Werchter 2007, jour 2, PEARL JAM party

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Ce deuxième jour à Werchter a vu l’arrivée de la drache nationale. Heureusement le temps est resté clément en soirée. L’affluence était nettement plus importante par rapport à la veille. Il faut dire que la tête d’affiche était de taille. Queens Of The Stone Age était un des premiers groupes à jouer sous le sec. La formation présentait son nouvel album “Era Vulgaris”. Leur stone rock a fait mouche et le groupe s’est avéré très intense. Ca bougeait bien, et le public a pu se réchauffer un peu. Josh Homme a du charisme, mais une bonne partie du spectacle provenait également du batteur du groupe, une bête de scène presque entièrement tatouée.

Ce sont les Arctic Monkeys qui devaient ensuite fouler la scène principale, mais une autre formation qui attirait ma curiosité était prévue à la même heure sur la scène du Pyramid Marquee. Il s’agit de Satellite Party, groupe mené par l’ex-chanteur de Jane’s Addiction, j’ai nommé Perry Farrel. D’un côté il y avait donc une pop anglaise formatée jouée par un groupe d’ados, de l’autre, l’auteur de “Ritual de Lo Habitual”, un des 500 plus grands albums de tous les temps dixit le magazine Rolling Stone. Il m’a fallu environ 5 minutes pour faire mon choix, c’est-à-dire juste le temps de voir le début du concert de ce jeune groupe anglais dont on parle tant. J’ai trouvé les Arctic Monkeys insipides, froids envers le public et musicalement sans intérêt. On a parfois l’impression que ce côté hautain est à la mode, et on le voit beaucoup chez certains, comme si c’était une preuve de notoriété.

Je n’étais pas au bout de mes surprises en voyant Satellite Party monter sur scène. En effet, j’ai pu reconnaître le phénoménal Nuno Bettencourt (ex- Extreme) à la guitare. Ici, rien à voir avec les singes surgelés, Perry Farrel aime son public et il le montre. La musique de Satellite Party est bourrée d’énergie, combine un rock bien musclé avec quelques touches plus funk. Côté show, 2 jolies blondes sont également de la partie, une qui se trémousse avec le pied du micro, l’autre qui officie en tant que claviériste et guitariste rythmique. Perry Farrel est une bête de scène, il s’amuse avec son public, gesticule dans tous les sens, bref, il met l’ambiance. On pouvait d’ailleurs s’y attendre lorsqu’il a lancé en guise de salutation “We are Satellite Party and we are kicking”, ce qu’ils ont fait d’ailleurs. Ce concert fut un vrai régal, et j’étais par ailleurs très heureux de revoir Nuno Bettencourt à l’oeuvre.

Peu après 23h, c’est Pearl Jam qui s’est lancé à la conquête de Werchter. Malgré plus de 15 ans de carrière, ce n’était que la deuxième fois que le groupe d’Eddie Vedder foulait une scène belge. Ils avaient en effet annulé en dernière minute en 1992 et puis en 2000, suite au drame de Roskilde au Danemark, où, pour rappel, 2 fans avaient perdu la vie dans les mouvements de foule. Je considère Eddie Vedder comme étant un des grands, de la stature d’un Springsteen par exemple. Il est l’âme du groupe, il touche, il emmène son public dans un voyage musical. Il a un charisme rare et se montre d’une grande sensibilité. Le show était beau tout en restant sobre, rien à voir avec l’incroyable jeu de lumière de la veille avec Muse. Parmi les moments forts, je citerai les interprétations de “Once”, “Why Go”, “Even Flow” ou “Porch”, de leur premier (et meilleur) album “Ten”. Le concert prenait parfois une tournure plus politique avec “World Wide Suicide”.

Après une brève pause, Eddie est revenu seul sur scène avec sa guitare acoustique pour “No More”, une chanson composée pour un mutilé de la guerre d’Irak. Egalement un pamphlet au vitriol contre l’administration clownesque qui gère la plus grande puissance mondiale. Un moment d’émotion qu’il a partagé avec son public. Pearl Jam ne pouvait pas quitter la scène sans interpréter “Alive”, et cerise sur le gateau, ils ont terminé leur set avec une reprise de “Teenage Wasteland” des Who, dans laquelle Josh Homme est remonté sur scène le temps de donner brièvement la réplique à Eddie Vedder. Ce dernier s’est encore une fois montré exemplaire avec son public, s’excusant pour sa voix qui était un peu fatiguée, et remerciant une audience qui lui était acquise.

Les performances de Queens Of The Stone Age, Satellite Party et Pearl Jam démontrent clairement une chose, c’est que malgré les modes, et en dépit des groupes formatés que l’on retrouve parfois à l’affiche, il reste encore de vrais rockeurs qui ont quelque chose à dire et qui sont reconnaissants envers leur public.

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