Sacrée Nuit, 12 mai

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Evènement archi sold out depuis plusieurs mois, la Sacrée Nuit a rempli sa mission, même si la foule était trop nombreuse pour voir certains concerts dans de bonnes conditions. A moins d’être un sprinter mélomane ou d’être doué d’ubiquité, il était impossible de voir et d’entendre tout le monde ce soir-là.
Comme on pouvait s’y attendre, les groupes en tête d’affiche étaient placés en fin de soirée et se partageaient les Grandes Serres ou l’Orangerie.

Showstar fait son effet, avec son chanteur à lunette et son rock bien ciselé, agressif juste ce qu’il faut.

Plus tard, il fut impossible de pénétrer dans l’Orangerie pour entendre Girls in Hawaii, que tout le monde attendait avec impatience. Nul doute que le groupe le plus hermaphrodite du royaume a réussi à faire franchir le mur du son au public, avec leur écolo-pop chatoyante toute en finesse.

Dans les Grandes Serres, Ghinzu, deuxième gros concert de cette soirée, en impose, et se met d’emblée le public dans la poche avec leur single “Blow”.
Plus tôt, dans ce même endroit, on avait pu entendre Jeronimo et son rock sombre et militant.

Le liégeois a cependant tendance a trop se transformer en clone de Rage Against the Machine, avec des textes simplistes (“fuck you”, “peur des américains”). Rien ne décolle vraiment, et l’ensemble nous parait un peu daté et lourdingue. A quand un nouvel album en rupture avec tout cela qui explore d’autres territoires musicaux? Bien sûr, les fans purs et durs sont toujours là et apprécient, mais il serait temps de passer à autre chose.

Enfin terminons par le début: c’est dans la Rotonde qu’on aura pu apprécier les artistes moins connus. Cloé du Trèfle, venue présenter son album “Sapristi”, passe de piano à guitare et inversement, avec des ballades à mi-chemin entre Yann Tiersen et Vincent Delerm, et des projections en arrière-plan en parfaite adéquation.

En conclusion, que dire du transfert des Nuits du Bota au Printemps? Question température extérieure, on ne s’y retrouve pas: il a fait en ce début mai aussi frais qu’en septembre. Le rêve serait d’avoir un festival d’automne et un de printemps. La programmation de cette année était variée et riche en styles différents. Pourvu que ça dure…

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