Soirée Prog-Résiste au Spirit ce 29.05.2005

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Pour les responsables du magazine Prog-Résiste, l’organisation de cette soirée avait clairement pour but de donner la possibilité à tous ses abonnés de se rencontrer dans le cadre du dixième anniversaire de la fondation du magazine. En outre, dans cet esprit, chaque abonné pouvait se faire rembourser son billet d’entrée. A cela s’ajouta encore le fait que, dans les prochains jours, le Spirit of 66 fêtera également ses dix années d’existence. Inutile de dire que les chroniqueurs du magazine s’étaient déplacés en nombre et que certains, l’ambiance aidant, étaient plus que guillerets. Le premier étage était consacré à la vente de CDs par le spécialiste du Progressif, le désormais célèbre Georges de Shop 33 avec son accent flairant le Sud.

Deux concerts étaient programmés.

Après un cours préambule de Gilles Arend expliquant le pourquoi de la fête, le groupe hollandais Plackband débutait vers 19h30. Cette formation constitua une bonne entrée en matière dans un style Progressif plutôt classique avec de bonnes compositions. Le chanteur Koos Sekreve (ne pas prononcer à la française) ne manque pas de coffre et étonne par sa voix à rapprocher de Iggy Pop ; le guitariste Ronald Brautigam, bien tranchant, rappelle également Steve Howe et, surtout, Trevor Rabin. Il mène la danse avec le claviériste Michel van Wassem dont les magnifiques envolées foutent le frisson. Tout cela est appuyé par un excellent duo rythmique composé du bassiste Albert de Keijzer et du batteur Tom Van der Meulen.

A la fin du set, Pierre Romainville, qui fera parfaitement office de « Maître de Cérémonie », intervient et présente le morceau suivant comme une surprise et un hommage. C’en est réellement un, car Plackband démarre alors une belle pièce de Pierre Rapsat, « L’Enfant du 92ème », sorti en 1977 sur l’album « Je suis moi », splendidement interprétée, par Koos Sekreve, dans un Français quasiment parfait, ce qui n’est pas évident pour quelqu’un qui ne parle pourtant pas la langue de Voltaire. Un grand moment d’émotion pour Francis Géron, plus particulièrement, qui a longuement côtoyé Pierre Rapsat.

Après un intermède d’une trentaine de minute et un trop court passage de l’excellent guitariste de Ken’s Novel, Eric Vanderbemden, présent par sympathie, apparaissent les Italiens de Mangala Vallis qui enflammeront littéralement la salle du début à la fin de leur prestation avec leur Progressif sophistiqué, dans la veine de Gentle Giant, Marillion, Genesis, mais à la sauce italienne, donc particulièrement chaleureux. Une paire de guitaristes en parfaite symbiose, alternant rythmiques et solos, un claviériste inspiré, une rythmique puissante marquée par un batteur majestueux et percutant et par un bassiste bien carré ; et, venant se greffer là-dessus, un chanteur immense avec une voix bourrée de trémolos et capable de prouesses vocales qui frôlent l’imaginable. C’est après deux rappels que le groupe, épuisé, clôturera vers 23h30. J’espère pouvoir parler de leur nouvel album prochainement et, dans la foulée, de ces musiciens exceptionnels, découverts ce soir-là.

Moult détails et photos sur cette inoubliable soirée devraient rapidement paraître sur le site de Piero Romainville.

C’est lors des quelques paroles finales que nous apprendrons que Francis Géron repartirait bien pour dix nouvelles années de Spirit of 66. Personne ne s’en plaindra !

JPS1er

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