The Vaccines en mode Combat Sports

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Hyperactifs, les Vaccines le sont assurément. Après avoir assuré avec brio la première partie de Franz Ferdinand à Forest National en février dernier et joué à Rock Werchter en juillet, ils se produisaient ce samedi 20 octobre à l’AB au lendemain d’une tournée des States… C’était également le grand soir pour whenyoung, jeune trio originaire de Limerick désormais installé à Londres qui accompagnent leurs glorieux aînés à travers l’Europe jusqu’à la fin du mois d’octobre. Emmenés par une chanteuse bassiste à la voix criarde et énervée (on pense à Lene Lovich et Ellen Foley), ils maîtrisent déjà parfaitement leur image.

Outre cette dernière qui porte un pantalon en cuir noir et un chemisier rouge pour matcher avec le pied de son micro, les musiciens arborent en effet des combinaisons customisées et leur logo se retrouve décliné à l’infini. Musicalement, on se retrouve quelque part entre les Cranberries et Blondie lorgnant avec insistance vers les eighties, les riffs de guitare bien sentis en sus. “Given Up”, leur prochain EP, sortira le 9 novembre.

Les Vaccines, quant à eux, ont publié “Combat Sports” au printemps, premier enregistrement officiel du nouveau line-up. En effet, depuis la presque fin de la tournée promotionnelle d’“English Graffiti”, le batteur Pete Robertson a quitté le groupe (en bons termes), remplacé au pied levé par le rigide Yoann Intonti (Spector). Mais ils ont également profité de l’occasion pour accueillir à temps plein le claviériste un rien frimeur Timothy Lanham, jusqu’alors fidèle collaborateur de tournée.

Ces deux nouvelles recrues vont officier à l’arrière de la scène, sur une estrade juste devant l’immense logo du groupe dont les paillettes vont briller de mille feux, à l’instar de celles qui émaillent également le kit de batterie. Une ambiance disco que va amplifier la diffusion du “Dancing Queen” de ABBA juste avant la montée du groupe sur scène avec une certaine suite dans les idées puisque c’est “Nightclub” qui ouvrira les festivités, trois guitares en avant (le nouveau claviériste gratte aussi de la six cordes à ses heures).

“Wreckin’ Bar (Ra Ra Ra)” et “Teenage Icon”, balancés sans le moindre répit dans la foulée, étaleront une forme olympique vitaminée que “Dream Lover” accentuera davantage. Justin Young, le regard expressif, sera d’ailleurs particulièrement intenable lors de ses parties sans guitare, arpentant inlassablement la scène en titillant les premiers rangs. À ses côtés, le bassiste Árni Árnason ne décochera pas le moindre sourire alors que le guitariste Freddie Cowan sera pareil à lui-même, triturant son instrument avec acharnement.

À l’exception de l’excellent hit en puissance “I Can’t Quit” en fin de set, les extraits de “Combat Sports”, plus légers et moins percutants, souffleront le chaud et le froid. Si “Out On The Streets” et “Take It Easy” tiennent la route malgré des acrobaties vocales pas toujours maîtrisées, le gentillet “Your Love Is My Favourite Band” s’apparentera à une véritable catastrophe parsemée de soucis techniques, certes indépendants de leur volonté.

Ceci dit, leur éclair de génie sera d’avoir élaboré une set-list sans temps mort qui rendra le public complètement dingue. “Post Break-Up Sex”, toujours aussi efficace, introduira ainsi “Noorgaard” accompagné des premiers pogos mais le triptyque tribal composé de “No Hope”, “I Always Knew” et “If You Wanna” ne trouvera sans doute pas beaucoup d’opposants dans les salles de concert cette année. Ils parviendront même à glisser un inédit, “All My Friends”, emmené par une guitare acoustique à douze cordes dont la structure rappelle “Family Friend”, le titre au final speedé avec lequel ils clôtureront le set principal.

Pour les rappels, Justin Young troquera sa chemise blanche contre un t-shirt à l’effigie du groupe, histoire de promotionner le stand merchandising et d’introduire subtilement le sautillant “Put It On A T-shirt”, ultime extrait bien ficelé de “Combat Sports”. Un autre inédit, “Let’s Jump Off The Top”, bourré de breaks et d’envolées, précédera un “All In White” en crescendo qui ponctuera un set clair, net et sans bavure. Qui prétend que la vaccination devient superflue ?

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