ARNO fête les 60 ans d’Amnesty International

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L’Ancienne Belgique n’était pas sold out pour ce concert d’Arno programmé par Amnesty International pour célébrer les 60 ans de la déclaration des droits de l’homme. Quoi de plus festif pourtant qu’un concert d’Arno pour célébrer cet important anniversaire ? Quasi vide une demi-heure après l’ouverture des portes, la salle se remplit cependant progressivement au point que j’en viens à me demander si la soirée n’affiche pas complet malgré tout. Arrivés un peu à l’avance, nous avons le temps de nous installer confortablement, et de voir le public entrer encore et encore, pendant que sur un écran sont projetés des clips d’Amnesty International, un clip musical très world fusion, et encore quelques messages d’associations proches d’Amnesty.

A 20h40, après une petite présentation de la soirée, Arno monte sur scène et entonne “Vive ma liberté” down tempo, ouverture idéale pour cette soirée engagée dont il faut rappeler que l’artiste belge reverse tous les bénéfices à Amnesty. Le répertoire en anglais d’Arno défile au fil des titres, merveilles de rock mêlant moments lourds et riffs rapides qui permettent au guitariste de remuer tant qu’il le peut sur le côté gauche de la scène, tandis que le bassiste, qui a trouvé une place idéale à proximité de la batterie, ne quittera plus cette dernière jusqu’à la fin de la soirée.


Le rythme effréné des titres tels que “Heroes”, “No Job”, ou encore “See The Line” est coupé net lorsqu’Arno s’assied pour chanter “Lola, etc”, dédiée à sa grand-mère. Première occasion pour le chanteur de s’exprimer face à son public, il en profite, selon son habitude, pour lui adresser la parole en français, néerlandais, espagnol et allemand. Une salve d’applaudissements est réservée à cette interprétation toute en mélancolie de ce joli titre issu de l’album “Charles Ernest”. Annoncée par un “Allez les Belges” retentissant, “L’Union fait la force” et ses accords de Brabançonne scelle le caractère belgicain qu’Arno veut donner à la soirée, se jouant des clivages communautaires. “Meat the Freaks”, également chantée assis est cependant interprétée sur des rythmiques lourdes et électriques à souhait.

Alors que la soirée aurait pu être consacrée à son dernier album
Covers Cocktail
, curieusement, seule la reprise de “Rollin’ and Tumbin'” figurera au programme. N’en déplaise à personne, le concert se poursuit en alternant des moments forts et des tempos lents laissant encore une fois deviner le caractère touchant et envoûtant de l’homme. Par exemple, “Ratata”, et ses rythmes lents, jazzy et électriques à la fois, finit par devenir complètement hypnotique, avant que seul le piano ne reste sur scène pour accompagner “Les yeux de ma mère”, que je considère toujours aujourd’hui comme le plus bel hommage qu’on puisse rendre à celle qui vous a donné la vie. Suit “With You” qui se termine en tourbillon sonore sous la mélopée chamanique du clavier.


Le set devient maintenant plus conventionnel : “Bathroom Singer” est comme à chaque fois l’occasion pour Arno de nous gratifier de son jeu de cymbales, qui lorsqu’il est pété comme un coing, lui frôlent dangereusement le nez (ce n’est heureusement pas le cas ce soir), et fait l’objet d’une nouvelle bordée d’acclamations, “Oh la la la!” particulièrement électrique suit, puis “Putain Putain” qui est interrompue par la présentation des musiciens :
– guitariste : Carla Bruni !
– piano : Carla Bruni !
– batteur/batteuse : Mohamed, David, Ali, Carla Bruni…
– bassiste : Carla Bruni…..

présentation clôturée par les notes de l’Hymne à la joie aux allures de fanfare, et suivie par la fin du titre dont les notes semblent annonciatrices d’apocalypse tant le son est énorme. C’est classiquement sur ce titre que se clôture la première partie du set de ce soir.

Retour sur scène après une brève absence pour interpréter avec plus ou moins de bonheur (un couac au niveau des paroles est expédié par un rapide “Je suis dans la merde”) “Les filles du bord de mer”, dont les couplets sont annoncés par leur numéro et le 3e interprété dans un simili russe dont Arno a le secret. Seul titre de ce trop bref rappel, la légendaire reprise d’Adamo met un terme définitif à cette soirée.

Le public, ravi par les deux heures d’un concert nettement moins conventionnel que ce que le thème de la soirée pouvait laisser présager, ressort de la salle une nouvelle fois conquis par notre Arno national.

Les autres photos de
Arno

Photos © 2008 Bernard Hulet

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