FISH au Kursaal de Limbourg le 23 avril 2006

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A peine 5 mois après le passage du Marillion de Steve Hogarth au Kursaal, l’équipe du Spirit of 66 de Verviers nous offre un autre grand nom: Fish! Avec cette tournée baptisée «Return to Childhood», le public sait à quoi s’attendre. C’est l’album de Marillion, «Misplaced Childhood» (1985), qui sera revisité par Fish et ses musiciens. Cette tournée de l’ex-chanteur de Marillion a déjà démarré en 2005, elle célèbre donc les 20 ans d’un album mythique pour tout amateur de rock progressif. Rock progressif? Oui, bien sûr… Pourtant, il n’est pas rare de trouver un extrait de cet album sur des compilations «années 80». Il s’agit bien évidemment du single mondialement connu: «Kayleigh». C’est d’ailleurs comme cela que j’ai découvert Marillion

Une jeune fille s’accompagnant à la guitare assure la première partie. Elle s’appelle Anne-Marie Helder et impressionne par sa voix comparable à celle de Kate Bush. La chanteuse nous livre quelques extraits de son album pour nous faire patienter jusqu’à l’arrivée du «Poisson», comme elle l’a très bien dit…

Un pied de micro de taille presque démesurée est amené sur scène, le géant écossais va bientôt prendre place derrière. Vers 20h45, le concert commence avec «Big Wedge», et se poursuit avec d’autres extraits des albums solos de Fish. Je ne suis pas très au courant de cette carrière solo du «Poisson», mais le public connaisseur reprend si bien les refrains sur «Moving Targets» ou «Brother 52» que je les retiens très vite à mon tour. Je découvre aussi une chanson rendant hommage à la Pologne: «Goldfish and Clowns», ainsi que le très beau «Raingods Dancing».

La fin de la partie «Fish solo» est proche, le chanteur présente son claviériste (Tony Turrell), puis disparaît. Ce dernier présentera les autres musiciens avant de disparaître à son tour. Frank Usher (guitare solo), Andy Trill (guitare rythmique), et Steve Vantsis (basse) quitteront eux aussi la scène, laissant le batteur (Dave Innes) seul pour mettre fin au premier volet du concert.

La scène est vide, mais très vite un extrait de «La Gazza Ladra» de Rossini envahit la salle. Le public crie et applaudit comme si on était déjà aux rappels, et voilà le groupe qui remonte sur scène; c’est parti pour «Misplaced Childhood». Le son de synthé introduisant «Pseudo Silk Kimono» n’est pas le même que sur l’album, et Fish semble de temps à autres peiner pour atteindre certaines notes plus aiguës sur «Kayleigh» et «Lavender», mais peu importe, l’audience est ravie par ces «tubes» et la magie finit par s’installer complètement entre Fish, ses musiciens et le public. Cela passe vite, trop vite… Fish nous montre son cœur en écartant le col de son polo blanc, c’est déjà «Heart of Lothian»«And the man in the mirror has sad eyes.» Pas le temps de respirer, l’intensité continue à monter jusqu’à «Blind Curve»; le plus long morceau de «Misplaced Childhood». Puis, voilà «Childhood’s end», détendant presque l’atmosphère, mais annonçant aussi la fin toute proche.

Au rappel, Fish remonte sur scène vêtu d’un maillot de son équipe de football favorite; les Hibernians d’Edinburgh. Les morceaux joués sont toujours de «son» Marillion; notamment «Incommunicado» et «Market Square Heroes» qui remettent une dernière fois l’ambiance. Pendant une période instrumentale, Fish fait un geste clair: il a soif. Très vite, un spectateur lui tend une bière que «le Poisson» boit d’un trait.


Le rappel se termine, on va bientôt rallumer, mais Fish nous offre seul un dernier morceau; ressemblant fort à un chant de supporters des Hibernians… Merci l’artiste, et bravo!

A bientôt,


Les autres photos du concert

Photos © 2006 Sébastien Boutry

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