Prog…Prog…Prog au Spirit of 66 !

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En effet ce sont trois concerts qui étaient proposés ce jeudi 22 novembre à Verviers avec donc trois formations issues de trois pays différents mais, avec des musiciens communs puisque certains protagonistes ont joué sur deux voir trois prestations scéniques. Trois groupes à l’étiquette “Prog” où on y retrouve quelques belles pointures de ce style musical avec la présence de Sean Timms (Unitopia, UPF, Southern Empire), Guy Manning (The Tangent, Damanek…) ou encore Marek Arnold (Toxic Smile, SSTTGD, UPF, Karibow…) pour ne citer qu’eux, pour une soirée qui devait en toute logique être d’une grande intensité. Mais soyons plus précis et citons clairement les forces en présence avec d’abord le concert de Seven Steps To The Green Door (Marek Arnold) ensuite Damanek (Guy Manning) et enfin pour clôturer l’événement Southern Empire (Sean Timms)…une véritable aubaine pour votre serviteur d’avoir en même temps les trois formations d’autant plus que deux nouveaux albums sont à récupérer pour de futures chroniques ! Lors de mon arrivée sur le coup de 19 heures j’ai déjà la chance de voir Marek Arnold et donc de discuter quelques instants avec lui puis, c’est l’occasion de saluer Sean Timms et Daniel Lopresto (Southern Empire) avant de négocier l’acquisition de CDs pour le site avec Dany Mash (Damanek). S’ensuit les retrouvailles avec quelques bons vieux progueux habitués des lieux, qui n’ont pas non plus manqué le rendez-vous idem, pour certains membres de Prog-Resiste et même un membre d’Arpegia ayant quitté sa France natale pour faire la route vers notre bon vieux 66. Bon sur ce et puisqu’il y a trois groupes, venons-en au premier concert de SSTTGD qui débute donc à 20 heures précise avec une formation emmenée par le prodigieux Marek Arnold figure emblématique du néo-prog allemand, groupe que j’avais vu à Das Rind en Allemagne et qui à l’époque, m’avait laissé le souvenir d’une formation très pro avec une prestation parfaite. Et c’est encore le cas ce soir avec un rendu sonore qui à nouveau voyage à travers les courants, empruntant le chemin du progressif ou du métal mais aussi du jazz, offrant donc un rock-fusion multi-couleurs qui s’ouvre également souvent sur le funk grâce à une orchestration à plusieurs facettes et un travail vocal à deux voix (féminine et masculine). Marek étant je pense un perfectionniste ce dernier propose au public avec l’entière collaboration de son équipe, une mise en place sans défaut où tout roule sans jamais le moindre temps mort ou passage en deçà mélangeant les styles sans aucun à-coup au sein d’une fusion musicale parfaitement maîtrisée où même, le chant joue lui-aussi au chat et à la souris passant du rock au jazz et même au rap !

Line-up :
Marek Arnold (claviers, saxophone et soprano-saxophone)
Ulf Reinhardt (batterie et percussions)
Stephan Pankow (guitares)
Michael Schetter (basse)
Jana-Christina Pöche (chant)
Lars Kehlor (chant)

Seven Steps To The Green Door

Le temps de déplacer ou placer quelques amplis ou instruments, on repart donc de plus belle avec la seconde couche si je puis dire, la prestation scénique cette fois de Damanek formation anglaise articulée autour d’un musicien incontournable du milieu prog qu’est Guy Manning participant à de nombreux groupes ou projets qui s’associe ici au claviériste australien Sean Timms, ce dernier sera d’ailleurs présent sur scène tout au long de la soirée et donc partie prenante pour les trois prestations ! Sinon Damanek nous maintient encore dans une atmosphère de fusion puisque pour la seconde fois, les musiciens vont aussi mélanger les genres et les styles passant bien sûr du rock-progressif au jazz-fusion avec l’intervention des instruments à vent sans oublier ici aussi des relents de funk engendré par une guitare qui se disperse du côté des sons produits. Côté des protagonistes et si la voix de Guy peut paraître quelque peu décalé il n’empêche, que l’homme maîtrise synthés, piano ou orgue et même guitare acoustique, prouvant sans conteste qu’il est un multi-instrumentiste plutôt doué. Belle prestation aussi d’un certain James Capatch (saxophone, soprano-saxophone et flûte) qui colore les compositions par les très beaux sons produits à travers ses instruments cuivrés, un artiste que nous retrouveront ensuite pour le troisième concert. Au final l’ensemble de l’équipe nous offre une seconde salve de compositions multi-facettes où comme pour la première prestation, les musiciens font voyager le public à travers un progressif varié et fouillé reprenant des éléments musicaux de plusieurs courants importants comme le rock, le jazz ou le funk.

Line-up :
Guy Manning (chant, synthés, piano, orgue et guitare acoustique)
Sean Timms (claviers)
Luke Machin (guitares)
James Capatch (saxophone, soprano-saxophone et flûte)
Daniel Mash (basse)
Brody Thomas Green (batterie et percussions)

Damanek

Dernière facette de cette belle soirée et non des moindres, avec la prestation des Australiens de Southern Empire emmené bien sûr par le grand Sean Timms (Unitopia, UPF, Damanek), un concert permettant au groupe d’offrir en version “Live” les quatre magnifiques épiques du dernier album (chroniqué sur notre site) mais aussi les compositions du premier opus sorti en 2016. Un show haut en couleurs porté par une équipe parfaitement prête pour donné un concert à la fois puissant et mélodique grâce, à une maîtrise technique de chaque protagoniste à commencé par le frontman Danny Lopresto qui prend d’assaut le devant de la scène avec un chant décidé et fort, un travail vocal que l’artiste sait aussi modulé en passant de passages plutôt pêchus à des moments plus doux et donc plus mélodiques. Côté musique le rock-progressif proposé est ici chatoyant et varié, oscillant entre force proche du métal et fluidité proche d’un rock-fusion s’étirant vers le jazz grâce aux instruments de James Capactch tout en sachant qu’à chaque instant, la mise en place est digne d’un métronome ! On sent ici comme pour le groupe de Marek un gros travail de répétitions débouchant sur un rendu scénique efficace, qui prend au corps les membres du public, un auditoire conquis dès la première composition tant la musique offerte est instantanément prenante. Bien sûr Sean montre une grande aisance derrière ses claviers jonglant entre les sons de synthés, piano et orgue mais il est aussi présent pour participer aux chœurs puissants à trois voir quatre voix, ces derniers étant aussi une marque de fabrique du groupe, me rappelant bien évidemment des grandes formations comme les Flower Kings ou Spock’s Beard. Au final Southern Empire clôture cette magnifique soirée par un troisième et dernier concert parfaitement réussi pour une formation, qui a su prouver sa vraie valeur et sa capacité à transcrire sur scène ses magnifiques compositions studios ! Prog…prog…prog, soirée trois fois réussies en fait pour tous les chanceux présents ce jeudi soir à Verviers.

Line-up :
Sean Timms (chœurs, synthés, piano et orgue)
Danny Lopresto (chant et guitare)
Cam Blokland (guitares)
Jez Martin (basse)
Brody Thomas Green (batterie et percussions)
James Capatch (saxophone, soprano-saxophone et flûte)

Southern Empire

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