IOMMI with Glenn HUGHES – The 1996 Dep Sessions

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En 1986, Tony Iommi, le guitariste originel de Black Sabbath, démarre l’enregistrement d’un album solo pour lequel il fait appel à Glenn Hughes, l’ex-bassiste-chanteur de Trapeze, Deep Purple, Hughes/Thrall. Suite à une forte pression de la maison de disque, au lieu d’un album solo de Iommi et malgré son désaccord, celui-ci devient un album publié sous le nom de Black Sabbath featuring Tony Iommi. Cet album intitulé « Seventh Star » est, à mon sens, excellent ; Tony Iommi n’a jamais joué aussi finement et ses compositions sont d’un haut cru tout comme le chant d’un Hughes tout bonnement exceptionnel. Une tournée américaine est immédiatement programmée mais Hughes, encore mal remis de ces abus et toujours en cure, s’effondre après quelques concerts. Il est immédiatement saqué et remplacé par le regretté Ray Gillen.

En 1996, Glenn Hughes, qui n’a véritablement redémarré sa carrière qu’au début des années 1990 après avoir chassé ses vieux démons, retrouve Tony Iommi pour enregistrer. Les deux hommes sont réconciliés. Seulement, peu de temps après, Tony Iommi se retrouve à nouveau dans une Xième reformation de Black Sabbath et ces enregistrements sont mis sur le côté.

En 2004, ces sessions qui n’ont jamais vraiment été finalisées sont enfin publiées après un nettoyage nécessaire des bandes. Cet album sort sous le titre « The 1996 Dep Sessions » enregistré sous la dénomination de Iommi with Glenn Hughes.

Si cet album n’a pas la finesse de l’opus de 1986, il est malgré tout de bonne facture. Le chant de Glenn Hughes, particulièrement puissant, se rapproche de ce que l’on retrouvera sur son album solo « Addiction » de la même année. Il y est également à la basse et a participé à la totalité des compositions avec Tony Iommi.

Le jeu parfois très lourd de Iommi respire Black Sabbath mais le chant de son compère en affine les effets tout en y accélérant souvent le tempo. Le jeu de Iommi n’a jamais été d’une technique époustouflante mais les ambiances qu’il parvient à créer sont sa marque de fabrique.

Dave Holland, l’ex-collègue de Hughes dans Trapeze était à la batterie lors de l’enregistrement d’origine mais y a été carrément gommé pour être remplacé par l’excellent Jimmy Copley que j’avais personnellement vu au Spirit lors d’un concert Classic Whitesnake.

Les trois claviéristes mentionnés comme ayant participé à l’enregistrement n’apparaissent quasiment pas et ne manquent pas à l’ensemble (Don Airey, Geoff Nicholls et Mike Exeter).

  1. Gone
  2. From Another World
  3. Don’t you tell me
  4. Don’t drag the river
  5. Fine
  6. Time is the healer
  7. I’m not the same man
  8. It falls through me

Sur ces huit morceaux, tous sont donc hautement recommandables si ce n’est « Fine » que je trouve franchement mauvais.

A quand une tournée avec cet album comme excellente base ?

JPS1er

www.iommi.com
www.glennhughes.com

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