Introduction au monde des délirants UFO Goes UFA

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La troisième journée du festival de Dour a débuté sous La Petite Maison Dans La Prairie avec UFO Goes UFA, un groupe basé à Liège autour de personnalités aussi fortes qu’étranges… Rencontre avec Brian Droid (le chanteur d’origine anglaise), Pascal Scalp (le bassiste) et Sophie Galet (la batteuse) sous l’égide de Benjamin Schoos (le guitariste aussi présent pour représenter son label Freaksville). Olivier Wouters: Bonjour les UFO… D’abord, merci pour la Blanche, santé! Premières questions qui me brûlent les lèvres… Comment prononce-t-on le nom de votre groupe et quelle est son origine?

UFO Goes UFA: On prononce comme on veut… U.F.O. Goes U.F.A. ou bien UFO Goes UFA sans séparer les lettres, à l’anglaise ou à la française… Quant à la signification, certains dans le groupe sont fans d’ovnis (UFO en anglais) et d’autres de foot (UEFA sans le ‘E’ pour éviter les poursuites). On trouvait que ça sonnait bien…

OW: Pas trop difficile d’ouvrir une scène à 13h à Dour?

UFO: Non, sauf qu’on a commencé notre set devant un chapiteau vide, car les barrières n’avaient pas été enlevées à temps. Ca fait bizarre de jouer devant son ingénieur du son et sans public lorsqu’il ne s’agit pas de soundchecks ou de répétitions…

OW: Comment est né le groupe?

UFO: Au départ, on se connaît tous depuis longtemps, on a beaucoup joué (et on joue toujours) dans les projets des autres (Miam Monster Miam, Phantom, My Little Cheap Dictaphone,…). On s’est retrouvé à jouer de la musique à trois (Pascal, Sophie et Benjamin) pour se faire plaisir. Il s’agissait de morceaux exclusivement instrumentaux. Puis on s’est rendu compte qu’il manquait vraiment une voix…

OW: Et c’est à ce moment que Brian entre dans la danse.

UFO: Oui, on s’est tous dit que sa voix allait coller parfaitement à nos compositions. On cherchait un freak (allusion au nom du label de Benjamin) et on l’a trouvé (rires).

OW: Brian, comment as-tu rencontré les autres compères?

Brian Droid: Je suis venu faire un concert tribute à Liège et ils m’ont remarqué ce jour-là. Le concert a été filmé et est sorti en DVD. On s’est revus à l’occasion de la soirée de sortie du DVD et ils m’ont invité à passer en studio pour y poser ma voix.


OW: Tu n’es pas un débutant…

BD: Non, effectivement. Au début des années 90, je faisais partie du mouvement « New Age Travellers » en Angleterre (sorte de communauté pseudo hippie qui organisait des manifestations limite hors-la-loi) avant de rejoindre un groupe et de jouer notamment par deux fois au célèbre festival Glastonbury.

OW: Comment as-tu atterri en Belgique?

BD: Je suis arrivé voici 9 ans suite au travail de mon épouse, que j’ai suivie pour m’installer à Liège.

OW: En studio, cela s’est passé comment?

BD: Je suis arrivé et j’ai commencé à improviser en entendant les morceaux instrumentaux sur lesquels le groupe avait déjà travaillé. Tout est venu le plus naturellement du monde.

UFO: Et puis il ne faut pas oublier non plus le travail minutieux de Kramer (qui a aussi travaillé avec Urge Overkill, Jon Spencer et les Butthole Surfers parmi tant d’autres) qui a mixé le tout d’une façon tellement particulière qu’elle fait partie intégrante du son UFO.

OW: En live, en tout cas, j’ai souvent pensé au Velvet Underground

UFO: Ah bon? C’est peut-être parce que nous avons une fille à la batterie. Nous, on pense plutôt à Ian Curtis (Joy Division), Jim Morrison ou les Stranglers. Mais c’est vrai aussi que les petits détails qui jalonnent l’album sont difficiles à reproduire sur scène…

OW: Vous jouez tous dans d’autres projets. Considérez-vous UFO comme un side project?

UFO: Des side projects, on en a tellement qu’on ne peut même pas le dire… Par contre, c’est clair qu’on a envie d’aller plus loin et d’enregistrer un autre album. En d’autres mots, UFO est là pour durer, oui…

OW: Allez-vous profiter de votre visite à Dour pour aller voir l’un ou l’autre concert?

UFO : Oui, on a envie d’aller jeter un oeil à F.L.A.M.E., le projet des membres de Flexa Lyndo mais c’est mal barré car on a encore une interview après toi. Sinon, on sillonnera le site dans le but de faire quelques découvertes.

OW: La suite du programme pour UFO, c’est quoi?

UFO: On a une seule date de concert prévue pour le moment, le 4 décembre à l’Escalier avec Das Wanderlust. Mais c’est surtout l’année prochaine que s’intensifiera le travail de promotion…

OW: Benjamin, quelle est l’actualité de Freaksville?

Benjamin Schoos: Le premier album de King Lee (un ancien MC de Starflam) sortira en octobre ainsi que l’album d’un de nos coups de coeur, Man From Uranus (un américain exilé à Cambridge) distribué pour le Benelux et la France. Il y a également une compilation en vinyle qui verra le jour, « Electronic With Rocks ». On n’aura pas le temps de s’ennuyer…

OW: Et bien on se réjouit d’entendre tout ça… Merci à vous quatre, les UFO et bonnes découvertes à Dour, alors!

UFO: Merci (X4)

Ceci clôture cette entrevue avec un groupe résolument atypique qui n’a qu’une envie: se faire plaisir. Sympa aussi d’avoir pu discuter avec un des personnages les plus actifs de la scène musicale indépendante liégeoise, en la personne de Benjamin ‘Miam Monster Miam’ Schoos. Une interview dans la bonne humeur entre vrais liégeois, d’origine ou d’adoption…

Photo © 2008 Olivier Bourgi

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