FIRESPAWN – Abominate

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On prend les mêmes et on recommence. Pour son troisième album, le groupe death suédois Firespawn a opté pour la continuité. Son premier album ʺShadows realmsʺ (2015) était death metal, son deuxième album ʺThe reprobateʺ (2017) était death metal, il n’y a donc aucune raison pour que son troisième album ʺAbominateʺ ne soit pas death metal. Et effectivement, je vous le donne en mille, que trouve-t-on sur cette troisième galette? Du death metal, bien sûr.

C’est vrai que l’apprend pas à un vieux singe à faire de nouvelles grimaces. L-G Petrov (Entombed A.D., ex-Entombed, ex-Morbid, ex-Nihilist), Viktor Brandt (Entombed A.D., ex-Entombed), Alex Impaler (Necrophobic, Naglfar), Fredrik Folkare (Unleashed, Necrophobic) et Matte Modin (Usurpress, ex-Defleshed, ex-Dark Funeral) ont suffisamment d’expérience glanée sur une trentaine d’années pour nous sortir un produit maison qui ne va pas vraiment changer par rapport aux disques antérieurs mais qui va conserver le même niveau de qualité et le même potentiel de destruction massive.

On prend donc les même et on recommence. On reprend L-G Petrov et ses borborygmes d’ursidé sous cocaïne, les guitaristes Fredrik Folkare et Viktor Brandt qui ne ratent jamais une occasion de se lancer dans des solos à faire fumer les manches de gratte, Matte Modin qui dézingue ses fûts à Mach 3 et le bassiste Alex Friberg qui fait tout trembler avec ses lignes instrumentales rappelant une charge de brontosaures en octobre moins 80 millions avant Jésus-Christ.

Cette nouvelle livraison est composée d’une escadrille de onze chansons titrant un peu moins de quatre minutes de durée moyenne et qui sont toutes promptes à nous tomber sur les tympans pour en faire du carpaccio finement haché. En signe de délicatesse, Firespawn fait démarrer son premier morceau ʺThe gallows endʺ par des bruits de pendaison, gallows, je le rappelle, signifiant potence en anglais. On est tout de suite rassuré car on sait que les infirmières de Firespawn vont bien prendre soin de nous durant tout le périple d’ʺAbominateʺ, avec seringues en plomb (ʺDeath and damnationʺ, ʺHeathen bloodʺ) et électrocardiogrammes en folie (ʺThe great oneʺ).

Le petit intermède acoustique ʺCold voidʺ permet de souffler un peu, de faire une pause, le bilan de la casse et de rafistoler un peu la chaîne hi-fi qui vient de perdre quelques boutons de plus. Et puis ʺThe hunterʺ vient nous coller subrepticement quelques balles de 9 mm parabellum dans le buffet tandis que ʺGodlessnessʺ nous piétine la face avec un rythme de marche militaire exécutée par un régiment de trolls élevés à la viande rouge. La thérapie continue avec un ʺBlind kingdomʺ chenillé que rien ne peut arrêter et le bien nommé ʺThe undertakerʺ (le croque-mort) qui nous tient par les pieds et nous entraîne dans les profondeurs de la terre où se tient un championnat de formule 1 entre démons amateurs de vitesse. C’est à ʺBlack wings of the apocalypseʺ que revient l’honneur de terminer cette course macabre avec à nouveau des riffs de guitare facturés à la tonne et un pilonnage rythmique à la violence impressionnante.

On a donc pris les même et on a recommencé. Et on a encore pris notre pied à l’écoute de ce bon vieux death infusé par de vieux maîtres du genre. Non, ce n’est pas la boucherie Sanzot mais ça charcute quand même.

Le groupe :

L-G Petrov (chant)
Viktor Brandt (guitare)
Alex Friberg (basse)
Fredrik Folkare (guitare)
Matte Modin (batterie)

L’album :

The Gallows End (04:34)
Death and Damnation (04:28)
Abominate (03:42)
Heathen Blood (02:53)
The Great One (05:04)
Cold Void (01:11)
The Hunter (04:01)
Godlessness (04:33)
Blind Kingdom (03:48)
The Undertaker (04:45)
Black Wings of the Apocalypse (02:39)

https://www.facebook.com/firespawnofficial/

Pays: SE
Century Media
Sortie: 2019/06/07

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