PHOENIX aux Nuits du Botanique, vendredi 7 mai 2004

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Le drôle d’oiseau Phoenix en transit dans les Grandes Serres du Botanique. La France aurait-elle trouvé la recette miracle pour exporter sa scène rock? Au vu de la prestation de Phoenix ce vendredi soir, on a aucune peine à le croire.

Versailles, son château, demeure des rois de France, et depuis peu, véritable terreau pour groupes en essor. On ne sait pas l’air qu’il y fait là bas, mais ce qui est certain c’est que cette ville plutôt tranquille des Yvelines est en passe de devenir un Memphis sur Seine, grâce à deux groupes, Air et Phoenix, qui viennent contredire l’adage selon lequel la scène musicale française ne peut avoir de succès qu’au sein même de l’Hexagone.

Rien ne permet d’affirmer aujourd’hui que le dernier opus de Phoenix se vendra à des centaines de milliers d’exemplaires. Mais leur prestation scénique vient renforcer l’impression de maturité musicale qui ressort de l’écoute de leurs albums. Il est difficile de ranger Phoenix dans un genre à part entière. En attaquant leur concert bruxellois avec le bijou “Too Young”, on pense à Prefab Sprout, avec ces notes de synthé et ce refrain si accrocheur. Le reste emprunte largement aux eighties, au rock progressif, voir à un rock plus foutraque (“Party Time”). Les changements de tempo étonnent et provoquent des clameurs dans le public, où la gente féminine occupe une place non négligeable.

Une version acoustique de “Everything is Everything” en rappel viendra clore un set magistral d’environ une heure et demie où le chanteur donnera le micro au public pour le refrain, et terminera la soirée par un gentil compliment: “Bruxelles a une jolie voix!”.

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