Le claviériste de PINK FLOYD s’en est allé sur la pointe des pieds

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Richard Wright était un des membres fondateurs du légendaire Pink Floyd. Il s’est éteint ce lundi 15 septembre des suites d’un cancer. Richard Wright, dit aussi Rick Wright, est né le 28 juillet 1943 en Angleterre. C’est lors de ses études d’architecture qu’il fait la connaissance de Roger Waters et Nick Mason. Ensemble ils forment un groupe nommé Sigma 6. Nous sommes en 1965.

Peu de temps après, un certain Syd Barrett les rejoints et ils se rebaptisent Pink Floyd. C’est le début d’une longue histoire. Le groupe se plonge dans le psychédélisme naissant de l’époque. Leur premier album The Piper At The Gates Of Dawn sort en 1967 (il a été réédité l’année dernière dans un superbe coffret). On y découvre des titres incroyables tels “Astronomy Domine”, “Lucifer Sam” et “Interstellar Overdrive”. A cette époque, ils rencontrent aussi le succès avec des singles comme “Arnold Layne” et “See Emily Play”. Si la plupart des titres sont alors signés Barrett, Rick Wright participe à la création de “Pow R. Toc H” et “Interstellar Overdrive”.

En 1968 sort “A Saucerfull Of Secrets”. Sur cet album, Rick Wright signe deux titres : “Remember I Say” et “See-Saw”. Il a aussi co-signé le fameux “Carefull With That Axe, Eugene” qu’on retrouvera plus tard sur “Ummagumma”. La carrière du Floyd était lancée même si Syd Barrett ne suivait plus à cause de ses abus. C’est un guitariste nommé David Gilmour, ami de Barrett, qui vient le seconder avant de finalement le remplacer.
Wright est bien entendu impliqué sur “Atom Heart Mother”, une grande oeuvre du groupe enregistrée avec un orchestre. D’autres voudront les imiter mais avec bien moins de réussite. Sur le fameux “The Dark Side Of The Moon”, il signe le légendaire “The Great Gig in the Sky”, un morceau transcendé par la voix de Clare Torry.

Petit à petit, les relations entre les membres du groupe se détérioreront. Wright sort son premier album solo en 1978. Il s’agit de “Wet Dream”. Rick s’est entouré de Mel Collins (saxo, flûte) et Snowy White (guitares). Pas mal comme casting, non ? Au sein du Floyd, Waters et Wright ne s’entendent plus, le premier essayant même de virer le second lors de la réalisation de l’album “The Wall”. Il n’y arrivera pas, mais ce n’est que partie remise car avec “The Final Cut”, Wright a complètement disparu. Il en profite pour former Zee avec Dave Harris. Ils sortent l’album “Identity” en 1984.

Le départ de Roger Waters du Floyd ramènera Richard Wright. Au début, il ne sera pourtant qu’un invité de luxe, son nom figurant en plus petit que celui de David Gilmour et Nick Mason. Il regagne malgré tout ses galons et c’est en tant que membre du groupe à part entière qu’il fait partie de l’album “The Division Bell” sorti en 1994, signant “Wearing The Inside Out” et co-signant avec Gilmour des titres tels “What do you want from me”, “Marooned” et “Keep Talking”.

Pink Floyd fait sa dernière grande tournée pour “The Division Bell”. Ensuite Rick Wright revient à sa carrière solo en sortant “Broken China”, son dernier opus sorti en 1996. A ses côtés, Manu Katché (batterie), Pino Paladino (basse), Tim Renwick, Dominic Miller et Steve Bolton (guitares), et même Sinéad O’Connor au chant sur deux titres. Un conseil, si vous n’avez pas ses albums solos, il est grand temps de vous les procurer car ils valent vraiment la peine.

En ce début de 21e siècle, nous avons eu droit à une reformation de Pink Floyd avec Waters et bien entendu Wright. C’était pour le Live 8 en 2005. Depuis on savait que Gilmour n’était pas partant pour rééditer cela préférant sa carrière solo. Wright lui a d’ailleurs donné un coup de main pour son album On An Island sorti en 2006. Il chante sur “The Blue” et joue des claviers sur le morceau titulaire.

Ce lundi 15 septembre, Pink Floyd a perdu un de ses membres fondateurs. Rick Wright s’en est allé terrassé par un cancer. Il avait 65 ans.
Salut l’artiste !

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