Xavier RUDD à la Rotonde, 23 novembre 2005

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C’est pas tous les jours qu’on peut voir Xavier Rudd abandonner sa brousse australienne pour faire un tour par chez nous. Soirée très agréable en perspective à la Rotonde, avec le folk qu’il joue avec classe et décontraction, dans un registre pas loin de John Butler ou Jack Johnson… Il y a peu de monde qui se presse pour venir apprécier la première partie, White Buffalo, c’est sans doute parce que les gens savent à quoi ils auraient affaire. Parce que, finalement, il est très gentil, il a une très chouette voix -qu’il exploite assez bien d’ailleurs-, mais les chansons sonnent terriblement scoutes. Sans vouloir connoter le mot scout péjorativement, mais on s’attend à un peu plus qu’à des accords basiques gratouillés à l’acoustique quand on va voir un concert au Bota… J’ai tort? Mais comme je l’ai dit, le gaillard a une chouette voix, et ses chansons les plus rythmées sont loin d’être désagréables, mais ça ne suffira pas pour faire se lever le monde. Et, bon, une Rotonde assise devant un guitariste seul, ça fait un peu veillée, ou au mieux acoustiques anonymes, si vous connaissez…

Par contre, alors que le début du concert de Xavier Rudd approche, la salle se remplit de plus en plus, et debout, bien sûr. Et quand l’australien aux airs de Buddy Longway débarque pour prendre place sur son trône (oui, c’est bien le mot!), c’est le délire immédiat. Il a l’air détruit par le climat européen, s’excuse de sa moitié de voix, et affiche une mine déconfite jusqu’à ce qu’il se rende compte après quelques chansons qu’il a plus que conquis la salle. Quand la Rotonde entonne le refrain du reggae-esque “Let me be” en choeur, Xavier Rudd semble avoir regagné sa bonne humeur. Et fait grincer son Weissenborn, cogner sa stompbox et rugir son didjeridoo. Il faut dire que de là-haut, il a une allure magistrale…

Après notamment un moment plus “traditionnel”, chant seul alterné de percussions, l’ambiance arrive à son sommet pendant la version sans fin de “To let”. Le riff de Weissenborn (rappel: c’est cette guitare qui se joue à plat et au slide) est tout simplement incroyable, hypnotique, et envoûtant. Après deux ou trois fausses fins, Xavier sort de scène, et revient en rappel accompagné de White Buffalo pour reprendre un “No woman no cry” charmant. Coup d’oeil à la playlist, il y aurait une chanson supplémentaire de prévue, mais qui ne sera pas jouée. Si Xavier Rudd semble avoir regagné sa motivation au fur et à mesure de l’avancement du concert, il n’en est sans doute pas de même pour sa voix, on l’excusera… Take care of your own, Xavier!

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Xavier Rudd

Photos © 2005 Kevin Dochain

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