The PRETTY THINGS au Spirit, la claque !

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Mamma mia, quelle claque mais quelle claque les amis!
Je n’en reviens toujours pas, il est 2 heures du matin et c’est les oreilles pleines de la musique des Pretty Things que je vous écris cet article (ne m’en veuillez donc pas si je suis un peu trop subjectif).
Phil, Dick, Wally, Jon, Skip, Frank et Mark ont littéralement assommé le public du Spirit of 66 en cette soirée du 10 octobre. Ils ont swingué et groové comme ce n’est pas permis durant tout leur show, je devrais dire leur PERFORMANCE car c’est bien de cela qu’il s’agit… les Pretty Things sur scène, ce sont de véritables performers, rien de moins. Ceux qui m’ont déjà lu savent combien j’adore ce groupe et savent aussi que je n’avais pas eu la chance de les voir suite à différents impondérables durant ces 25 dernières années et je dois avouer que j’ai pris une véritable leçon de la part de ces gars. J’ai eu la chance (l’honneur!) de sympathiser avec le guitariste Frank Holland (hi man, you’re the greatest!) après le concert et il m’a confié qu’ils se donnaient toujours à fond lors de chaque gig, que tout cela n’était que pure passion, amusement et amour du public… quelle véritable leçon d’humilité! (quand je pense qu’un jour Billy Cobham m’a dit qu’il ne jouait que pour lui-même et pour personne d’autre! on a envie d’ériger un monument à la gloire des Pretties et de brûler tous les disques du Bill…). Comme quoi les vraies stars ne sont pas celles qu’on croit…

Le concert a débuté (tard!) par la présentation humoristique du groupe par leur manager/producteur/percussionniste de luxe, j’ai nommé sir Mark St john. Tous les musiciens étaient vêtus de costards noirs, chemises blanches et cravates noires, la classe… tout simplement.

Un “Don’t bring me down” de bon aloi a mis directement tout le monde d’accord, les sixties… ça “swinguait” terrible! Même si Dick Taylor a l’air de Monsieur Tournesol qui serait devenu rocker, il sait tirer le meilleur de sa “psychetelecaster” comme personne d’autre et manie le bottleneck avec un brio hors du commun; Phil May est toujours un aussi grand chanteur et ne se gêne pas pour prendre son pied sur scène et rigoler avec le public (certains jeunes groupes feraient bien d’en prendre de la graine d’ailleurs); Jon Povey triture son harmonica comme un dieu du blues entre deux prestations aériennes aux claviers et n’arrête pas de lancer des vannes aux autres entre les morceaux (tout en pratiquant une auto-dérision pleine d’humour); Skip “the Viking” Alan martèle ses “drums” comme un forcené pour assurer un tempo pas piqué des vers tout en modulant sa frappe pour les morceaux plus raffinés issus du chef-d’oeuvre “S.F. SORROW” – il nous a gratifié d’un “Route 66” endiablé et nous a fait la démonstration qu’un showman de la trempe de James Brown est né en ce 10 octobre 2003 (c’est lui qui chantait (éructait?) pendant que Mark St John était aux drums, Skip a terminé en martyrisant son gros tom sur le devant de la scène comme Hendrix le faisait avec sa guitare… enfin presque, j’en rajoute un peu ici mais c’est simplement pour vous faire ressentir le fun qui s’est dégagé lors de ce passage fou, tout le monde criait et tapait dans les mains, on se serait cru à un concert de Slade en 72!); Wally Waller a assuré tout le show derrière ses lunettes noires et a laissé sa basse pour interprèter à la guitare acoustique un “In the Square/The Letter” du meilleur cru; Frank Holland a brillé de mille feux durant tous ses soli de Stratocaster et a ravi la gent féminine présente par son physique élancé à la Brian May (ou Michel Preudhomme selon certaines!); le tout était agrémenté par les percussions efficaces de Mark St John et les choeurs éthérés de Jon, Frank, Wally et Phil.

A les voir tous s’amuser (oui, S’AMUSER!) sur scène, on a pris notre pied sur (entre autres): Don’t Bring Me Down, Midnight to Six Man, Baron Saturday, Vivian Prince, Hoochie Coochie Man, Route 66 (mémorable grâce à Skip – Thanx again man!), et Rosalyn en finale.
Voilà, pour ceux qui y étaient ce fut une soirée inoubliable en compagnie de ces véritables “seigneurs” du rock que sont les Pretty Things, et pour les autres…vous saurez ce que vous devrez faire la prochaine fois qu’ils viennent.

Vive les Pretty Things, l’essence même du rock and roll! Et puis, j’ose le dire, tant pis si vous n’êtes pas d’accord avec moi, c’est LE MEILLEUR GROUPE DE ROCK DU MONDE, na!
Je persiste et signe, je m’appelle El drummer.

2 pensées sur “The PRETTY THINGS au Spirit, la claque !

  • octobre 13, 2003 à 19:42
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    Tout à fait d’accord avec toi ! C’est un groupe très sous-estimé qui vaut largement les Stones. J’ai eu la chance de les voir à l’Ancienne Belgique le 24 juin en première partie de Bill Wyman & The Rhythm Kings et ils m’ont plus impressionné que les vedettes. Quelle pêche ! Ils donnent l’impression de s’amuser sur scène. La salle du Spirit DEVAIT être pleine à craquer et on était loin du compte. Encore une injustice !

  • octobre 13, 2003 à 23:01
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    C’est véritablement une injustice, je ne comprends pas pourquoi ils n’ont jamais eu la reconnaissance qu’ils méritaient. Et pourtant Piero Kenroll faisait tout ce qu’il pouvait pour qu’ils aient au moins cette reconnaoissance chez nous mais même lui n’y est pas arrivé.
    Je crois que les Pretties seront toujours maudits, heureusement qu’ils ont des fans indécrottables comme nous et qu’ils nous donnent autant de plaisir!
    Malheureusement on ne refera pas l’histoire et je ne pense pas qu’ils soient affligés par cet état de choses autrement il y a longtemps qu’ils auraient arrêté.
    Vivement qu’on les revoie bien vite.
    Keep on rocking.

    Pascal

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