurait-il pu en être autrement ? Sérieusement ?

Ton spectacle a duré 2h30 environ. En gros, j’ai été touché par 50 petites minutes. Qui m’ont pris aux tripes. Aux sentiments. Sans fioritures. N’y allant pas par 4 chemins. Tout simplement, parce que la perfection était de passage à ce moment-là. La “grâce”, comme disait Jeff.

Le reste, ce n’est que du chiqué, Paul, désolé. Une fête de retrouvaille entre anciens scouts. Manquait plus que le feu de camp. Mais bizarrement, cela fait maintenant presque une
semaine que tu es reparti sur les routes, et ce concert me reste en tête. Je n’arrête pas d’y penser et d’en parler.

Paul, tu es mystique. See you next time.

Paul McCartney – Anvers – 1er avril 2003

3 pensées sur “Paul McCARTNEY – Sportpaleis Anvers – 1er avril 2003

  • avril 8, 2003 à 13:31
    Permalink

    C’est vrai qu’on s’y croirais !
    Mais c’est vrai aussi que ça “flaire” l’arnaque !
    Prix des places, show trop prévisible,…
    Peut-être aurait-on été en droit d’avoir un petit plus ?
    Mais peut-être aussi met-on la barre trop haut, on en attend trop.
    McCartney ayant, pour pas mal d’entre nous, fait partie intégrante de notre vie et de notre culture musicale depuis toujours.
    Reste l’impression d’avoir vu une légende, une page de la “musical story” et pouvoir dire j’y étais ! (Moi, pas de chance, j’y étais pas mais j’ai ressenti la même chose, peut-être l’arnaque en moins mais surtout la légende au concert des Stones “Voodoo Lounge Tour” à Werchter.

    DOMY

  • avril 8, 2003 à 14:21
    Permalink

    Salut Yann,
    En lisant ton article que de frrrissons et d’émotions… Non seulement, tu as du style mais il en faut quand on parle de Paul et puis ta Granny peut être fière de toi!

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