BACKDRAFT A VERVIERS LES DRAKKARS SUR LA VESDRE

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SPIRIT OF 66 Tuesday sept. 3/2002 : BACKDRAFT yyyyyeeeeahhhhh !!!!

Initialement prévu ce trois septembre, RAGING SLAB a dû déclarer forfait (le dollar qui monte, l’avion qui ne descend pas, bref, la m…) mais ce n’est que partie remise puisqu’on nous les promet, au Spirit toujours, le 18 octobre (un vendredi en plus, correct non ?). En lieu et place du band new-yorkais, c’est un raz de marée viking qui a débarqué à Verviers que nous ne sommes pas près d’oublier, je peux le jurer.

Backdraft, puisque c’est d’eux qu’il s’agit est un groupe suédois plutôt « ragin » que « fjord », pas trop « sverige » quoi, disons destroy, qu’émets-je comme idée ??? Assez-fort-très-beaucoup-presque-totalement hardeux (ou par quatre d’ailleurs)… genre Black Oak Arkansas qu’aurait couché avec… « Skynfootchet » ou « Mollynyrd », (oui je sais… les jokes à dix balles c’est ma spécialité).

Toujours est-il que ce combo ravageur à fait monter la température de quelques degrés au pays de la tarte au riz et esquinté au moins un quart du reste de nos capacités auditives déjà largement dans le rouge (mais c’est si bon quand ça turgesce…).

Le look plus Top que Zee Zee, dégaine supersouth, les dents autour des cordes (ou l’contraire), nos gaillards ont d’emblée cadré le sujet. Pas moyen de se gourrer, la canarde et le blitz étaient convoqués pour s’expliquer en ce trois septembre sulfureux.

C’est le genre de ménapiens qui ne se prennent pas la tête, à la devise on ne peut plus parlante : « live your life to the fullest and have a beer or twelve » ! Et j’ajouterais : GO, GO, GO !!!

Eh ben, pour y être allés, on y est allés hein les gars ! Pas pour rien que leur album 2001 a été présenté comme album de l’année dans le genre terminator hillbilly.

Rob the Slob (Johansson pour la police) à la Gibson, Mad Rydstrom basse et chant, Jonas Ahlen aux grands vocals, Niklass Matsson aux drums et David « Snejken » Nordlander, Ibanez(77)-for-ever nous ont mis un de ces bastons !!! Je parie qu’on a dû remplacer le sismographe de l’IRM à Uccle !

Il me faut avouer honteux et confus que je ne connaissais même pas leurs CD’s (quatre en tout dont trois demos) mais au fond, est-ce bien l’important ? Quand des mecs baraqués comme des Wurlitzer en folie déboulent à cheval sur les manches de guitares, animés des meilleures intentions d’en découdre avec nos tripes et nos tympans, le pied calé sur les wah wah, les sticks passés à travers les cymbales et la grosse caisse montée sur un trampoline, t’as plus qu’à faire un triple salto arrière en criant « Djizussecraiiiiyyyysssstttt-that-s-the-best » !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Pas compliqué le rock and roll, je le dis toujours, trois guitares, une batterie, un chanteur, cinq paires de tagadatsouintsouin and that’s all !

Only R & R’ guys et ne nous emmerdez pas, les pincés du bon chic bon genre aux émois vaporeux et aux branlettes zizicales chaudbiziennes !!! Arrêtez de nous faire tartir les délurés des touchettes ivoirées tripoteurs de nonotes-à-la-va-comme-je-te-house, scratcheurs de basses caillées pour pissotières insalubres. Manquerait plus qu’ils pètent, les coincés, tiens !!!

Je sais, j’en remets, mais faut voir cela mentalement hein les gars (pas sur la tête, non pas sur la tête !!!) C’est du style quoi (pas classe mais j’essaie…). Et puis bon on est dans le rock and roll ou m… !? J’ai pas dit « rauque-haine-rôle » hein… mais good old R’& R’, that’s what we like…

Alors, après le quart d’heure académique (because une corde de basse cassée) on démarre sur les bitos de rondelle (traduisez : les chapeaux de roue).

Les deux premiers titres sont des modèles du genre. Je les recommande à tous les groupes qui essaient de gratouiller pour devenir quelqu’un. Ca c’est du style à décourager les néophytes. “Convoy” et “Wicked Man” (album “Here to save you all”2001) méritent le déplacement. On sent que le band les connaît à fond et ça passe super bien. Rien à jeter, carrés, expressifs, accrocheurs, bandants, balam balam et tout, bref en plein dans le mille du rock and roll, ou dans le rock du mille and roll, c’est comme tu veux, en un mot : impressionnants !!!

Première remarque qui a son importance, le groupe ne va aligner que des compositions (hormis le dernier « encore ») : tout l’album 2001 et quelques titres à venir pour le nouvel opus en préparation. Cela mérite d’être souligné dans la mesure où pour un jeune combo, on pourrait imaginer le refuge habituel derrière les covers. Et bien nom, le répertoire de Backdraft est entièrement original, cohérent et hyper-vitaminé.

En effet, c’est en 1998 que démarre réellement l’aventure du groupe, elle est donc toute jeune et dans leurs yeux brille encore cette flamme de timidité sympathique et d’émerveillement surpris devant les réactions enthousiastes du public.

Ah ! Ce public du Spirit ! Faut qu’on en parle vraiment. Dans le créneau rock pur et dur ou dans le blues (que je connais forcément mieux), on a affaire à une véritable bande de connaisseurs, rarement dispersés. Toujours les mêmes quasiment et venant souvent de loin.

Ce soir encore, la garde rapprochée du southern spirit veillait au grain. Le Hollandais volant, Shooting Alan, Jacky la Terreur, Jacques le Sage, Steph, Piero, les The Nanas et tous les autres… Il ne manquait qu’Antoinette (petit coucou d’encouragement) et Rick the Kick. Mais nous avions ZZPAT et Juliette avec nous. Directly from France, il faut le souligner. Quand je disais qu’on vient de loin au Spirit (quelques Germains et quelques Bataves aussi dans la salle).

Donc tout ce joli monde a rendu à BACKDRAFT un salut et un merci respectables, à la mesure de la performance chaleureuse du groupe qui nous a tout donné ce soir. Un régal !

Appuyée sur deux leads (Gibson et Ibanez), la configuration avec chanteur solo donne énormément d’ampleur au son général du band et la section rythmique peut cartonner à l’aise derrière, comme dans du beurre les p’tits loups…

Quelques moments de grandeur ont fait exploser le gig et passer le mur du son à l’audience (même qu’un diffuseur a dégringolé de la pile dis donc, ça j’avais jamais vu…).

Les duels de solo très cristallins et intelligemment construits laissent deviner un potentiel d’énergie non encore dégrossi sur lequel le band pourra franchement construire son avenir.

L’appoint vocal de Matts Rydstrom (grand bassiste) fait du bien au frontman régulièrement à fond et donc parfois à court de souffle mais jamais en difficulté.

Impossible de passer sous silence les extraordinaires capacités de Robert Johanson alias Rob The Slob qui joue à l’envers (gaucher retourné) de manière rarissime. Faut dire que la Gibson sonne comme un nectar (ça sonne un nectar ? Un hectare de vaches normandes peut-être ?). Son compère David « Snejken » Nordlander (un vrai de chez Nord lui) fier de son Ibanez 77 lui tient la dragée haute avec quelques sorties dingues. Faut voir l’allure que ce dream team peut avoir on stage. La position des guitares est superbe, forte, noble, que dis-je ? Altière. Vraiment aussi bien à voir qu’à entendre. Content d’être venu les gars ! ! !

Le cogneur de service, Niklass Matsson, y va de la plus belle râclée de toms que j’aie pu entendre dans ce créneau et garde la mesure sans faiblir. Adroit, très clair dans les frappes, c’est un vrai métronome ce gars. L’habitude de bucheronner dans le grand nord à mon avis… Il nous l’a faite dans le genre Ferrari Diesel quoi, increvable et rapide et pas gros le garçon avec cela… Bien mon pote, même si je t’ai confondu après avec Snejken (la blonde de Jupille et les blonds, moi je les mélange) je me rappellerai toujours de ton jeu « thunder and lighting » fabuleux.

Et si on donnait la set list de nos braves déménageurs de rock and roll ? Ca accélérerait un peu l’affaire non ? Eh ben, la voici :

Convoy

Wicked Man

Slowtrain*

Blues n’*

Goddamn Man

See You Burn

El Rancho

Angels Hight

Black Deamon*

Devil’s Hand

Backstabbin*

Original Sin

Hillbilly

Encore

Penetration

Hush

*previously unreleased

A noter la version hot phénoménale de « Hillbilly », les duos de guitare southern à mourir (de bonheur…)qui valent bien les classiques Free Bird ou Lonesome Guitar et le dernier « Encore » : « Hush », cover de Deep Purple, emballé comme un cadeau de Noël, irréprochable et époustouflant. Là le band est à genoux comme nous, c’est fort, c’est beau, c’est grand. La larme à l’œil, tous les spectateurs de front de scène leur serrent la pogne avec une émotion énorme… De la joie, du plaisir, ça c’est le Spirit. On est sûr au moins d’une chose c’est que ces petits gars vont aller raconter dans l’Europe entière qu’il existe en Belgique un Music-bar unique d’irréductibles well-rocking-fans dirigés par le chef Francix de Verviers, où l’ambiance est torride et le public divin, par Odin et par Toutatis ! ! ! ! ! ! M’est avis qu’on verra un jour passer des drakkars sur la Vesdre…

Allez au 13/9 pour Martin Turner et Blue Bishops. C’est musicalement un sommet, j’espère qu’ils seront aussi sympas, en prime ! Bye DD

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