BUCKCHERRY – Warpaint

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Buckcherry fait partie de ces groupes glam metal américains qu’on pourrait ranger dans la deuxième division, celle des fabricants réguliers d’albums qui ont leur public attitré, ont effectué une petite percée commerciale à leurs débuts pour se dégotter un petit coin de soleil et ont depuis vécu le reste de leur âge dans une relative normalité. Le groupe formé par le chanteur Josh Todd et le guitariste Keith Nelson en 1995 a suivi toutes les étapes de ce parcours. Après avoir engrangé quelques succès avec ses deux premiers albums ʺBuckcherryʺ (1999) et ʺTime bombʺ (2001), Buckcherry connaît un petit hiatus de trois années où Todd et Nelson sont à deux doigts d’être recrutés dans le projet Velvet Revolver de leurs modèles Slash et Duff McKagan (ex-Guns ‘n Roses) mais sont finalement mis de côté. Les activités de Buckcherry reprennent en 2005 avec l’album ʺ15ʺ qui relance le groupe avec le single ʺCrazy bitchʺ, très populaire aux Etats-Unis.

Depuis cette époque, Buckcherry pourvoit le monde du rock avec des albums sympathiques mais pas forcément révolutionnaires. Après ʺBlack butterflyʺ (2008), ʺAll night longʺ (2010), ʺConfessionsʺ (2013) et ʺRock ‘n’ rollʺ (2015), voici ʺWarpaintʺ, nouvel album de Buckcherry à sortir sur le label Century Media (qui avait déjà distribué ʺConfessionsʺ). Josh Todd reste ici le dernier membre fondateur du groupe, après le départ de Keith Nelson en 2017. Il est accompagné de son remplaçant Kevin Roentgen (guitare), Stevie D. (guitare, présent depuis la reformation de 2005), Kelly LeMieux (basse, arrivé en 2014) et du batteur Francis Ruiz, qui vient de reprendre les baguettes à la suite de Xavier Muriel et Sean Winchester.

Ceux qui connaissent Buckcherry retrouveront ici les éléments habituels des disques précédents, à savoir un hard rock aux confins de Guns ‘n’ Roses, Enuff Z’Nuff, Alter Bridge, Poison, Skid Row et autres petits faiseurs du glam metal des années 80 et 90. On ne doit donc pas s’attendre à de la nouveauté bouleversante mais on se contentera avec un grand plaisir d’un album énergique, garni de bons petits morceaux qui tapent bien, sans prétention mais bénéficiant d’une certaine inspiration électrique. ʺWarpaintʺ, ʺRight nowʺ, ʺBentʺ, ʺBack downʺ, ʺNo regretsʺ, ʺCloserʺ ou ʺThe devil’s in the detailsʺ sont ainsi fort plaisants et mettent en avant un Josh Todd aujourd’hui âgé de 48 ans mais toujours volontaire pour exprimer ce qu’il pense et pour renouveler sa colère rock ‘n’ roll.

En vieux briscard du glam metal, le bon Josh ne résiste pas à l’envie de nous coller une ou deux bonnes vieilles ballades introspectives chères au romantisme racoleur des rockers qui n’oublient jamais de s’épancher entre deux excès de bruit ou de fureur (ʺRadio songʺ, ʺThe hungerʺ). Il taquine aussi la reprise mais il faut admettre ici que sa version de l’immense ʺHead like a holeʺ de Nine Inch Nails tombe un peu à plat. Quand on est petit, il ne faut pas s’attaquer aux gros. Tous les morceaux bénéficient aussi de solos de guitares bien enlevés, ayant parfois du mal à camoufler de petites influences AC/DC.

Voilà, dans l’ensemble, cet album ʺWarpaintʺ tient bien son rang et doit être un peu défendu face aux critiques parfois acerbes qui ont pu germer sur le Net à son sujet. Il n’est pas sûr que je l’écouterai en boucle jusqu’à Noël prochain mais pour se remettre en condition après l’hiver, c’est un disque bien approprié.

Pays: US
Century Media
Sortie: 2019/03/08

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