Joe MOSS BAND au Nekkersdal, 31 janvier 2008

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Premier concert 2008 pour le Roots Music Brussels. Un des seuls ‘blues club’ à Bruxelles. Filip Verstraeten, l’organisateur du Gemeenschapscentrum, situé avenue Emile Bockstael à Laeken, s’est une nouvelle fois adressé à Dominique de Swapping Music Agency pour le choix du combo. La galère pour arriver à l’heure ce jeudi. Météo apocalyptique, accidents en série sur le ring… Il est 20h30… just on time for the Joe Moss Band. La salle n’est pas bondée, mais on reconnaît la blues connection made in Brussels, des mecs ou nanas à qui on ne la fait pas : du blues and nothing else !

Première tournée européenne pour ces performers from Chicago. Aux States, ils font 28 dates par mois (qu’en pensent leurs compagnes?). Joe Moss, le guitariste et bandleader assure les vocals. C’est le frangin (plus âgé) de Nick Moss, un gars qui a joué avec Jimmy Rogers et qui, avec son groupe The Flip Tops, a déjà tourné en Europe. A ses côtés, Greg Sefner aux keyboards, un Hammond XK3. Il préfère le grand et classique B3 (style church organ) mais… I couldn’t take it for this tour, nous confie-t-il. Chip Dubose est aux drums. Il officie également dans des groupes soul tels que The Robert Cornelius 7. André Maritato est à la basse. D’origine calabraise, André parle un français impeccable. Il se considère le bassiste du Joe Moss Band en priorité, mais joue également avec Reverend Raven ou Alex Wilson Band.

Ready guys ?
“Love me baby” de l’album “Monster Love” ouvre les hostilités. Une intro à la Gibson de bon augure, on n’a pas à faire à un manchot. Un jeu de guitare venant de l’âme, relayé par des breaks à l’orgue du meilleur effet. Il n’a pas fallu 5′ pour que le public soit conquis. Les musiciens ont pourtant l’air crevé. Une mine à la Rocky après 15 rounds à encaisser des gnons en pleine poire. Le jetlag… pour leur première date européenne !

“Suburban glory” à propos d’une mère d’élève (il donne des cours de guitare à des gosses aisés…) riche et pas heureuse. A song about what almost happened ! Ouais, elle était comment la rombière ? Un titre très funky, à la Boz Scaggs. Wouah wouah… hurle la Gibson, un orgue soulful et une chaude rythmique.

“You make me so happy when you say you wanna go” ou, tu veux me quitter et bien tire-toi ! Un nouvel enchaînement de soli lumineux sur des nappes onctueuses d’Hammond. On nous avait annoncé du Chicago Blues, on s’est trompé… Ce groupe a un style personnel où le groove règne. Le quatrième titre sera a slow one, avec un jeu à la Gary Moore. Blues at his best ! …the first time I met you, baby …woman don’t you know you put a spell on me… On sent le gars envoûté, il souffre… Sa guitare rend ses émotions. Après l’accalmie, la tornade. Le titre se termine par une explosion. Joe joue la guitare derrière la tête. Le trajet en avion est digéré.

“Maricela’s smile”, titre de son dernier CD. Maricela, le nom de sa fillette de 6 ans, qui n’aime pas le voir partir en tournée. Un jeu fin à la Tommy Bolin. Fin du premier set “Highway” about Freddie King. Instrumental juteux. Attention pas plus de 90 miles an hour sur l’autoroute.

22h20, set 2. “I was born wrong, baby”, c’est du Santana me souffle Steven. Sweating, groovy music. …I see myself as a son of a bitch…, dit-il pour expliquer le titre. Blues is a lot like jam band music, est le motto de Joe. A 41 ans, après avoir écouté les grands bluesmen (Muddy Waters, Freddie King, …) mais aussi Allman Brothers Band ou Grateful Dead, le gars sait ce qu’il veut et il nous fait partager ses passions. On aura droit à un solo monstrueux de black Chip on drums. Joe laisse chaque musicien jouer sans les étouffer. Efficacité et plaisir sont les mots d’ordre.

“You say you leave me”, “I’m feeling new” dédié au bassiste Sam Green, paralysé. Ce musicien a joué avec Joe, mais surtout a eu l’honneur d’accompagner Otis Rush. Ce titre a des saveurs jazzy ou swamp blues à la Dr John. “Ain’t got no money, ain’t got no gun” un black blues avec merveilleux double solo basse/batterie. Joe, qui a commencé à 15 ans comme session man, a joué avec pas mal de monde (Lil Smokey Smothers, Magic Slim, …) mais il nous dit que le trio l’accompagnant …are the best musicians I’ve played with…. Effectivement ce band est soudé.

“Monster Love” un titre funky de 15′. La perle “Have you ever loved a woman”. L’essence du blues. Aussi fort que Eric Clapton. Joe descend de scène et sa guitare fait la cour à une jeune lady (de 50 piges…). Showtime: je joue avec les dents… des prouesses techniques mais qui n’occultent pas le feeling. Aïe un des speakers va nous lâcher, dit-il. On change le fil, les musicos continuent leur trip et le tour est joué. What now ? “I love my baby”, on le joue en G, souffle-t-il. Inspiré et efficace. Il est minuit passé.

Un rappel : Joe solo “I was waiting on the railroad track” un blues rural, avec fingerpicking, dans la tradition Taj Mahal.

Verdict : un grand concert!

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