L’Ancienne Belgique résonne au son de Scars On Broadway

0 Participations


Scars On Broadway est une émanation de System Of A Down, un groupe qu’il n’est plus besoin de présenter. Le chanteur Serj Tankian étant parti faire sa tournée solo, le guitariste et le batteur de SOAD ont décidé de lancer un nouveau projet. C’est ainsi que Scars On Broadway est né. Leur premier album est sorti le 25 juillet dernier. Il s’intitule très sobrement
Scars On Broadway
et le moins qu’on puisse en dire est que les quinze titres qui s’y trouvent donnent un bien bel aperçu du potentiel de ce nouveau groupe mené de mains de maître par le guitariste Daron Malakian lequel assure également le chant. John Dolmayan, batteur et membre également de System Of A Down, entraîne le tout sur un rythme d’enfer.

S’ils ne sont que deux pour l’album, sur scène il leur fallait des renforts. Un second guitariste a été appelé, il se nomme Franky Perez et assure aussi des backing vocals. La basse est tenue par Dominic Cifarelli alors que le claviériste et percussionniste se nomme Danny Shamoun. Tout ce beau monde était de passage sur la scène de l’Ancienne Belgique, version ABBox, ce dimanche 14 septembre pour nous présenter leur album.

C’est avec le premier titre de l’album “Serious” que trois barbus, dont deux coiffés d’un chapeau, un crâne rasé et un bouclé montent sur scène, ce titre entre immédiatement dans le vif, et le public se chauffe au quart de tour. Malakian peut s’enorgueillir d’une bien belle voix, captivante à souhaits. Les chansons de Scars On Broadway sont courtes et directes. A peine le temps de s’y plonger, qu’on est déjà au bout. Le chanteur se démène comme un beau diable à la guitare et ajoute à sa voix, la gestuelle et un visage animé ce qui sur scène le rapproche non seulement de ses paroles mais aussi du public.


Sur “Enemy” le chanteur fait appel aux “claps your hands” des fans. Quelques notes de guitare entourées d’une lumière chaude, après la tempête les rues sont désertes… et appartiennent aux derniers survivants ! Immédiatement nous reconnaissons le superbe et lancinant “Whoring Streets”. Malakian fait face à John Dolmayan, pendant quelques secondes ils sont sur une autre planète le public s’accroche à chacune des notes, l’atmosphère est en apesanteur. Tout devrait se passer pour le mieux, quand un spectateur monte sur scène pour faire son petit plongeon sans intérêt… Le batteur accompagné du clavériste, introduisent “Insane” suivit de “Chemicals” aux refrains saccadés.

Le bassiste s’est directement plongé dans l’ambiance s’éclatant tant que faire se peu. Le second guitariste est aussi bien dans le bain. Tous deux occupent la scène autour de Malakian qui se fait surprendre par un fan monté subrepticement sur scène vers la fin de “Universe” agenouillé lui tendant la main. Surpris, Malakian sursaute “Et gars, tu m’as fait peur ! Je ne t’ai pas vu arriver !”, il a cru qu’on voulait l’agresser… et le spectateur d’être renvoyé illico dans la salle. Une main tendue peut être amicale mais peut aussi être utilisée à d’autres fins, nous avons chacun notre histoire…

Au début du concert, les claviers étaient presque inexistants. Le mixage ne les faisait pas ressortir comme sur l’album. Du coup certains passages avaient tendances à disparaître sous les coups de boutoir des guitares et de la section rythmique. Cela s’est amélioré au fil du temps sans pourtant se hisser au niveau du CD. Le concert était donc encore plus rock que l’album, ce qui est souvent le cas. Les titres de leur opus défilent “3005”, “Funny”, … pour terminer par “They Say”. Dans l’ensemble, le public semble avoir moins bien accueilli les morceaux plus pop tel que “Funny”.

A peine 35 minutes de concert et les voilà qui nous quittent déjà. 35 minutes, c’est bien court, plus court que l’album d’ailleurs ! Nous aurions pu nous attendre à au moins un rappel… et bien non, pas de rappel… juste le batteur qui s’attarde à remercier les fans en distribuant baguettes et poignées de mains. Les autres ? Déjà partis ! La salle se replonge dans le noir, faux espoirs car un roadie démonte déjà la batterie. Tout se rallume et il est évident que les spectateurs en sont baba que tout se soit passé si vite.

A vrai dire, nous sommes restés sur notre faim. Certes, un concert de qualité mais Scars On Broadway était vraiment radin ce soir-là. Dommage !

Photo © 2008 Ingrid Ballieu

Laisser un commentaire

Do NOT follow this link or you will be banned from the site!
%d blogueurs aiment cette page :