Boy Pablo doit encore grandir

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Véritable phénomène sur la toile, le jeune Norvégien d’origine Chilienne Boy Pablo s’est embarqué dans sa première tournée européenne et, à une vingtaine de personnes près, rempli l’AB Club ce lundi 26 mars. Pas mal pour quelqu’un qui n’a sorti qu’un EP et une poignée de singles en format digital. Son stand merchandising était d’ailleurs tout à fait vide, au contraire de celui de la première partie, The Tubs, groupe Gantois aux influences très seventies qui propose notamment, dans un souci de cohérence, ses enregistrements en vinyle et en cassette. Emmené par un chanteur guitariste à la voix rappelant de loin celles de Tom Petty et de Neil Young, le quatuor comprend notamment un bassiste dont la seconde voix envoie les compositions dans une catégorie supérieure. Mais c’est surtout le joueur de guitare lap-steel qui leur confère ce son si caractéristique, inspiré davantage par les grands espaces américains que la campagne flandrienne.

Pour fêter le lancement de sa tournée, Boy Pablo a sorti un nouveau single dans un style catchy qui parle visiblement à son public constitué principalement de jeunes adultes de son âge (il a 19 ans). Devant un néon bleu à son nom, il a débarqué sur scène accompagné de ses musiciens que l’on assimilerait plutôt à une bande de potes prêts à déconner. En tête, un claviériste entertainer né au large sourire qui arbore un t-shirt de la capitale de l’Europe mais les autres (un batteur particulièrement massif, un guitariste et un bassiste) ne seront pas en reste, respirant la bonne humeur.

Malgré sa petite taille et une guitare quasi plus grande que lui, la star, c’est bien l’ami Pablo dont les compositions fraiches et directes font mouche au premier coup d’oreille (les nouveaux “Losing You” et “T-Shirt”). Une coolitude nonchalante qui renvoie par moments à Mac DeMarco même si musicalement, la seule comparaison tangible avec le Canadien a davantage trait à un son de guitare hawaïen (“Ur Phone”, “Everytime”) qu’à un univers romancé, à l’exception de “Flowers” et “Beach House”, ses deux premiers singles, qui pourraient prétendre le contraire.

Ceci dit, si on devait lui reprocher quelque chose, ce serait la simplicité presqu’enfantine de ses textes. Quelques exemples : “I’m really tired today / Can’t open my eyes but I’m awake” (“imreallytiredthisdaysucks”) ou “Do you ever think of me / People don’t care about me” (“People Don’t Care About Me”). Les spectateurs n’en ont toutefois cure et hurleront ceux de “Dance, Baby!” en clôture du set principal tout en se déhanchant généreusement.

Si “Te Quiero Mucho”, l’inédit qui entamera les rappels, ouvre une piste vers un développement de son écriture (ne parlons pas encore d’épanouissement), on se demande bien pourquoi il a tenu à jouer une seconde fois “Everytime”. We still don’t know what he was up to…

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