DEAD LORD – Surrender

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Il va falloir se rendre à l’évidence : avec ce nouvel album faisant suite à ʺGoodbye repentanceʺ (2013), ʺHeads held highʺ (2015) et ʺIn ignorance we trustʺ (2017), les Suédois de Dead Lord sont à Thin Lizzy ce qu’Airbourne est à AC/DC. A un tel degré de mimétisme avec le légendaire groupe irlandais, on ne peut plus dire que Dead lord est un groupe copieur, c’est plutôt un continuateur de la parole de Phil Lynott, capable de réaliser les albums que Thin Lizzy n’a pas eu l’occasion de faire en raison de la mort prématurée de son leader.

Mes camarades Philippe et Michel ont déjà évoqué les deux précédents albums de Dead Lord, ne ratant pas l’occasion de souligner que ce combo formé en 2012 par Hakim Krim (guitare et chant), Olle Hedenstrom (guitare), Martin Nordin (basse) et Adam Lindmark (batterie) était entièrement sous la coupe de Thin Lizzy. Ma tâche sera donc rendue complexe en raison du fait qu’après avoir démontré que Dead Lord = Thin Lizzy² x (Thin Lizzy + Thin lizzy)², mes amis chroniqueurs ont complètement ratissé le terrain et il n’y a plus grand-chose à ajouter.

Tout au plus, on pourrait jouer au petit jeu ʺquelle chanson de Dead Lord rappelle une chanson de Thin Lizzyʺ avec cette nouvelle livraison qui remet sur la table tous les gimmicks musicaux du groupe irlandais en les mélangeant. Car les gens de Dead Lord sont quand même malins, ils ne vont pas céder à la facilité de reproduire à l’identique telle ou telle chanson de Thin Lizzy. Ils vont piquer un truc par-ci, un refrain par-là et mixer le tout dans une chanson apparaissant comme une composition possible de Thin Lizzy alors qu’elle ne l’est pas. On retrouve bien sûr des constantes, avec le chant de Hakim Krim désormais totalement possédé par les intonations de Phil Lynott, les guitares agissant de concert comme la parfaite adéquation entre Scott Gorham et Gary Moore ou Brian Robertson, ainsi que le jeu de basse velouté qui faisait la marque de fabrique du groupe irlandais. Il ne manque en fait que le style de batterie de Brian Downey, immense batteur que l’on ne reconnaît pas toujours à sa juste valeur.

Et donc, avec tout cela en tête, on ne peut qu’apprécier ce nouvel album de Dead Lord, qui va nous jouer ici de très bons morceaux (ʺDistance over timeʺ, ʺLetter from Allen St.ʺ, ʺEvil always winʺ, ʺBridgesʺ, ʺDystopiaʺ) tout en ayant tendance cependant à goûter encore et encore aux vieilles recettes qui ont bâti le succès de Thin Lizzy. Mais bon, quand on aime Thin Lizzy, on ne peut pas vraiment faire la fine bouche, c’est quand même toujours mieux qu’un groupe inspiré par Cradle Of Filth ou The Devil Wears Prada. Ici, on sent bien que Dead Lord creuse en profondeur le sillon des albums du Lizzy de la fin des années 70 (de ʺJailbreakʺ à ʺChinatownʺ, pour résumer), avec tous ces titres inspirés de morceaux comme ʺOpium trailʺ, ʺWaiting for an alibiʺ, ʺJailbreakʺ, ʺBad reputationʺ, ʺWe will be strongʺ ou bien sûr ʺThe boys are back in townʺ. Pourtant, il y a toujours une certaine plus-value quand on écoute bien les chansons de Dead Lord car les types possèdent une telle maîtrise de la question qu’ils sont capables de composer des chansons de Thin Lizzy que Thin Lizzy aurait pu faire s’il avait vécu.

Alors, à l’heure où le vrai Thin Lizzy existe toujours avec cette succession ridicule de toutes les grosses têtes du classic rock dans un groupe tenu à bout de bras par un Scott Gorham qui n’était même pas un membre original du groupe, et tout cela sans le moindre nouvel album depuis la mort de Phil Lynott, pourquoi ne pas entretenir le devoir de mémoire envers cet immense groupe en se tournant vers cette nouvelle génération de fans qui osent faire des chansons à la manière de Thin Lizzy sans avoir jamais vécu l’époque de ses hauts faits ? Devant cette question, Dead Lord apporte une réponse plus que cohérente.

Le groupe :

Hakim Krim (guitare et chant)
Martin Nordin (guitare)
Ryan Kemp (basse)
Adam Lindmark (batterie)

L’album :

ʺDistance Over Timeʺ (03:32)
ʺLetter From Allen St.ʺ (05:02)
ʺAuthorityʺ (04:46)
ʺEvil Always Winsʺ (03:45)
ʺMessin’ Upʺ (04:04)
ʺDark End of The Rainbowʺ (04:40)
ʺBridgesʺ (04:03)
ʺThe Loner’s Waysʺ (03:54)
ʺGonna Get Meʺ (03:30)
ʺDystopiaʺ (03:58)

https://www.facebook.com/deadlordswe/

Pays: SE
Century Media
Sortie: 2020/09/04

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