DREAM THEATER – Distance Over Time

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Il est plutôt difficile de faire une analyse objective de cette formation américaine car d’une part celle-ci est considérée depuis bien longtemps comme la référence en matière de métal-progressif et d’autre part, car le précédent opus sorti en 2016 a aussi bien divisé les fans que les critiques. Ajoutons à cela que cela fait bien longtemps que votre serviteur n’a plus eu en mains une galette du grand Dream Theater, ce qui me met personnellement dans une position difficile d’autant plus qu’après avoir lu quelques chroniques de collègues français, je me rends compte que ce nouvel album (le N°14) divise aussi les journalistes musicaux, nous parlant d’une démarche plus mélodique et plus accrocheuse voir racoleuse ! Alors que pensez de tout cela sinon de prendre son courage à deux mains et d’analyser avec pragmatisme les 10 compositions de la version reçue via Inside Out (“Special Edition Digipack” incluant 1 bonus track) avec pour démarrer les hostilités ”Untethered Angel” qui constitue d’ailleurs le premier extrait disponible sur cette chronique, un morceau qui part doucement sur quelques accords posés de John Petrucci puis, la machine de Mike Mangini se met en route accompagnant alors des riffs beaucoup plus rageurs le tout s’estompant rapidement vers un tempo plus posé où, le chant et les claviers apparaissent. Le tout offrant une composition accessible et effectivement plutôt mélodique, le côté métallique étant maîtrisé à travers une construction sur deux rythmes distincts, comme le chant qui prend une coloration électroniquement remodelée qui pourrait surprendre…avec je rassure tout de suite quelques beaux passages techniques au niveau de la batterie et de la guitare. A vous d’en juger :

Sinon parlons un peu du line-up actuel où l’on retrouve bien sûr les hommes des premières heures comme John Petrucci (guitares) et John Myung (basses), James LaBrie (chant depuis 1991), Jordan Rudess (claviers depuis 1999) et enfin le petit nouveau si on peut dire en la personne de Mike Mangini (batteries depuis 2011, en remplacement du grand Mike Portnoy). Sur ce continuons notre voyage à travers cet album avec pour suivre ”Paralysed” lui-aussi disponible sur “Youtube”, qui montrait des images futuristes (le clip ayant disparu, je vous propose donc une autre version) sur fond de métal-progressif où le groupe joue à nouveau sur une alternance de deux tempos spécifiques, qui rappelle certains albums plus anciens de la fin des années 90 et du début des années 2000 avec au final, un morceau une fois de plus accessible et donc mélodique et ce, tout en gardant des riffs tranchants et une batterie percutante.

Dernier extrait à vous proposer ici avec ”Fall Into The Light” qui conserve finalement le style du début avec d’un côté des passages poussifs à travers un travail pointu de Petrucci et de Mangini et d’autre part, des moments plus temporisés qui introduisent encore une fois le chant de James alors accompagné d’une orchestration plus soft avec même un milieu acoustique et “déposé” qui peut-être, nous fait oublier des passages plus pêchus et plus techniques que l’on trouvait sur d’autres albums à d’autres époques de la discographie du groupe. On reste encore une fois dans le mélodique et l’accrocheur…opération “séduction” réussie vu le nombre de lectures déjà atteint respectivement pour chacun des trois extraits !

Pour le reste de l’album je vous propose alors un condensé de mon ressenti personnel avec toujours une musique bien entendu élaborée, qui montre bien évidemment moult démonstrations techniques à travers l’imposant matériel du batteur Mike Mangini et surtout la guitare de John Petrucci, sans oublier les multiples pistes de claviers (synthés, orgue et piano) de Jordan Rudess avec peut-être une production trop axée sur la guitare, ce qui semble laisser en arrière-plan le son de la basse et des claviers (opinion personnelle bien sûr en tenant compte que c’est John Petrucci qui produit et qui a écrit la majorité des compositions) et proposer un chant souvent “retravaillé” il me semble qui fait même parfois penser à certains passages narratifs d’un certain Iron Maiden. En fait les morceaux démarrent souvent sur de l’agressif comme sur ”Room 137” puis, on revient rapidement vers un tempo plus posé qui laisse malgré tout les instruments s’exprimer, laissant certains fans sur leur faim puisqu’ils s’attendaient peut-être à du rentre-dedans du début à la fin !

Enfin sur ”S2N” on entend distinctement la basse de John Myung et c’est tant mieux puis, les claviers (synthés, piano ou orgue) se font également plus présents sur les dernières compositions avec souvent au final, un métal-progressif sentant la retenue côté puissance où, l’on ne lâche pas la bride vers quelque chose de plus percutant. On a bien sûr droit à une ballade avec ”Out Of Roach” et pour ce qui est de ”Pale Blue Dot”, le morceau peine à démarrer vu une intro il me semble fort longue mais, la suite du morceau s’illumine à nouveau sur de très beaux passages techniques surtout au niveau de la guitare. Il me reste à vous parler du bonus-track qui introduit de beaux sons d’orgue, un chant moyen et une mélodie quasi racoleuse qui m’a laissé un peu pantois mais, cela n’est que mon opinion personnelle…à débattre!

Bon au final et si cela reste une équipe faite de grands techniciens et grands musiciens, la Dream Team Theater offre ici un album qui va peut-être encore diviser ! Ce qui est sûr c’est que c’est plutôt agréable à écouter avec pour moi, une prédominance de la guitare sur l’ensemble de l’opus. Maintenant c’est à vous de choisir votre camp…la sortie d’un album de ce groupe étant toujours un véritable événement !

Pays: US
Inside Out/Sony Music
Sortie: 2019/02/22

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