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GLOAMING, The – 3

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The Gloaming est un groupe irlandais qui commence à se faire un nom chez certains critiques et chez un public amateur de raffinements celtiques. Son troisième album arrive après ʺThe Gloamingʺ (2014) et ʺThe Gloaming (2)ʺ (2016). Ces deux premiers albums ont défrayé la chronique en Irlande (4e place des charts pour le premier, première place pour le deuxième) et ont remporté une poignée de prix. ʺThe Gloamingʺ, s’est ainsi retrouvé premier des 50 meilleurs albums de 2014 pour The Irish Times et classé également dans les meilleurs albums de l’année par Deezer, Irish Independent, Songlines… Le deuxième album a été élu meilleur album traditionnel en 2016 par The Irish Times, qui l’a également classé 12e parmi les vingt meilleurs albums de l’année 2016.

Dans toutes les rédactions des journaux bien-pensants, chez tous les foyers de la verte Irlande, on s’extasie sur la musique celtique magnifique que jouent Martin Hayes (violon), Iarla Ó Lionáird (chant et claviers), Caoimhin Ó Raghallaigh (violon), Dennis Cahill (guitare) et Thomas Bartlett (piano), sous la direction musicale de Matt Purcell. Ces lascars ont tous une solide expérience musicale dans des groupes celtiques et certains, comme Dennis Cahill et Tomas Bartlett, viennent de la minorité irlandaise des Etats-Unis.

Nous avons ici l’occasion de jeter un coup d’oreille sur le troisième album de The Gloaming mais je dois vous le révéler tout de suite : je n’ai jamais eu d’appétence particulière pour la musique celtique. Le seul truc que je supporte dans la musique irlandaise, c’est Thin Lizzy et Rory Gallagher. U2, c’est déjà au-delà de mes forces, alors, vous imaginez l’effet que peuvent faire sur moi 70 minutes de violonnades le plus souvent molles et mélancoliques, comme les ambiances qu’on trouve dans ce troisième album. Lorsque les hommes de The Gloaming ne chantent pas dans un sabir gaélique incompréhensible et guttural comme le raclement d’un soc de charrue sur une terre trop caillouteuse, il se livrent à des instrumentaux au violon qui prennent des allures de gigues à quelques rares occasions (ʺThe lobsterʺ, ʺDoctor O’Neillʺ) mais qui passent surtout leur temps à enterrer l’auditeur sous des couches de mélodies mollassonnes et dépressives.

Quand on en arrive au dernier morceau ʺAmhrán na nGleannʺ (la chanson des Glens), on en est au dernier point d’achèvement d’une entreprise de lassitude de l’auditeur, avec un hymne lancinant et pâlot propre à réveiller les sentiments patriotiques de n’importe quel Irlandais, prêt à sauter sur la première cornemuse venue et à foncer vers le bureau de recrutement de l’IRA le plus proche. Donc, si cet album a encore gagné le prix de l’album de la semaine, attribué par le journal Irish Independent au moment de sa sortie, je lui attribue de mon côté le prix du disque le plus chiant de l’année. Je sais, ce n’est que mon avis mais je le partage, en espérant que ceux qui aiment ce genre de musique ne m’en voudront pas. Je sais qu’ils ont l’esprit plus ouvert que le mien en la matière. Et que les Irlandais se rassurent, j’en ai autant dans ma cartouchière pour la musique bretonne ou la musique écossaise.

Pays: IE
Real World Records
Sortie: 2019/02/22

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