THE RAVEONETTES dans l’intimité du Club de l’AB, 24.09.2007

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A l’aube de sortir un troisième album, les Raveonettes ont entrepris une tournée européenne de petites salles afin de rôder leurs nouvelles compositions. C’est donc dans un Club de l’AB rempli à ras bord que le duo danois composé de la (fausse) blonde platine Sharin Foo et de Sune Rose Wagner s’est produit lundi. Ma relation avec ce groupe est un peu spéciale. En effet, en 2003, ils m’avaient mis en appétit avec “Whip It On”, un EP imparable qui sentait bon The Jesus & Mary Chain, doublé d’un excellent concert au Botanique quelques semaines plus tard. Mais d’un autre côté, ils m’avaient déçu avec leur premier véritable album (“Chain Gang Of Love”), alors que je n’avais jeté qu’une oreille distraite sur leur deuxième livraison (“Pretty In Black”) en me demandant sincèrement où était passé le mur du son tellement présent en live. C’est dire si je n’attendais pas grand-chose de la prestation de ce soir.

Grossière erreur car c’est vraiment sur scène que le groupe se libère et étale toute sa puissance sonore. A peine accompagnés d’une batterie réduite à sa plus simple expression et de quelques bandes, les deux membres principaux sont chacun armés d’une guitare qu’ils triturent souvent jusqu’à la distorsion. Question voix, celle de Sharin est omniprésente mais sans en avoir l’air, celle de Sune Rose apporte elle aussi sa pierre à l’édifice.

Ils ont débuté sans prendre trop de risques avec des titres plus anciens (dont un très bon “That Great Love Song”) avant de se lancer dans l’interprétation d’une série de nouveaux morceaux. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont directement conquis l’assemblée. Légèrement plus calme (si on peut dire…), un rien plus poppy avec des arrangements qui s’incrustent directement dans l’oreille, cet album risque de faire mal (si toutefois ils arrivent à retranscrire sur disque l’intensité de leurs prestations scéniques). A pointer plus particulièrement le futur single (“Dead Sound”) avec des intonations à la Blondie et le titre qui a clôturé le set avant le rappel (“Aly Come With Me”). Evidemment, des perles comme “Love In A Trashcan” ou “Attack Of The Ghost Riders” ont mis le public en transe, tout comme la cover du “French Disco” de Stereolab, dans un traitement noisy du plus bel effet.

Il ne reste plus maintenant qu’à attendre le début du mois de novembre et la sortie de “Lust Lust Lust” pour se faire une idée plus précise. En attendant, leur cocktail détonnant qui voit Debbie Harry au micro des Ronettes soutenue par les guitares de The Jesus & The Mary Chain a encore fait des ravages ce soir. Et dire qu’ils n’étaient que trois sur scène…

Une pensée sur “THE RAVEONETTES dans l’intimité du Club de l’AB, 24.09.2007

  • septembre 28, 2007 à 09:29
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    Assez d’accord avec la review d’Olivier -mais, si c’était un bon show, on n’a pas nagé en pleine folie non plus.Le premier titre impressionne par son intensité (volume sonore dans le rouge),mais après 2 ou 3 morceaux tu as compris les gimmicks.O K le wall of sound (très Phil Spector) ,l’attitude garage-rock :c’est sympa !Le hic c’est le jeu lapin (pile Duracell ) du batteur ,il tape comme un bûcheron sur ses 2 toms et that’s all(enfin pas tout à fait car il est responsable du sound-programming).
    Les derniers titres sont à nouveau plus énergiques et la guitare fuzzy et métallique de Sune Rose (le vrai leader) est du meilleur effet.
    L’année passée le groupe s’était fait voler son matos ,de là son silence.’Lust Lust Lust’ s’annonce bon.En plus des influences citées par Olivier on peut ajouter Sonic Youth.Certains voient en eux les nouveaux Cramps,il est à espérer qu’ils ne deviennent pas une caricature comme ces derniers.

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