Concert du Mike TRAMP BAND ce 27.10.2004 au Spirit

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Le danois Mike Tramp rencontra un succès certain dans sa carrière puisque White Lion, dont il était le vocaliste, classa pas moins de quatre albums dans le Billboard 200 de 1987 à 1991, année de la séparation de ce groupe qui s’était formé en 1983. Je me dois d’avouer que je ne me suis jamais intéressé à ce groupe, probablement aussi parce que je suis de la génération précédente à ce style de Hard-Rock (Deep Purple, …). Par contre, j’ai découvert Mike Tramp par son album « Recovering the Wasted Years » publié en 2001 et que j’avais trouvé plutôt intéressant : bonnes compositions, bon chant et bons musiciens. Plusieurs belles pièces de ce CD ont d’ailleurs été jouées (« Always Tomorrow », « Mr. Death », « If It Ain’t Gonna Rock », « Don’t Take my Rock’n’Roll »). En tout cas, ce CD m’avait suffisamment plu que pour avoir eu envie d’aller voir cet artiste lors de son passage au Spirit à l’époque. Pour diverses raisons, j’avais du annuler au dernier moment.

Il était accompagné ici par le guitariste texan Lance Keltner que j’avais déjà vu, sous son nom, au Spirit, il y a quelques années. En fait, le concert avait été plutôt mauvais, Lance Keltner ne semblant pas de très bonne humeur et la sono étant particulièrement mal règlée (Francis Geron n’était pas à la console). Par contre, son chant très pointu et son jeu de guitare bien tranchant avait attiré ma curiosité. Son album « Empty V » (amusant, non ?), publié en 1999 et produit par le célébrissime Andy Johns, confirma bien cette forte impression de qualité.

Mais malheureusement, en fait, ce dernier mercredi, ce concert m’a franchement déçu : trop bruyant, trop peu varié, trop banal ; bref, une mayonnaise avec de bons ingrédients mais qui n’a bien pas pris ce jour-là. Dommage !

Mike Tramp est très sympathique mais vraiment très bavard (une grosse clapète comme on dit à Verviers). Sa présentation des musiciens lors du dernier morceau avant les deux rappels en fut un sommet : épuisante, tirée en longueur, interminable, chargée de mots superflus (« Chante ! » criait mon voisin qui semblait pourtant un inconditionnel). Et pourtant le morceau qui soutenait cette présentation était excellent dans sa version CD (« Don’t Take my Rock’n’ Roll », je pense). Malgré tout, cette voix chaude est excellente et son potentiel n’est pas à prouver. Par contre, sa guitare ne lui sert vraiment qu’à occuper ses mains.

Lance Keltner était complètement dans un rôle d’accompagnateur : il n’a jamais chanté qu’en appui et s’est exprimé modérément en solo, ce qui m’a aussi déçu. Bref, je l’ai trouvé sous-utilisé. Malgré son air naturellement méchant, il était plutôt souriant et cette fonction de second ne semblait pas lui peser.

Les deux autres musiciens présents ont rempli leur contrat avec beaucoup de compétences et de talents : Kasper Foss à la batterie et Claus Langeskov (à confirmer) à la basse et aux chants.

L’équivalent d’une petite demi salle (au pif) constituait l’assistance et était composée d’une proportion de femmes plus élevée que d’habitude (bizarrement ??). Le concert, qui avait commencé vers 20h45, s’est terminé vers 22h45 après deux rappels très moyens, sans grosse insistance ni du public, ni de Francis Geron qui n’était pas à la console. Il ne la rejoignit qu’au moment des rappels pour quelques « Ekwès ! » bien peu convaincus et reflètant bien peu de passion pour ce concert.

Enfin, on ne va pas pleurer (tchoûler en Wallon du cru), surtout avec les concerts annoncés pour le mois prochain. Personnellement, j’insisterais plus particulièrement sur :

  • The Mahavishnu Project qui devrait jouer le fantastique matériel créé par John McLaughlin à l’époque du premier Mahavishnu Orchestra qui comprenait également les virtuoses Jan Hammer, Jerry Goodman, Billy Cobham et Rick Laird (voir ma biographie sur MiB) ;
  • Le Cyril Achard Jazz Trio dans un hommage accoustique (et sans clavier) au claviériste Herbie Hancock (John McLaughlin s’était déjà essayé à cet exercice avec la musique de Bill Evans) ;
  • Le sublime bassiste Alain Caron que l’on a pu voir au Spirit l’année dernière avec le guitariste Mike Stern (voir ma chronique sur ce site) et qui vient de publier un nouvel album ;
  • Ozric Tentacles, les successeurs du Gong de l’époque de Steve Hillage, dont j’espère que la sono sera meilleure que la dernière fois ;
  • La Maschera Di Cera, une véritable découverte pour moi l’année dernière au Spirit (voir mon compte-rendu sur MiB).

    A plus.

    JPS1er

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