MOTORHEAD à l’Ancienne Belgique, 27 octobre 2005

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Born to lose, Live to win 1975-2005. Trentième anniversaire du monstre du hard rock. Ca doit valoir le détour, ce genre d’évènement, non? Histoire de vérifier ça, je n’ai pas longtemps hésité à me rendre sur place… Alors, de deux choses l’une: Motörhead, soit on est fan depuis la première heure, comme la bonne majorité de la salle en a l’air, et on arbore fièrement moustache, longs cheveux et T-shirt Motörhead plus ou moins délavé (et on vient éventuellement avec ses enfants), soit on est, comme moi, plus ou moins néophyte et on vient un peu là par curiosité. Je n’ai jamais eu que deux albums de Motörhead, mais j’ai toujours rêvé de voir le monstre en face. Se prendre No Sleep Till Hammersmith en pleine gueule, et tout ça everything louder than everything else. Comme inscrit sur ces t-shirts qu’on pourrait presque appeler “uniformes de concert”.

Me voilà donc à l’Ancienne Belgique, 20h (j’ai raté la première des premières parties, mais j’aurais eu difficile de m’arranger autrement), et Skitsoy chauffe les oreilles des métalleux présents, mais ceux-ci n’ont pas l’air pleinement convaincus. Skitsoy distille un gros métal monolithique et criard, son chanteur aux allures de Trent Reznor crache ses paroles de tout son possible, et les guitares qui cognent sévèrement sonnent comme un mur sonore qui s’impose plus que ne s’installe. C’est pas mal, mais un peu lassant à la longue. Et puis, ça se sent, le monde ici est venu pour Motörhead, point barre.

Vers un peu plus de 21h, le trio débarque. La bande à Lemmy est ovationnée d’emblée, ça gueule toutes ses tripes des deux côtés (groupe et public), et les pogos ressemblent directement plus à une baston qu’à une bousculade entre amis. Pas grave, c’est pour ça qu’on est là, non? Le groupe a toujours fière allure, Lemmy gratte ses accords à la basse avec un air plus blasé que jamais, Mikkey Dee frappe sa batterie (qui atteint presque la vingtaine de fûts et cymbales!) avec une puissance hors du commun, seul peut-être Phil Campbell a l’air un peu ravagé par le poids des années sur la route, et arbore en fin de concert la plus laide guitare jamais créée. Mais, quoi qu’il en soit, leur rock’n’roll brutal et sauvage convainc le public pendant l’heure et demie de concert, et les paroles sont hurlées en coeur sur chaque refrain.

Petit plaisir: ils n’ont pas oublié de jouer ma chanson favorite: “Fast and Loose”, dont le bridge en fin de chanson est vraiment à tomber par terre… Sinon, je serais incapable de dresser une playlist (voir raison plus haut), mais je tiens au passage à relever le solo de batterie en fin de concert, long et impressionnant de brutalité (mais peut-être un peu trop long…), le blues acoustique (“Whorehouse blues”, si je ne m’abuse) en guise de premier rappel, carrément étonnant voire émouvant, et puis le final apocalyptique sur “Ace of Spades” puis “Overkill”. Voilà, après 1h30 de sauvagerie pure, petit détour au bar pour ensuite s’écrouler littéralement avant de reprendre pleinement ses esprits. Bordel, ça fait du bien.

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