Al Wilson, une grande voix soul s’est éteinte

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Janvier 1974, n°1 au Billboard avec “Show and Tell”, un titre écrit par Jerry Fuller (déjà enregistré par Johnny Mathis, mais c’est la version de Al qui se vend à des millions d’exemplaires). A l’époque, il n’était pas rare que plusieurs artistes sortent le même morceau en single. Songez à “Bend me Shape me” par American Breed et Amen Corner, ou “Everlasting love” par Robert Knight et Love Affair

Al est né en 1939 à Meridian (Mississippi) et est décédé ce 21 avril à Fontana (Californie) des suites de problèmes rénaux.

Comme beaucoup de soul singers, il commence par chanter à l’office. A 12 ans(!), il mène son propre quartet, spécialisé en covers de gospels ou country songs.

Il tourne pendant 4 ans avec Johnny Harris and the Statesmen, avant de rejoindre the US Navy. Après l’épisode militaire, il écume les clubs de Los Angeles avec plusieurs groupes soul : the Jewels, the Rollers, …

Son manager lui obtient une audition avec Johnny Rivers. Souvenez-vous de son célèbre “John Lee Hooker”, un des premiers titres de plus de 10′, sur lequel toute la génération hippie dansait. Johnny signe Al sur son label Soul City. D’autres grands de l’époque enregistrent pour Mr Rivers : notamment The Fifth Dimension (“Aquarius”!).

Al Wilson voit son album “Searching for the Dolphins” sortir chez Soul City en 1968. C’est l’album “Weighing In” (1973), contenant le fameux “Show and Tell”, qui lui ouvre les portes de la gloire.

En 1968, Al Wilson a eu l’honneur des British Charts avec le titre “The Snake”, et sa version de “Lodi” du Creedence fut un succès mineur.

Al n’a sorti que 5 albums, cela ne l’empêchait pas de tourner sans arrêt dans les clubs ou lounge bars. Le renouveau de la soul (Amy Winehouse, Angie Stone, Adele) au détriment de la piètre nu-soul (MTV) n’y est pas étranger.

He was born to sing, now he’ll sing with the angels!

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