Marble Sounds au Bota : Ready to travel

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C’est avec une fierté non dissimulée que Pieter Van Dessel et ses camarades de Marble Sounds se sont produits à la Rotonde du Botanique ce mercredi 26 septembre. L’objet de leur visite ? La présentation de leur nouvel album, “The Advice To Travel Light”.

Un conseil qu’a visiblement du mal à suivre Moonboat, le groupe choisi pour assurer la première partie. En effet, une bonne demi-douzaine de claviers ou instruments apparentés trônent aux extrémités de la scène, conjointement actionnés par les deux musiciens qui entourent la tête pensante du projet, Michaël Lamiroy. Multi-instrumentiste de son état (on l’a notamment aperçu au synthé dans Tin Fingers et au violon au sein de School Is Cool), il va cette fois se concentrer sur le chant et la guitare.

Doté d’une voix androgyne, il pose les bases de longues pièces (6 titres en 36 minutes) qui se développent à un rythme de sénateur avant de devenir prenantes par moments. Il manque toutefois un bon coup de batterie pour les envoyer dans la catégorie supérieure alors que les bidouillages électroniques à la Radiohead circa “Kid A” n’apportent pas l’effet escompté. Ceci dit, leur acoustico-expérimental dernier titre illustrerait à merveille un western futuriste.

Si la réputation de Marble Sounds n’est plus à démontrer au nord du pays, il en est autrement dans la partie francophone. La langue de Vondel sera d’ailleurs omniprésente dans les couloirs du Botanique ce soir. Ils ont tout récemment publié leur quatrième album, “The Advice To Travel Light”, surfant sur la vague pop mélancolique du précédent, le très abouti “Tautou”, curieusement ignoré jusqu’au dernier titre des rappels.

Entamée sur un mode retenu au son de “Fire In The Lake” qui permettra à Pieter Van Dessel, le chanteur barbu timide et réservé de se mettre en place, leur prestation gagnera sensiblement en intensité par la suite. En effet, tant la plage titulaire de la nouvelle plaque que le délicat “Speeches” (composé pour sa petite fille) permettront à sa voix proche de cette de Mark “E” Everett (Eels) de prendre le pouvoir. À moins que ce ne soit la choriste arrivée entre-temps sur scène qui lui donnera la confiance nécessaire.

Quoi qu’il en soit, celle-ci viendra enrichir des compositions comme “Smoking Was A Day Job” et la comptine “Leave A Light On”. Bien que mis en avant, ils sont loin d’être les seuls sur la scène de la Rotonde car jusqu’à sept musiciens s’activent dans l’ombre et façonnent l’univers rêveur du groupe. Parmi ceux-ci, pointons un violoniste et un trompettiste dont l’apport sera particulièrement bénéfique sur les intenses “The Summer Of The Sun” et “My Friend”.

“The Advice To Travel Light” ne laisse pas de côté les mélodies entêtantes qui ont fait leur réputation mais leur permet de se lâcher davantage sur scène. Prenons par exemple “Anyhow (Even Now)” et “Keep Repeating” bourré de percussions alors que sur “One Last Regret”, le leader tentera un plan à la Matt Berninger (The National) en terminant le morceau sans amplification.

Lors des rappels, il reviendra d’abord seul sur scène pour un “About You” à fleur de peau avant que le groupe au grand complet ne le rejoigne sur un langoureux “Tout Et Partout” à deux voix dans la veine du titre que Zita Swoon avait enregistré à l’époque avec Axelle Red. Le voyage continue…

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