Jerry Lee Lewis, une légende vivante du rock’n’roll de passage chez nous

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Forest National était en configuration «Club» pour accueillir Jerry Lee Lewis. Il n’y avait donc normalement que des places assises dans la salle bruxelloise bien remplie pour l’occasion. Pourtant, dès l’arrivée de l’Américain surnommé «The Killer», une foule se précipita au pied de la scène pour le voir et le photographier de plus près. Pour ma part, c’est depuis les gradins de côté que j’ai assisté aux concerts.

Avant l’arrivée de celui que l’on appelle aussi le «Bad Boy of Rock’n’Roll», il y eut une première partie, même deux… Boogie Boy et ses Woogies ont été les premiers à chauffer la salle. Il faut bien reconnaître qu’ils ont su y faire pour mettre l’ambiance. J’avais découvert Boogie Boy à la Sound and Music Expo à Bruxelles en 2007, il y présentait son DVD «My Tribute to Ray Charles». Je m’attendais à ce qu’il reste au piano pour chanter, mais au lieu de ça, il a très vite laissé les touches noires et blanches de côté et a beaucoup interagi avec le public, descendant de la scène et faisant parfois dangereusement tournoyer son micro tout près des spectateurs. Un sacré personnage que ce Boogie Boy (Paul Ambach de son vrai nom), un artiste belge aujourd’hui âgé de 60 ans, et qui était accompagné de dix musiciens sur scène!

Après environ trois quarts d’heure de show, la lumière revient et c’est au tour des quatre musiciens de Jerry Lee Lewis de faire leur apparition, il est 21h40. Tous originaires du Tennessee, ils assureront la voix principale d’un morceau chacun à leur tour. C’est un des guitaristes, par ailleurs le seul membre du groupe à venir de Nashville, qui commencera. Il sera suivi par ses trois comparses, de Memphis quant à eux. Le bassiste interprétera le fameux «Wooly Bully» de Sam the Sham and the Pharaohs.

Après ces quatre titres, une clameur s’élève dans la salle: nous assistons à l’entrée en scène de Jerry Lee Lewis. Le «Piano Killer» né en 1935 en Louisiane, s’avance vers l’instrument qui n’attendait plus que lui et s’installe sur le tabouret, une main de chaque côté du pied de micro placé devant le clavier. De là où je me trouve, Jerry Lee m’apparaît de dos. Je vois sa main droite courir sur les touches, j’entends sa voix qui montera encore pour faire le refrain de «Great Balls of Fire». On se sentirait presque tout petit devant cette légende du rock’n’roll qui partit sur les routes américaines dans les années 50 avec Johnny Cash, Roy Orbison, Elvis Presley… Comme on peut le voir dans le film «Walk The Line», consacré à la vie de Johnny Cash.

Alors que «Whole Lotta Shakin’ Goin’ On» s’achève, le voilà qui écarte son pied de micro et qui se lève… Je crois alors qu’il va renverser son tabouret d’un petit coup de talon et jouer debout ne fut-ce que quelques instants. Hélas il n’en sera rien, il n’est que 22h40 et l’artiste quitte déjà la scène… On rallume la salle, il n’y aura pas de rappel… Même si j’ai le sentiment qu’il n’en fallait pas plus, la fin m’a paru un peu brutale pour ce qui était peut-être bien la dernière opportunité de voir Jerry Lee Lewis en live chez nous.

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