ARTNAT – The mirror effect

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Avec ce nom difficilement prononçable et le titre de l’album ʺThe mirror effectʺ, on est tout de suite tenté de placer la pochette de ce premier album d’Artnat devant un miroir et on découvre que le nom à l’envers donne Tantra. Et quand on sait que ce groupe Artnat vient du Portugal, une rapide recherche associant les noms Tantra et Portugal débouchent rapidement sur un des plus anciens groupes progressifs portugais. Car Artnat est en fait un nouveau projet mis en place par le vénérable Manuel Cardoso, leader du groupe Tantra qui fit ses débuts en 1975.

Ce groupe est un des piliers de la scène progressive portugaise des années 70, avec Arte & Oficio (actif entre 1976 et 1981). Tantra est monté par Manuel Cardoso (guitare), Armando Gama (claviers), Américo Luis (basse), Pedro Luis (claviers) et TóZé Almeida (batterie). Le groupe se sépare une première fois en 1981 après les albums ʺMistérios e maravilhasʺ (1977), ʺHolocaustoʺ (1978) et ʺHumanoid fleshʺ (1981), des œuvres qui doivent beaucoup à Genesis et Yes. Cardoso remonte Tantra à la fin des années 1990 avec une équipe renouvelée pour sortir les albums ʺTerraʺ (2002) et ʺDeliriumʺ (2005).

C’est avec le claviériste Guilherme da Luz, venant de Tantra, que Manuel Cardoso forme Artnat, comme une version modernisée de son groupe classique. Il engage pour cela une nouvelle génération de musiciens, Sara Freitas (chant), Paulo Bretão (basse), João Samora (batterie) et André Hencleeday (claviers). ʺThe mirror effectʺ, premier album du groupe, a beau être annoncé comme beau, expérimental et original dans la catégorie de l’art rock progressif, il est certes beau, un peu expérimental mais certainement pas original puisqu’on y ressent toutes les sonorités héritées de classiques prog comme Yes, Genesis, des choses plus rares comme Spring ou Still Life et des combos plus récents comme Anekdoten.

Il n’y a donc pas vraiment d’effet de surprise ici mais on peut néanmoins apprécier avec un grand plaisir des compositions finement ficelées (ʺRiding the edge of darnessʺ), enluminées de solos de guitare savamment élaborés (ʺEternal dance of loveʺ, ʺA view from aboveʺ), un chant féminin gracieux et des parties de synthétiseurs athlétiques (ʺCosmic machineryʺ, ʺThe dramatic beauty of lifeʺ). On sent l’expérience derrière cet ensemble qui pose avec aisance une pierre colorée à l’édifice du rock progressif classique.

Si vous cherchez à découvrir des musiques progressives qui dépassent le cadre anglais (quand même les patrons de l’affaire dans le domaine du prog), le Portugal est une destination intéressante, notamment avec cet Artnat chatoyant et attachant.

Le groupe :

Manuel Cardoso (guitare)
Guilherme da Luz (synthétiseurs)
Sara Freitas (chant)
Paulo Bretão (basse)
João Samora (batterie)
André Hencleeday (claviers)

L’album :

ʺRiding the edge of Darknessʺ (05:15)
ʺEternal dance of loveʺ (05:54)
ʺReturn to OMʺ (14:01)
ʺFrom Chaos to Beautyʺ (03:50)
ʺA view from aboveʺ (04:53)
ʺCosmic Machineryʺ (04:01)
ʺThe Mirror Effectʺ (04:56)
ʺCelebrationʺ (03:16)
ʺThe dramatic beauty of Lifeʺ (06:22)
ʺThe complex Art of Creationʺ (06:42)
ʺFinaleʺ (01:24)

https://artnat.bandcamp.com/album/the-mirror-effect
https://www.facebook.com/ARTNAT.Art.Prog.Rock/

Pays: PO
Autoproduction
Sortie: 2021/03/01

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