THE WHO, phénoménal à Anvers ce 8 juin 2007 !

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Les Who ont débarqué sur Anvers ce vendredi 8 juin et ont donné un concert magnifique au Lotto Arena. Cela ne semblait pourtant pas évident d’emblée, les préventes au Sportpaleis (14.000 places) n’étant pas un succès (tout comme pour les Stones et pour Genesis), ceci provoquant le transfert du concert vers la salle Lotto Arena, d’une capacité de 7500 places. Par ailleurs, Townshend avait tout de même déclaré il y a 35 ans lors de leur concert à Forest National que la Belgique était un «pays toujours aussi ennuyant». Bref, ce n’était pas gagné d’avance.

20h00, Rose Hill Drive, le groupe de 1re partie commence, dans une mélasse sonore due à une sono foireuse, la section rythmique et principalement la basse se traduisant par une bouillie acoustique indigeste. Impossible de se faire une idée exacte de la valeur du groupe, pourtant décrit par le magazine Rolling Stone (avril 2007) comme un des 10 groupes à voir en 2007. Dommage.

21h20 : The Who arrive sur scène et démarre avec l’incontournable «I can’t explain», premier morceau de presque tous les concerts des Who depuis plusieurs décades, suivi de «The seeker», morveaux initialement prévu pour Tommy mais non retenu et sorti en single en 1970. Le son est très bon sans être parfait, la salle n’étant pas exactement réputée pour sa qualité acoustique. Tout de suite, on sait que ce sera du grand Who, qui nous gratifie d’une série de classiques imparables du rock et de 3 extraits du dernier album «Endless & Wire». Le public est aux anges et dès «Substitute», chante en chœur sur certains morceaux : «Behind blue eyes», «Baba O’riley», «You better you bet», … La voix de Daltrey est celle des grands jours et donc impressionnante, tout comme le fut la finale de «Won’t get fooled again» avec son fameux cri. Townshend est impérial et, s’il n’a pas sauté, n’en mouline pas moins avec générosité tandis que Daltrey exécute sans se faire prier des lancers de micro comme à la grande époque, mais sur une distance plus modeste !

Daltrey et Townshend dialoguent avec le public et sont heureux de l’accueil enthousiaste du public, majoritairement mature, mais affichant aussi des jeunes de tous âges. Daltrey explique, en guise d’introduction à «Real good looking boy» (morceau récent des Who sur Elvis Presley) que sans Presley, il ne serait pas là ce soir. Townshend prend la guitare acoustique et nous livre en solo un extrait de «Quadrophenia», «Drowned». Et une fois de plus, il nous rappelle le grand guitariste au style unique qu’il est !

Avec le Who (ou ce qu’il en reste), 4 musiciens confirmés dont la tâche est de jouer «loud» (le Who est un groupe qui joue «loud», aime à répéter Townshend) : Pino Palladino, bassiste de réputation mondiale, Simon Towshend, frère de Pete, aux choeurs et à la guitare, John Bundrick aux claviers et qui accompagne les Who depuis 1979 et enfin Zak Starkey, fils de Ringo Starr et disciple légitime de son parrain Keith Moon, qui lui a appris les bases de la batterie. La manière de jouer de Zak Starkey est d’ailleurs unanimement décrite par les fans des Who comme étant le batteur dont le jeu convient le mieux aux Who depuis la mort du déjanté mais génial Moon.

Derrière le Who, 4 grands panneaux mobiles sur lesquels sont projetés des animations et films illustrant les morceaux et retraçant l’histoire du Who. «Relay» est powerful à souhait et dégage de l’energie à revendre, tout comme «The real me». «You better you bet» surprend toujours, tant sa mélodie est immédiate, et «My generation» se prolonge dans une improvisation qui fait beaucoup de bien, cela étant devenu tellement rare dans le paysage rock actuel. «Won’t get fooled again» clôt la première partie du concert de magistrale manière !

Le rappel s’étalera sur plus de 20 minutes et incluera la page «Tommy» du set, avec «Pinball wizard», «Amazing Journey», «Sparks» et «See me feel me» (dans l’intro duquel la voix de Daltrey a un peu faibli), avant de finir avec le très beau «Tea & theatre» en acoustique.

Towshend et Daltrey, épuisés de s’être donnés à fond mais visiblement très contents, saluent longuement le public qui leur fait une ovation retentissante.

Impressionnant Who, qui nous a donné un fabuleux concert de 2 heures, offrant cette dimension qui est leur marque de fabrique depuis qu’ils existent : l ‘énergie, certes moins débordante que quand ils étaient avec Moon et Entwistle, mais encore bien dévastatrice ! J’avais assisté au concert exceptionnel des Who à Bonn il y a juste un an, ils ont encore fait mieux à Anvers ! Long live rock.

Rappel: chaque concert de la tournée des Who est enregistré et filmé live. Plusieurs formules sont proposées (CD, DVD, Combi CD+DVD, etc…). Pour plus d’informations, voyez le site www.themusic.com/encore/thewho2007. Les bénéfices de ces ventes sont versés à des Organisations Caritatives.

Anecdote: Rachel Fuller, compagne de Pete Townshend, a écrit dans son blog: “Pete is in Belgium doing a show with the lads. He just phoned me after the show and said it was good but an indoor gig with no air – so very hot”.

Set list :

  1. Can’t Explain
  2. The Seeker
  3. Substitute
  4. Fragments
  5. Who Are You
  6. Behind Blue Eyes
  7. Real Good Looking Boy
  8. Baba O’Riley
  9. Relay
  10. Drowned (Townshend en solo acoustic)
  11. Man In A Purple Dress (Acoustic)
  12. The Real Me
  13. You Better You Bet
  14. My Generation / Cry If You Want
  15. Won’t Get Fooled Again

    Encore:

  16. The Kids Are Alright
  17. Pinball Wizard
  18. Amazing Journey / Sparks
  19. See Me Feel Me
  20. Tea And Theatre (acoustic)

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