ECLIPSE illumine le Biebob

4 Participations

À notre entrée dans le temple de la musique qu’est le Biebob, je m’inquiète de voir si peu de monde pour venir assister à prestation d’Eclipse. Pour chasser ces pensées sombres très raccord avec un weekend de Toussaint, nous nous concentrons sur la scène où officie le premier groupe: Junkyard Drive. Ce quintet originaire de la petite ville danoise de Roskilde puise son inspiration auprès d’artistes comme Led Zeppelin, Rival Sons, Greta Van Fleet ou encore Guns N Roses pour créer un univers musical hard rock et road rock. Après avoir sorti en 2017 un premier album intitulé “Sin & Tonic“, acclamé par les critiques autant que par le public, les Danois ont battu le fer tant qu’il était encore chaud, sortant “Black Coffee” en septembre 2018.

Sur scène, les cinq membres du groupe assurent le show avec leur musique énergique, qui si elle a peut-être un peu perdu du côté sleaze des débuts, a gagné en efficacité avec un son rock plus percutant. Au programme, une succession de titres à haut potentiel. Pas étonnant qu’Erik Martensson les ait choisi pour assurer la première partie du concert.

Parmi les titres interprétés, citons: “Wasted Nights“, “Pauline“, “Backseat Baby“, “Sweet Little Dreamer“, “Geordie“, “Sucker For Your Love“, “Make Up Your Mind“, “Natural Highet Home“.

Comme vous aurez pu le constater à l’écoute de ces différents titres (accessibles en cliquant sur les hyperliens), on a ici affaire à un bon (hard) rock bien carré aux accents bluesy et de facture plutôt classique. Les ingrédients sont connus, mais le plat reste délicieux à consommer. Alors pourquoi s’en priver…

Quand les héros de la soirée arrivent sur scène, on se rend compte qu’ils ont réservé une surprise au public belge: comme ils n’avaient pas de concert le jour d’Halloween, ils ont décidé de reporter la fête d’un jour en arrivant sur scène avec un maquillage de circonstance.

Bref la soirée commençait sous d’excellents auspices. Sur scène, on retrouve Eclipse avec le très prolifique compositeur Erik Mårtensson au chant et à la guitare, accompagné de ses comparses Magnus Henriksson à la guitare, Philip Crusner aux fûts et Victor “Vicke” Crusner, le nouveau venu à la basse. Les métallurgistes venus du pays d’Ikéa sont en train d’effectuer une longue tournée de 4 semaines dans le cadre de la promotion de leur excellent nouvel album “Paradigm” (chroniqué par notre collègue François Becquart). Son prédécesseur “Momentum” nous avait aussi déjà beaucoup plu et tous les astres semblaient donc alignés pour nous faire vivre une grande soirée.

Comme par enchantement, la salle est presque comble au début du set, les amateurs de rock FM efficace et entraînant ne s’y sont pas trompés et ont préféré la musique à la télévision et ils ont eu mille fois raison!

Erik et sa bande n’ont pas ménagé leurs efforts pour faire vivre au public belge une soirée mémorable, ouvrant le bal avec le premier single flamboyant et festif du dernier album “Viva La Victoria” et le premier extrait audio mis en ligne “Mary Leigh“. Le décor est planté. Le cru 2019 d’Eclipse s’annonce exceptionnel. Après un 3e extrait du nouvel opus, “Blood Wants Blood” dont le refrain n’est pas sans rappeler les grands titres de groupes comme House of Lords, les Suédois font un crochet par l’album “Armageddonize” avec “The Storm” puis l’album “Momentum” avec “Vertigo” et ses beaux riffs de guitare.

Entre les coups, Erik ne manque pas de remercier le public sans lequel toute la scène musicale se retrouverait au chômage. Très sympa, il invite aussi le responsable du merch à monter rejoindre le groupe sur scène pour les accompagner à la guitare…  La fête continue avec “Jaded” (2017). Après la superbe ballade “Shelter Me” (2019), le nouvel opus reste mis à l’honneur avec un autre hit potentiel “United“. Nouveau retour sur l’album “Momentum” avec “The Downfall of Eden“, véritable archétype du savoir-faire musical de la formation scandinave.

Très soucieux d’assurer le service après-vente du nouvel opus, Eclipse nous gratifie d’un autre titre tubesque de son actualité avec “When the Winter Ends“, suiv d’un solo de batterie qui permet au reste de groupe de souffler un peu pendant que Philip fait étalage de son talent derrière les fûts.

Le concert est bien entamé, mais les Scandinaves en ont encore sous la pédale. Après “Take Me Home” (2019), autre grande ballade de l’album, ils interprètent “Battlegrounds” (2012) qui est sans aucun doute le morceau le plus représentatif de leur ADN musical et qu’ils disent ne jamais vouloir supprimer de la setlist. La dernière ligne droite se compose de “Black Rain“, l’hymne éclipsien “Blood Enemies” et, en apogée, “Stand On Your Feet“.

Après s’être éclipsés quelques instants, les Suédois reviennent pour un dernier tour d’honneur avec leurs tubes “I Don’t Wanna Say I’m Sorry” et “Never Look Back“.

En revisitant avec nous une grande partie de leur carrière, Erik et les siens nous ont prouvé que, comme le bon vin, Eclipse mûrit avec le temps et continue de façonner avec talent son univers musical AOR hyper mélodique. Et ils aiment ça en plus, comme en attestaient leur mine sincèrement heureuse à la fin du concert et au stand de merch quelques minutes plus tard. Des grands artistes restés simples et proches de leur public. Nous avons aimé et pas qu’un peu! Il ne nous reste qu’à espérer que la formation scandinave reviendra par chez nous le plus rapidement possible.

Galerie: Junkyard Drive | Eclipse
Article: Anne-Françoise Hustin et Hugues Timmermans
Photos © 2019 Hugues Timmermans

 

 

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