Indie Flash: Ben Howard, Annabel Lee, BRNS, Black Midi et Sorry

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Indie Flash, c’est l’actualité du monde passionnant de la scène indie au sens large du terme, résumée en quelques lignes. Au sommaire de ce deuxième épisode, un voyage en Eurostar entre Bruxelles et Londres…

Ce vendredi sort “Collections From The Whiteout”, le quatrième album de Ben Howard. Le troubadour originaire de Bantham dans le sud-ouest de l’Angleterre nous avait conquis avec son coup d’essai, Every Kingdom, voici déjà dix ans. Sur cette nouvelle plaque, il a convoqué du beau monde. Outre Aaron Dessner, le génial et prolifique guitariste de The National à la production, on retrouve notamment la voix de Kate Stables (This Is The Kit), les percussions de James Krivchenia (Big Thief) mais aussi la rythmique de Yussef Dayes, considéré par beaucoup comme un des plus talentueux batteurs de la nouvelle scène jazz britannique. Si la sombre mélancolie du gaillard reste bien présente au travers de ses textes inspirés de faits divers parfois lugubres, elle se retrouve diluée dans des arrangements que l’on oserait presque qualifier d’euphoriques.

Sorti au tout début du confinement initial l’an dernier, l’excellent premier album d’Annabel Lee, Let The Kid Go, s’est retrouvé en tête de notre liste belge établie fin décembre. Visiblement, nous ne sommes pas les seuls à lui vouer un certain culte puisqu’il vient d’être nominé pour les Octaves de la Musique catégorie Pop/Rock dont la cérémonie aura lieu le 7 juin. Une quinzaine de jours plus tard, le trio sera à l’affiche du Printemps de Bourges pour représenter la Belgique dans la cadre des iNOUïS du célèbre festival français. Une étape souvent décisive dans le développement international du projet. Pour preuve, parmi les groupes précédemment sélectionnés figurent notamment Venus, Sharko, Soldout et Puggy. Une reconnaissance méritée pour Audrey Marot et ses boys qui devraient présenter le fruit de leur récent travail au Botanique le 3 juin prochain en support de ENDZ. Croisons les doigts…

D’autres Bruxellois que l’on suit depuis leurs débuts viennent d’annoncer la suite de leurs aventures discographiques. Si le dernier album de BRNS (“Sugar High”) date de 2017, ils ne sont pas restés les bras croisés pour autant. Ils ont ainsi enregistré et tourné sous le nom de Namdose avec Ropoporose alors que Paradoxant, le projet parallèle du bassiste Antoine Meersseman, vient de publier “Earworm”, un première salve de compositions particulièrement bien accueillie. Le groupe a entre-temps bouclé son nouvel album qui devrait voir le jour plus tard dans l’année. Aujourd’hui, Timothée Philippe et sa bande en dévoilent le premier single, “Familiar”, collaboration avec Carl Roosens, le leader de Les Hommes-Boites. Fidèle parmi les fidèles, on lui doit une bonne partie du visuel de BRNS depuis des lustres. C’est toutefois Marco Zagaglia qui signe le clip coloré et déjanté de ce nouveau titre uptempo.

Retour à Londres avec Black Midi qui a littéralement soufflé tout sur son passage en 2019 avec la sortie de son premier album, le pourtant complexe “Schlagenheim” et de la tournée qui a suivi. On se souvient notamment d’une prestation chaude comme la braise dans un Beursschouwburg plein à craquer en octobre de cette année-là et particulièrement de l’impressionnant batteur Morgan Simpson. Depuis, le guitariste Matt Kwasniewski-Kelvin a fait un pas de côté pour des raisons de santé mentale et n’a donc pas participé à l’enregistrement de “Cavalcade”, la deuxième plaque du groupe prévue chez Rough Trade le 28 mai. Au contraire du saxophoniste et du claviériste de tournée engagés l’an dernier. Note pour les collectionneurs, un flexi-disc comprenant une cover surprise et différente d’un magasin à l’autre accompagnera chaque pré-commande de la version vinyle. “John L”, le single avant-coureur, amplifie encore davantage un math rock aussi futuriste qu’expérimental.

On termine avec Sorry, un groupe tellement frustré par la pandémie qu’il a décidé voici déjà un petit temps de purement et simplement annuler sa tournée qui devait notamment passer par l’AB Club en juin. Asha Lorenz et Louis O’Bryen, ses têtes pensantes, ont en effet préféré consacrer leur énergie à composer de nouveaux titres plutôt que de se casser la tête à réorganiser des dates vouées à peut-être encore être déplacées. Résultat, ils ont enregistré non pas un mais deux singles, “Cigarette Packet” et “Separate”, publiés simultanément le 16 mars chez Domino. Produits par James Dring (Gorillaz, Lana Del Rey), il marque une évolution de style notoire, plus électro-expérimentale et oppressante que sur leur premier album (“925”) sorti voici un an quasi jour pour jour.

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