A la découverte du monde d’Herman Düne : Fusion de couleurs musicales à l’AB Box

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Au premier abord, nous pourrions classer la musique d’Herman Düne dans un style purement folk, mais il n’en est rien ! Melting pot d’influences diverses, Herman Düne n’est pas seulement un chanteur guitariste, mais toute une troupe de troubadours dont font partie les frères Neman Herman Düne (batterie, percussions) et David-Ivar Herman Düne, alias Ya Ya (chant, guitare). Accompagné de leurs musiciens et de deux choristes à la voix fraîche et pétillante (les Baby Skins qui assureront la première partie), le groupe nous fera découvrir avant tout son dernier album « Next Year In Zion ».


Le public ne se bousculait guère au début de la prestation des Baby Skins. Cela ne les a pas empêchées d’enchaîner quelques titres tout en douceur, seulement accompagnées de leurs guitares sèches avant de se faire rejoindre par les joyeux lurons d’Herman Düne pour leurs deux derniers titres. Pendant ce temps, la salle s’est progressivement remplie, et nous avons eu l’impression d’assister à une session acoustique où seuls les fans étaient conviés. Cette impression, renforcée par la configuration AB Box de la salle, s’est prolongée même après que les frères Düne n’aient pris possession de la scène pour le set principal de la soirée.


David-Ivar Herman Düne, ouvre tout en douceur sur « On A Saturday » en solo à la guitare, avant d’enchaîner, suivi cette fois par tout le groupe par « Try To Think About Me », qu’il devra reprendre dans la bonne tonalité tout en s’excusant auprès de son public. Les morceaux s’enchaînent, la première moitié du concert sera presque exclusivement consacrée au dernier album. Mélange de styles, le folk qu’il dégage me fera penser à du bon vieux Dylan avec des notes aux tonalités de cuivres assez étonnantes.


Composition en fusion, le groupe jouera également des titres de ses anciens albums dont « With A Fistful of Faith » (« Mas Cambios ») en passant par « I Wish That I Could See You Soon » (« Giant »). Cependant, David-Ivar reste un peu distant face à son public, annonçant les titres timidement, en français, puis en anglais. On voudrait avoir un peu plus de retour, de communion avec l’assistance, de lâcher-prise dans les morceaux qu’il joue, car on sent qu’il aime la scène. Les morceaux s’enchaînent trop rapidement, laissant en suspens des solos de guitare qui ne durent pas. L’ambiance soul, jazz, rythmique cubaine et folk qui se dégage de la scène paraît trop répétitive à mon goût, presque tirée en longueur. Il faudra attendre le premier rappel pour que le groupe se relâche un peu et que l’ambiance sur scène s’exprime pleinement.

Cependant, au final, Herman Düne, c’est de la joie de vivre, de la gaieté, de la simplicité et de l’amour, ça se laisse écouter et ça nous transporte dans ces bonnes vieilles années hippies où plus rien n’avait d’importance…

A découvrir.

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Photos © 2008 Bernard Hulet

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