The Little Ones se présente au Witloof Bar

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Soirée chargée au Botanique ce mercredi 24 septembre puisque pendant que Machiavel se la jouait acoustique à l’Orangerie et que le trio de grâces anversoises Laïs régalaient leurs fans à la Rotonde, les biens moins connus The Little Ones faisaient escale pour la première fois à Bruxelles, au Witloof Bar…

Ce quintette originaire de Los Angeles vient tout juste de sortir son premier véritable album, « Morning Tide », qui succède à un EP très intéressant, « Sing Song », paru l’année dernière, mais qui n’est malheureusement jamais arrivé jusque chez nous.

Ce relatif anonymat explique en partie le fait que peu de monde (tout au plus une cinquantaine de personnes) se soit déplacé pour accueillir le groupe qui monte sur scène sur le coup de 20h20. Ils attrapent d’ailleurs leurs instruments dans une indifférence quasi générale, mais arriveront à capter d’emblée l’attention avec « Cha Cha Cha », un extrait de leur EP, suivi de « Ordinary Song », le premier single de l’album.

Leur pop gentillette inspirée des harmonies vocales des Beach Boys qu’ils interprètent comme si The Thrills, The Magic Numbers et The Shins se retrouvaient dans le même studio, accroche directement à l’oreille et on se régale de la voix haut perchée de Edward Nolan Reyes, bien secondée par celle de son frère Brian William Reyes, qui s’occupe également de la basse.

La configuration du Witloof Bar fait que notre attention se focalise sur eux, car mis à part le batteur David Esau qui se trouve derrière eux, le guitariste Ian Moreno et le claviériste à la longue crinière blonde Lee LaDouceur ont l’air un peu abandonnés à leur triste sort des deux côtés de la scène scindée par des colonnes.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Edward Nolan Reyes vit ses compositions (c’est lui la tête pensante du groupe) et qu’il est agréablement surpris de la réaction du public (il s’est d’ailleurs demandé comment sa musique était arrivée jusque Bruxelles). Cependant, après les excellents « Gregory’s Chant » et « Morning Tide », on se surprend à penser que tout est un peu dans la même lignée et que sa voix peut devenir lassante sur la longueur.

Heureusement arrive bien vite « Rise & Shine », qui va relancer la machine mais c’est surtout lors des trois derniers morceaux que l’on va vraiment vibrer. Et, fait étrange, c’est lorsque le bassiste et le claviériste s’échangent leurs instruments qu’une autre dynamique apparaît. En effet, malgré son nom, Lee LaDouceur n’est pas tendre avec sa basse. Il participera grandement à d’excellentes interprétations de « Face The Facts » et de « Everybody’s Up To Something ».


Pour le dernier titre, le tout aussi bon « Lovers Who Uncover », tout le monde reprend sa position initiale, mais vu que la différence de taille est assez conséquente entre les deux hommes, c’est juste si Brian William Reyes ne doit pas sauter pour assurer ses parties vocales…

On aura droit à un rappel, « Let Them Ring The Bells », qui mettra un terme à 45 minutes d’un concert gentil, qui aura bercé notre début de soirée de mercredi mais qui ne décrochera pas une place dans notre top 10 de l’année. Peut-être une prochaine fois, si toutefois ils ont la bonne idée de faire évoluer leurs compositions.

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The Little Ones

Photos © 2008 Bernard Hulet

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