Johnny WINTER… la fin d’une légende ?

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Il y a un peu plus d’un an, j’étais très fier d’exhiber mon ticket pour un futur unique concert belge d’une légende du blues-rock: Johnny WINTER.

Fidèle auditeur du Doc. (Dr. BOOGIE, vous savez…), j’espérais secrètement que Walter se trompait lorsqu’il doutait de la venue réelle du vieux texan tatoué ! Mais malheureusement, il avait vu juste et le concert a été annulé.

Je perdais ainsi ma dernière chance de voir Winter en concert. Ma déception était d’autant plus grande que je suis venu au Blues et à la Boogie-music en passant par Johnny Winter et en venant du Hard !

Sa santé selon les rumeurs est très mauvaise.

En surfant sur différents sites musicaux (oui oui, il y a aussi d’autres bons sites, y a pas que MiB !), j’ai l’attention attirée par un article titré: Festival de Montereau Confluence 2002.

Et là, les craintes se confirment, la légende s’éteint peu à peu, à bout de souffle, malgré ses 58 ans (Winter est né en 44), donc super jeune pour le blues !

Le Doc. avait déjà mis en garde les auditeurs sur la médiocrité probable de la prestation si le concert belge devait avoir lieu…

Mais lisez plutôt le compte rendu de 2 chroniqueurs français de l’Oreille Bleue (loreillebleue.free.fr):

Pascal HERNANDEZ écrit…

“J’avais bloqué la date du 14 juillet sur mon agenda avec cette note – A N’ANNULER QU’EN CAS DE GUERRE NUCLÉAIRE -. Il faut dire que l’affiche présentait une légende du Blues-Rock…

…Lors du changement de plateau (NDLR: c’était POPA CHUBBY qui précédait), l’ambiance des lieux a commencé à changer, les gens à se tasser devant la scène, à rechercher les meilleurs places pour voir et entendre la légende. Tous les visages se tournent vers la scène et là, une chape de plomb est tombée sur Montereau: un vieillard tremblant avec une canne, soutenu par un road, vient s’asseoir sur la chaise à gauche de la scène.

On lui donne sa guitare, on lui branche sa guitare, sa jambe droite et son bras droit sont agités par ce qui ressemble fort à du Parkinson: L’albinos flamboyant n’est plus que l’ombre de lui-même. Son jeu de guitare l’a aussi quitté et ses tremblements augmentent le nombre de ratés.

L’assistance est sous le choc, après les applaudissements entre chaque titre le silence s’installe. Il a repris quelques morceaux du “Live in NYC 97″ mais la ressemblance s’arrête là. Nous sommes repartis avec le sentiment d’avoir fait une visite à un vieil ami malade, je ne suis pas déçu, je suis triste.”

Pascal RIGAULT écrit…

“Déconvenue pour ceux qui espéraient découvrir l’albinos flamboyant. Un vieil homme chétif et épuisé, dévasté par de nombreux problèmes de santé, livre dans un dernier souffle de vie, son blues chancelant et précaire.

Ephémère et fragile, comme un papillon aux ailes brisées, il ponctue ses titres hésitants de poignants – GOD BLESS YOU… I LOVE YOU – .

Au terme d’une prestation médiocre, que faut-il en retenir ?

Les quolibets des railleurs (Johnny, on t’a connu plus en forme…), les fâchés clamant: quelle escroquerie !, les indignés de l’exploitation humaine…

A l’issue du spectacle bouleversant, seuls les authentiques bluesmen respiraient profondément… le Blues !

A TA SANTÉ… GOD BLESS YOU TOO, JOHNNY.”

A la lecture de cet article, je ne peux qu’être moi-même fort attristé de cette nouvelle, mais heureux de ne pas avoir vu Winter affaibli et je préfère me faire l’image de l’homme de la grande époque, époque où il remplissait les stades, époque où je ne l’ai malheureusement pas vu mais il reste une discographie énorme pour se faire une raison…

BYE BYE JOHNNY !!

Dominique LEBON

DOMY

(D’après les chroniques de P. Hernandez et P. Rigault sur MONTEREAU 2002 sur l’Oreille Bleue).

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