THE DUKE SPIRIT bien là au Bota

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Une fois n’est pas coutume, le fossé qui sépare les Nuits Botanique des festivals d’été sera comblé (et bien comblé) cette année. En effet, une série de concerts intéressants est programmée d’ici fin juin avec, en tête de liste, celui de The Duke Spirit qui jouait au Botanique ce mercredi 27 mai 2008. The Duke Spirit viennent de sortir un deuxième album (« Neptune »), très réussi car beaucoup plus varié que « Cuts Across The Land », sorti voici 3 ans, qui comprenait trop de titres du même acabit. Ils étaient de retour au Botanique après leur passage par la Rotonde en octobre 2005 (dont, il faut bien l’avouer, je n’ai plus que de vagues souvenirs…). Cette fois-ci, c’est le Witloof Bar qui accueillait le quintette londonien avec une assistance relativement faible qui tournait autour d’une soixantaine de personnes.

Cela n’a pas empêché le groupe de se donner corps et âmes afin de défendre son nouvel opus. Il s’agit apparemment d’une plaque à laquelle ils croient fermement puisque la majorité de la set-list de ce soir y a été puisée. Le concert a débuté avec l’efficace « Send A Little Love Token », qui a d’emblée mis en avant la voix nasillarde et légèrement rauque (surtout quand elle parle) de Liela Moss, une petite blonde fluette au regard félin que l’on peut franchement considérer comme l’emblème du groupe. En tout cas, elle attire les regards, c’est un fait, et je me demande si elle n’a pas suivi une formation de strip teaseuse tant la manière de se déhancher et d’enlacer ses jambes autour du pied de micro est assez suggestive…


En tout cas, à part elle (et encore…), on ne peut pas dire que le groupe respire la joie de vivre car les quatre musiciens tirent des tronches jusque par terre. Heureusement que la musique est là pour nous faire vibrer… La découverte du nouvel album se poursuit avec « Neptune’s Call » et d’autres très bons extraits comme « Into The Fold » ou encore « Dog Roses », un morceau plus calme sur lequel on se rend compte que le groupe s’est balisé une marge d’évolution bien plus large que par le passé. Les bonnes sensations rencontrées à l’écoute du disque se confirment en concert, ce qui est une bonne chose! Pointons encore « Sovereign » aux influences légèrement gospel (mais pas vraiment en live).

La fin du set sera réservée au premier album avec entre autres les singles « Lion Rip » et « Love Is An Unfamiliar Name », joués avec beaucoup plus de hargne qu’en studio. Malheureusement, et bien que mentionné sur la set-list, la plage titulaire sera injustement oubliée…


Le groupe reviendra pour un rappel de trois titres avec, pour commencer, « Wooden Heart », le morceau atypique du dernier album, très soft qui met bien en valeur la voix de Liela Moss. Une Liela Moss qui terminera systématiquement ses chansons le bras droit en l’air, la plupart du temps avec un instrument en main (harmonica, tambourin…). Ce moment de tendresse (toute relative) passé, cela reprend de plus belle avec « Lassoo » (tellement intense que le bassiste arrivera, en plus de nous faire vibrer les tympans, à casser la grosse corde de son instrument, ce qui est quand même assez rare…) et « You Really Wake Up The Love In Me », qui mettra un terme à la prestation du groupe. Ils n’auront au final joué qu’une petite heure, mais que j’ai personnellement trouvée convaincante. Bien plus en tout cas qu’à la Rotonde en 2005…

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The Duke Spirit

Photos © 2008 Bernard Hulet

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