Le dernier album de KILLING JOKE

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Killing Joke : “killing joke” (Zuma recordings, 2003) Album éponyme pour Killing Joke, comme l’était leur tout premier album en 1980. Faut-il y voir une volonté d’insister sur le fait que la reformation du line-up originel (Jaz coleman, Geordie,Youth et Raven) rejoint par l’inattendu Dave Grohl (Nirvana, Foo Fighters) marque un nouveau départ ? Je l’ignore, mais ce qui est certain, c’est que ce nouveau CD est un sacré coup de marteau dans la gueule comme on aimerait s’en prendre plus souvent.

Point de vue musique, on se situe dans la lignée des albums précédents « pandemonium » et « democracy » : c’est à dire un rock très sombre et très dur, où Jaz Coleman montre qu’il n’est pas question pour lui de s’assagir avec l’âge… C’est probablement ce qui fait une bonne partie du charme de la blague tueuse : Killing Joke ne calcule pas, mais fonce tête baissée et guitares dans le rouge. Là où, par exemple, Marilyn Manson calcule soigneusement chaque geste, chaque note et ne laisse rien au hasard (ce qui n’est d’ailleurs aucunement un reproche), la bande à Coleman marche à l’instinct pur.

Cette attitude radicale a donné des sommets (« night time » en 1985 ou « pandemonium » en 1994, mais aussi ses moments pénibles, limite ridicules (« outside the gate » en 1988). Alors oui, on trouvera sur cet album les qualités et les défauts propres à Killing Joke : quelques moments plus lourdingues, où la basse caverneuse, la voix incantatoire et la guitare grasse se font assez indigestes (« you’ll never get to me » ou « implant »), mais aussi des passages saisissants qui vous collent le frisson comme Manson ou Linkin Park ne parviendront jamais à le faire (la plage d’ouverture « the death & resurrection show », qui est ce que j’ai entendu de plus impressionnant depuis des lustres, « total invasion » ou le single « loose cannon »).

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