No Compromise Metal Fest 6 : l’interview découverte de Destrukt

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Le 29 septembre prochain, Destrukt descendra de Thionville jusqu’à Chapelle-lez-Herlaimont pour donner au public du No Compromise Metal Fest une petite leçon de « Speed/Thrash Metal made in the east of France ». T. Karburator, le guitariste fondateur du groupe, a répondu aux questions de notre interview découverte. MiB : Pouvez-vous présenter Destrukt aux lecteurs de Music In Belgium ?

T. Karburator : Salut ! Bien, j’ai fondé le groupe en 2014 et, en gros, nous avons eu deux lineups. Avec le premier nous avions sorti une démo en fin 2016, puis peu après cela nous avons dû remplacer le batteur et le chanteur. Ainsi, depuis 2017, nous avons un line-up stable constitué par A. Blackwitch à la basse, G. Tetanoizer au chant, Y. Deathripper à la batterie et moi-même T. Karburator à la guitare. Nous avons, depuis lors, sorti un single, une live tape et un full-length.

MiB : Quel est, à votre avis, la dénomination qui convient le mieux pour définir votre style musical ?

T. Karburator : Il y a beaucoup d’influences de styles différents dans notre son. Mais en général ce qui passe le mieux pour décrire le style, c’est le Speed Thrash Metal.

MiB : Pourquoi avez-vous choisi de vous appeler Destrukt ?

T. Karburator : Au départ, j’avais baptisé le groupe Hounds of Steel, mais j’ai voulu opter pour un nom plus court, plus facile à retenir et un peu moins générique. Même si, évidemment, je n’ai pas réinventé la roue en choisissant ce nom (rires). Cela colle à notre son. Le nom sonne comme certains groupes des années 80 et il m’inspire l’agression et la violence ; sont des éléments essentiels dans ce style de Metal !

MiB : Quelles sont vos influences principales ? Quelle est la source d’inspiration de vos lyrics ?

T. Karburator : Dans, le groupe, nous avons tous une sérieuse culture musicale. Je compose l’intégralité des morceaux à la guitare et je les bosse avec Deathripper à la batterie pour trouver la meilleure dynamique sur les riffs. Les riffs eux-mêmes je les puise de tout ce que j’écoute depuis plus de 20 ans. Mais on reconnaitra du très vieux Slayer, Megadeth ou Running Wild et aussi des influences ‘early 90’s’, de Thrash, Black ou Doom Metal. Au niveau des textes, j’écrivais les morceaux plus anciens. On retrouve différents thèmes, très souvent, ils racontent une histoire : la moto, la vitesse, la violence et la mort. Pour les textes plus récents, c’est Tetanoizer qui s’y colle et cela s’oriente plus vers un délire post-apocalyptique.

MiB : Quels sont les cinq albums sans lesquels la musique de Destrukt n’aurait pas vraiment été la même ?

T. Karburator :

  1. Slayer : “Show No Mercy”
  2. Megadeth : “Killing Is My Business”
  3. Running Wild : “Gates Of Purgatory”
  4. Venom : “Welcome To Hell”
  5. Celtic Frost : “Morbid Tales”

MiB : Le No Compromise Metal Fest est un festival dédié au Métal Underground. Vous considérez-vous comme un groupe underground? Si oui, pensez-vous que le métal doit absolument rester une musique underground ?

T. Karburator : Bien sûr que nous nous considérons comme tel. Le Metal n’est plus une musique underground. Surtout plus en ce moment. La pop culture d’aujourd’hui s’approprie toutes les contre-cultures. Le marginal devient conformiste. Le brigand est à la mode. C’est difficile, dans ce contexte, de définir ce qu’est l’underground car les projecteurs sont justement rivés sur ce milieu. Mon opinion personnelle, même si cela sonne élitiste, c’est évidemment que tout ce qui est une contre-culture doit rester en marge et ne devrait pas être accessible à tous. Il y a trop de négativité dans le Metal pour que ce soit un modèle pour tous. C’est la grosse erreur de notre époque.

MiB : Quel est, à votre avis, le plus grand groupe français ?

T. Karburator : Killers !

MiB : Sur quel support préférez-vous écouter de la musique (Vinyle, CD, mp3) ? Lequel des trois recommandez-vous pour la musique de Destrukt ?

Destrukt : Cela dépend des styles de musique. Pour un album de Thrash 90s, de Death ou de Black, je privilégie le CD car c’est souvent très bien produit et cela sonne très en bloc. Pour le Metal 80’s ou tout ce qui est antérieur, je n’écoute que sur vinyle car il y a plus de profondeur dans les enregistrements analogiques de l’époque. En aucun cas le mp3 n’est est une option. C’est bien pour bosser des morceaux, mais cela s’arrête là. Concernant Destrukt, nous n’avons bossé, pour l’instant, que sur format cassette et vinyle. Notre full-length a été mixé pour ces vieux formats. Ce choix vient de la structure de notre line-up. Nous n’avons qu’une guitare, nous compensons par une basse très présente. Et pour que la basse ressorte bien, il n’y a rien de tel que du vinyle.

MiB : Nous découvrons la video du single “The Witch”, extrait de la cassette “Unleash The Destruktors” :

MiB : Quel est votre meilleur ou votre pire souvenir (au choix) concernant le groupe ?

T. Karburator : Nous avons vécu le pire et le meilleur souvenir en même temps ! À l’époque, nous avions une chanteuse et nous travaillions à distance. Un jour, nous avons eu l’opportunité de nous réunir un weekend afin de faire des photos de promotion, enregistrer live ensemble et finir tout cela, à un concert de Venom Inc.. Ce weekend-là, notre batteur a pété un plomb et nous a largués par SMS… Le lendemain au réveil, Blackwitch et moi avons dû annoncer la mauvaise nouvelle à la chanteuse. C’était la loose totale. Nous n’avons pas pu faire de répétition ! On a seulement pu faire quelques photos pour le fun. Le soir même, au concert de Venom Inc., je rencontre un jeune gars et je vais lui parler naturellement. La providence ! Ce type c’était Deathripper et il a tout de suite été emballé par le projet. Apres une audition protocolaire, il a rejoint nos rangs !

MiB : Est-ce que le No Compromise Metal Fest sera votre premier concert en Belgique ou avez-vous déjà joué dans notre pays auparavant ?

T. Karburator : Oui ce sera le premier ! Nous avons eu des propositions pour jouer en Belgique plus tôt dans l’année, mais nous les avons déclinées afin de laisser l’exclusivité à David.

MiB : Quels sont vos projets pour 2017 et le futur proche ?

T. Karburator : Nous avons beaucoup à faire. Nous allons finir l’année 2018 à promouvoir notre album “Unleash The Destruktors” sur les quelques dates qui sont programmées. Ensuite pour 2019, nous avons du boulot. Premièrement, nous allons entrer à nouveau en studio afin d’enregistrer le second album, qui sera composé de 8 nouveaux titres. Aussi nous allons essayer d’offrir à nos fans un merch décent, avec un t-shirt et un patch.

MiB : Qu’attendez-vous de votre prestation au No Compromise Metal Fest ?

T. Karburator : Le No Compromise Fest sera l’occasion de deux choses importantes. La première, faire enfin honneur au public belge avec une setlist complètement remaniée. Nous allons jouer un set étendu avec au moins deux ou trois morceaux qui seront joués pour la toute première fois. Ensuite, ce sera également l’occasion de la sortie de la version vinyle de notre album “Unleash The Destruktors” réalisé par Headbangers Records, le label hollandais du légendaire Patchman Marco. Bref, ce sera immanquable !

MiB : Que peuvent attendre les fans de l’expérience Destrukt live ?

T. Karburator : Notre musique a beaucoup de facettes. C’est ce qui rend nos shows très intenses. Nous avons des morceaux ultra-rapides, d’autres relativement lents (comme un de nos morceaux favoris du public “The Witch”). Nous soignons aussi notre apparence et notre jeu de scène. On nous compare souvent à Hellhammer, par exemple. Comme la musique est variée, cela scotche généralement l’audience sur place. A moins d’être un fan de Black Metal hipster dépressif, notre son passe bien et on passe généralement un très bon moment en notre compagnie (rires) !

MiB : Pour terminer : Y a-t-il une question spécifique que vous auriez aimé que je vous pose et que j’ai oublié ?

T. Karburator : Il y a déjà eu beaucoup de questions je pense, mais je peux finir sur ces quelques mots. Pour persévérer dans ce milieu, il faut quatre choses : de la volonté, du talent, de l’humilité et une bonne dose de sympathie. En gardant cette attitude, personne ne te traitera comme rip-off, un poseur ou pire. Et quand on est juste fan, alors on se doit d’aller aux concerts et d’acheter les disques. On se voit donc le 29 Septembre au No Compromise, ou sinon… en Enfer !

Tous les détails concernant la prestation de Destrukt sont disponibles sur le
site officiel
et sur l’
Event Facebook

du No Compromise Metal Fest
.

Destrukt sur la toile :
Facebook

Retrouvez ici nos interviews découvertes de
Naked Evil
(Belgique),
Turbocharger
(Suède),
Hellripper
(Écosse),
Sacrifizer
(France) et
Tyrant’s Kall
(Belgique).

La sixième édition du No Compromise Metal Fest se déroulera le samedi 29 septembre 2018 à Chapelle-lez-Herlaimont (Le Cercle, Rue du Monument 4, 7160 Chapelle-Lez-Herlaimont)

Le prix des tickets a été fixé à 25,00 EUR en prévente et à 30,00 EUR à l’entrée le jour même.

Pour toute information ou précommande, contactez l’organisation à l’adresse suivante :
perseverance@scarlet.be
ou consultez sa page
Facebook
!

Les groupes à l’affiche sont :

Denial Of God


Solstice


Turbocharged


Rust


Hellripper


Maligno


Destrukt


Vultures Vengeance


Tyrants Kall


Sacral Night


Naked Evil


Sacrifizer


Nekkromaniac

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