À la gloire de Celeste

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Si vous voulez sentir la Rotonde du Botanique trembler sur bases lors d’une messe aux guitares tranchantes et aux hurlements bien sentis, rendez-vous ce samedi 17 novembre avec les Lyonnais de Celeste qui défendront leur dernier album en date, “Infidèle(s)”. Rencontre par courriels interposés avec Guillaume, le guitariste du groupe. Music in Belgium: Celeste, en quelques mots, c’est…

Guillaume: quatre musiciens, six albums, plus de 300 concerts. Mais avant tout une musique sombre, violente, mélancolique et éprouvante.

MiB: Dans sa description de l’événement, le Botanique indique : sludge, post-hardcore, black metal et doom. Quel est le terme qui vous correspond le plus et comment le définiriez-vous pour un novice ?

G.: Sincèrement, aucune de ces dénominations ne nous correspond vraiment à part entière. C’est en effet une hybridation de tous ces sous-genres du metal et du hardcore, mais ce n’est pas réfléchi en tant que tel quand on compose. Donc ce serait compliqué d’en choisir un en particulier, et encore plus d’en donner ma propre définition. Je pense que les mots employés dans ma première réponse sont une bonne manière d’introduire ce que nous faisons sans jargon.

MiB: Le Botanique n’est pas réputé pour faire jouer des groupes officiant dans votre domaine. Comment avez-vous réussi à convaincre les programmateurs ?

G.: Le mieux serait de poser la question à notre agent, Adrien de l’agence Voulez-Vous Danser! car personnellement, je n’en ai aucune idée. Mais il est vrai que depuis quelques temps, nous ne jouons plus seulement dans des lieux, sur des affiches et des festivals d’obédience métal. Par exemple, ces derniers mois, on a fait des festivals plus éclectiques comme l’Eurosonic, le Printemps de Bourges, le Roskilde Festival. Il faut croire que l’on se mainstreamise

Blague à part, je pense que ce que l’on propose sur scène intrigue les spectateurs au-delà des aficionados de musiques extrêmes, mais également les programmateurs venus d’horizons divers. C’est une véritable expérience à vivre, en dehors des clichés métal/hardcore. En tous cas, on est vraiment ravi de pouvoir jouer dans ce lieu !

MiB: Ce samedi, Sylvaine ouvrira pour vous. Est-ce une suggestion de votre part ? Si oui, comment les présenteriez-vous en quelques mots ?

G.: Il me semble que c’est encore une suggestion de notre booker qui s’occupe également de programmer les concerts de Sylvaine. Pour être honnête, je n’ai pas encore pris le temps d’écouter donc j’aurais du mal à t’en parler. Mais j’ai hâte de découvrir sur scène ce weekend !

MiB: Du black metal chanté en français, ce n’est pas très courant. Était-ce important de vous exprimer dans votre langue maternelle ?

G.: Johan, notre chanteur, a toujours tenu à écrire ses paroles en français car il trouvait contre-nature de devoir s’exprimer dans une langue qui n’est pas la sienne. Cela peut paraître surprenant en effet, mais n’est-ce pas plus surprenant qu’autant de groupes français écrivent leurs paroles dans une langue qu’ils maîtrisent plus ou moins approximativement ? Cela étant, nous ne sommes pas les seuls. Je pense notamment à Alcest, Déluge, Regarde Les Hommes Tomber, etc.

MiB: Quels sont vos souvenirs de salles ou de festivals belges dans lesquels vous vous êtes produits précédemment ? Sera-ce votre première fois à Bruxelles ?

G.: Nous avons déjà joué quatre ou cinq fois à Bruxelles, et à plusieurs reprises au Magasin 4 (ndlr : mais oui, évidemment !). En termes de festival belges, nous avons fait le Ieperfest cet été. Et plusieurs autres salles…

MiB: Votre dernière sortie discographique en date est un EP, “Celeste On Audiotree Live”. Quel était le but du projet ?

G.: Ce n’est pas une sortie à proprement parler. Il s’agit d’un live de cinq morceaux enregistrés à Chicago dans les studios d’Audiotree lors de notre tournée américaine de cet été.

MiB: Mis à part cette tournée, quelles sont vos projets à moyen terme ?

G.: Nous avons encore pas mal de concerts programmés jusqu’au printemps prochain pour continuer à défendre notre dernier album, “Infidèle(s)”, sur scène. On a également prévu de composer un nouvel album, mais notre batteur ayant eu un grave accident de la main, ça ralentit un peu nos projets. D’autant que trois d’entre nous ont des vies professionnelles bien remplies en parallèle, donc ce n’est pas toujours simple de trouver le temps nécessaire.

MiB: Composez-vous avec la scène en ligne de mire ou vous concentrez-vous plutôt sur le format “album” dans le sens strict du terme avec une structure et un ordre bien établi ?

G.: Pour nous, ce sont deux choses bien distinctes. Quand nous écrivons un album, nous ne nous soucions pas des rendus live. On compose des choses qui nous plaisent, tout en essayant de nous renouveler. C’est seulement une fois que l’album est sorti que nous sélectionnons les nouveaux titres que nous avons envie de jouer sur scène et de présenter au public. D’ailleurs, 70% de nos morceaux n’ont jamais été joués en live (ou alors une seule fois) et ne le seront sûrement jamais.

MiB: Il semble que c’est justement sur une scène que votre musique dégage toute sa puissance. À quoi devons-nous nous attendre samedi ? Quid du visuel ?

G.: Du noir, de la fumée, des faisceaux rouges et des flashs de lumière. Ni plus, ni moins. Et nos compositions…

MiB: Un dernier argument pour nous convaincre d’aller à la Rotonde samedi ?

G.: Que vous aimiez ou non les musiques extrêmes, vous allez vivre une expérience dont vous vous souviendrez pour longtemps…


Celeste
se produira donc à la Rotonde du Botanique ce samedi 17 septembre avec
Sylvaine
en première partie. Ceux qui ont envie de tenter l’expérience pour pas un rond peuvent participer à notre
concours
pour tenter de gagner un ticket pour le concert. Bonne chance… et à samedi !

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